sábado, 7 de mayo de 2011

Notes sur L'Ordre du Discours


Notes sur Michel Foucault, L'Ordre du Discours. Leçon inaugurale au Collège de France, prononcée le 2 décembre de 1970. Paris: Gallimard, 1981. (Voir ici une outline in English).


7-8- Foucault commence par commenter sur le contexte de son propre discours, la peur de parler, le contexte institutionnel. Il s'oppose aux automatismes qui nous mènent à laisser le discours parler à travers nous (comme dans L'Innommable de Beckett).
9- Le désir voudrait un discours transparent, qui nous porte, pas un ordre hasardeux.
D'autre part il y a les institutions, qui dominent le discours par l'acte même de lui faire une place.
10- Mais le discours a un pouvoir a un pouvoir subversif, malgré le désir et les institutions. Donc,
10-11- "Je suppose que dans toute société la production du discours est à la fois contrôlée, sélectionnée, organisée et redistribuée par un certain nombre de procédures, qui ont pour rôle d'en conjurer les pouvoirs et les dangers, d'en maîtriser l'événement aléatoire, d'en esquiver la lourde, la rédoutable, matérialité".




A) Procédures d'exclusion:

1) L'interdit. 
On peut interdire l'objet du discours, le sujet, ou la circonstance. La sexualité et la politique sont exclues,
12- mais elles prolifèrent dans le discours au lieu de s'y éteindre. Le discours est aussi un objet de désir, un pouvoir duquel s'emparer, pas un simple moyen.

2) Le partage / rejet (une opposition "à terme exclu").
13- Le cas du fou-sage à discours d'une circulation étrange:
14- on ne lui prête la parole qu'au théâtre.
14-15- Aujourd'hui le même partage joue autrement.

3) L'opposition vrai / faux
16- La volonté de savoir est régie par un système d'exclusion. L'ancient discours de la vérité chez les Grecs ancients avait un caractère [performatif];
17- mais au Vème siècle a.C., le discours de la vérité devient sémantique: la vérité se déplace de l'acte vers l'énoncé. C'est l'origine de la volonté de savoir, en opposition aux sophistes.
18- Il y a des changements dans la volonté de vérité, qui ne sont pas troujours dûs à une découverte. Vers 1600, c'est la naissance de la mensuration (les classifications en Angleterre, etc.
19- —c'est le technicisme-positivisme). La volonté de savoir a sa propre histoire qui n'est pas celle des vérités contraignantes. Délimitation de méthodes, d'objets de savoir... Il y a des pratiques institutionnelles qui la soutiennent, parmi elles l'usage du savoir.
20- Il y a une pression de cette "vérité" sur les autres discours (la littérature réaliste, sincère, etc.).
21- et le code penal se fondemente sur la psychologie, la psychiatrie, etc.
Les procédés d'exclusion (1) et (2) dérivent vers (3): ils deviennent plus fragiles tandis que (3) croît.
22- Mais (3) est masqué: il ignore nécessairement ses liens avec le désir et le pouvoir.
23- Chez Nietzsche, Artaud, Bataille, on voit une volonté de vérité en opposition à la vérité.

B) Procédures internes

Autres procédés du contrôle du discours sont internes: des principes d'ordre des discours mêmes:

4) Le commentaire.-
24- c'est à dire le commentaire des textes privilégiés qui se conservent (religieux, juridiques, littéraires ou scientifiques).
25- Cette hiérarchie se soutient toujours, celle qui oppose le texte vraiment originel et les commentaires de l'autre—malgré les brouillements. Borges et d'autres suppriment un des termes, mais pas le rapport lui-même.
27- "Le commentaire n'a pour rôle, quelles que soient les techniques mises en œuvre, que de dire  enfin ce qui était articulé silencieusement là-bas"
27-28- "Le commentaire conjure le hasard du discours en lui faisant la part: il permet bien de dire autre chose que le texte même, mais à condition que ce soit ce texte même qui soit dit en en quelque sorte accompli"

5) L'"Auteur" (comme principe de groupement du discours, comme unité et origine de leur signification, comme foyer de la cohérence) est un autre "principe de raréfaction" d'un discours.
29- Le nom de l'auteur a une valeur différente dans le discours scientifique et dans le discours littéraire: ces deux types de discours ont échangé leur foi en l'auteur depuis le Moyen Âge.
30- "L'auteur est ce qui donne à l'inquiétant langage de la fiction, ses unités, ses nœuds de cohérence, son insertion dans le réel".
31- L'individu réel reçoit son comportement de la fonction-auteur telle qu'elle est définie par son époque, "ou telle qu'à son tour il la modifie". "Le commentaire limitait le hasard du discours par le jeu d'une identité qui aurait la forme de la répétition et du même. Le principe de l'auteur limite ce même hasard par le jeu d'une identité qui a la forme de l'individualité et du moi". (Sur la "fonction-auteur" et ce principe de contrainte et production, il faut bien sûr complémenter ce que Foucault dit ici avec son article "Qu'est-ce qu'un auteur?").

32- 6) Principe des disciplines.
Il s'agit d'un système anonyme, en opposition à (4) et (5). Il y a une nécessité de formules indéfiniment, de propositions nouvelles.
33- La discipline définit le type de discours sur son objet qui deviendra partie de la discipine (pas n'importe lequel).
34- P. ex. la botanique au XVIIIe siècle n'inclut plus les valeurs symboliques del plantes dont elle s'occupait également avant, par ex. au XVIe siècle. Les disciplines ont des horizons théoriques. (Voir sur ce point les analyses de Foucault dans L'Archéologie du savoir, ou Les mots et les choses).
36- Pour être reconnu comme tel par une discipline, pour être vrai ou faux, un discours doit être "dans le vrai". La discipline est aussi un principe de contrôle de la production de discours; elle fixe des limites.
38- La discipline est un élement de contrainte pour le discours, et à la fois un élement de fécondité. Mais voyons un autre type de principes liés à ces contraintes:

39- C) L'accés au discours, p.ex.

7)
La Qualification du Sujet Parlant
pour entrer dans l'ordre du discours.
41- Le rituel définit la qualification, les signes qui doivent accompagner le discours.

8) Les sociétés de discours
qui conservent les discours en les faisant circuler dans un espace fermé.
42- L'acte d'écrire et de publier est aujourd'hui une société de discours contraignante.
43- La littérature, les secrets techniques ou scientifiques, posent leurs contraintes.

9) Les doctrines
44- d'un groupe, mais par contre, elles tendent à se diffuser, et à devenir contraignantes:
45- "l'hérésie et l'orthodoxie ne relèvent point d'une exagération fanatique des mécanismes doctrinaux; elles leur appartiennent fondamentalement". La doctrine est un moyen de lier les individus à des certains types d'énonciation. Mais c'est aussi une énonciation qui sert de signe pour lier des individus (un double assujettissement).

10) Les appropriations sociales des différents discours.
46- Par exemple à travers les systèmes d'éducation. On y trouve, tous mélangés, tous les types d'assujettissement du discours. (Il faudrait ajouter à l'analyse de Foucault sur ce point ce qui'il a noté avant, c'est à dire, que les institutions contrôlent et guident le discours, mais aussi elles lui permettent d'avoir lieu, c'est à dire, ce sont aussi des procédés pour la prolifération et la production du discours, voire des conditions de possibilité).

48- Les solutions proposés par la philosophie: la vérité idéale comme loi du discours, la rationalité immanente comme principe de déroulement du discours, le "désir de la vérité elle-même" et le "pouvoir de la penser". C'est un discours dissimulé dans l'Occident: on le présente comme le simple rêvetissement de la pensée par la parole, ou un effet de langue. (Ici il faudrait penser à l'analyse du "logocentrisme" selon Derrida, selon qui la tradition philosophique occidentale voudrait présenter l'idéalité de la pure présence de la pensée ou du sens sans reconnaître la matérialité du signe qui la véhicule ou articule). Il y a donc une élision de sa réalité, par de procédés divers:

49- a) au moyen du thème du sujet fondateur, qui se manifeste sans passer par l'instance de discours.

b) Ou bien au moyen de l'expérience originaire,
50- une expérience qui suppose l'existence de significations préalables dans le monde, dont le discours serait une discrète lecture. (On devine ici une critique de Foucault à l'approche à la signification selon Heidegger).

c) "Ou au moyen de l'universelle médiation, où tout est aparemment discours et concept, mais le discours repose sur la conscience de soi".

(a)= écriture; (b)= lecture; (c)= échange; les trois ne mettent en jeuqu les signes; il y a une souveraineté du signifiant.
52- Il y a une particulière logophilie de notre civilisation, dûe à une crainte de l'incontrollabilité du discours; donc, en réalité, une logophobie.
53- Cela mérite une analyse; il faut "remettre en question notre volonté de vérité; restituer au discours son caractère d'événement; lever enfin la souveraineté du signifiant". La méthode serait

- un renversement de la tradition d'analyse:
54- Pour Foucault, ce qui est valorisé comme créateur et fecond ou idéal est suspect.

- une discontinuité: contre l'idéalisatión des discours refoulés; les discours sont des pratiques discontinues qui se croisent ou s'ignorent.

55- - une spécificité: contre le mythe qui consiste à croire qu'on déchiffre une signification préalable. On doit concevoir le discours comme une violence faite aux choses; le monde n'est pas discursif.

- une extériorité: il faut analyser les conditions externes de possibilité des discours:
56- "elles s'opposent, on le voit, terme à terme; l'événement à la création, la série à l'unité, la régularité à l'originalité, et la condition de possibilité à la signification".

Contre les notions prévalentes d'origine et d'essence.
57- L'histoire aujourd'hui ne se détourne pas de l'étude de l'événement; elle en élargit plutôt le champ—conçoit de nouveaux ensembles.
58- On circonscrit la condition de l'événement, mais cette notion n'est pas encore structurale, elle relève de la tradition positiviste.
59- L'événement a lieu dans le matériel, comme une relation ou sélection d'éléments matériels.
60- Foucault note la nécéssité d'un matérialisme de l'incorporel, d'étudier les événements discursifs. Les séries d'événements discursifs sont hétérogènes parce que les discours laissent le sujet et l'instant en une pluralité de positions et de fonctions possibles.
61- Aléa comme catégorie nécessaire, contre le principe d'une causalité mécanique. Le hasard, le discontinu et le matériel sont à la racine de la pensée; on essaie de les conjurer "en racontant le déroulement continu d'une nécessité idéale" (Il y a ici une certaine critique de la narrativisation, de la construction d'histoires "bien faites" après coup. Voire nos critiques à la distortion rétrospective telle qu'on l'aperçoit à l'œuvre dans la théorie et la critique).
62- Foucault propose de lier l'histoire à la pratique des historiens. (C'est en quelque sorte le projet des matérialisme culturel aux pays anglo-saxons; voir par exemple Materialist Shakespeare, de Dollimore et Sinfield). Dorénavant, Foucault propose deux types d'analyse:  (a) critique, (b) généalogique.

63- (a) Analyse critique, (choix de la verité, contre les sophistes) acheminé à
(1) une analyse des fonctions d'exclusion (par exemple, folie vs. raison, la sexualité et son évolution...) (Ici Foucault nous renvoie implicitement à ses propres analyses soit passés, dans L'histoire de la folie, ou futurs, l'Histoire de la sexualité; on voit que "L'Ordre du discours" esquisse tout un programme critique dans lequel s'insère l'ensemble de l'œuvre de Foucault).
(2) une analyse de la naissance des sciences du regard.
(3) une étude des grands actes fondateurs de la science moderne au XIXe siècle, les idéologies positivistes:
65- ce sont "trois étapes de notre philistinisme". Une étude des expertises "scientifiques" qui appuient le code pénal. Dans cette direction, il faut appliquer l'étude des procédures de limitation du discours (l'auteur, le commentaire, la discipline)—par exemple dans l'histoire de la médicine.
66- Ou étudier la naissance de l'idéologie de l'auteur et de l'œuvre en littérature, en déplaçant
67 "les procédés de l'exégèse religieuse, de la critique biblique, de l'hagiographie... de l'autobiographie et des mémoires..." Une étude du rôle de Freud dans la psychanalyse, etc.

68- (b) Analyse généalogique, qui n'est pas séparable de l'analyse critique: "toute tâche critique, mettant en question les instances du contrôle, doit bien analyser en même temps les singularités discursives à travers lesquelles elles se forment".
69- Il y a néanmoins une différence de perspective.
70- Chaque série de discours a sa forme de régularité, et la constitution d'un nouveau système à partir des anciens n'est pas suivie.  (Ici il faut renvoyer à la notion d' épistéme expliquée par Foucault dans Les Mots et les Choses, ou encore à la notion tout proche de l'analyse structurale des révolutions scientifiques dévelopée par T. S. Kuhn).

71- L'approche critique (a) étudie les principes de contrôle des discours; l'approche généalogique (b), la formation des domaines d'objets au moyen du discours, la genèse de la possibilité de la vérité.
72- Rareté et affirmation du discours a la fois, mais pas l'universalité d'un sens: il n'y a pas de monarchie du signifiant et en ce sens il n'y a pas de "structuralisme" dans l'approche de Foucault.

73- Les modèles on les trouve chez Dumézil, dans sa supération de l'exégèse traditionnelle et du formalisme linguistique au moyen des comparaisons, dans ses études sur la transformation des discours et de leurs rapports à l'institution. Chez Canguilhem, dans ses études de l'histoire de la science,
74- il étudie la science comme une histoire des modèles et d'instruments conceptuels, pas comme une chronique. 75- Chez Jean Hyppolite, un hégelien qui nous permettra d'échapper à Hegel en mesurant notre dette.
76- Y a-t-il la possibilité d'une philosophie non hégelienne?
77- La philosophie est conçue par Hyppolite comme un processus, toujours en interrogation.
78- Elle est en contact mobile avec la non-philosophie, les autres disciplines du savoir (—la psychanalyse, les mathématiques...)
79- Chez Hyppolite on trouve l'étude des fondements du discours philosophique et de sa structure formelle: on affronte le problème de la philosophie,
80- le problème d'un discours aux prétensions d'absolu qui vient cependant d'un sujet particulier et localisé.
Et avec cet hommage ému à son maître Hyppolite, Foucault clôt son discours sur le discours, à la fois universel et localisé lui aussi.
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On trouve une édition anglaise de cet essai, "The Order of Discourse", dans le recueil de Robert Young
Untying the Text: A Post-structuralist reader (Londres: Routledge, 1981). Voici quelques propos de Young sur le texte de Foucault:

48- C'est pour Foucault une autocritique, une réflexion sur son propre évolution d'une "archéologie" à une "cartographie" aux conséquences politiques plus directes. Les pratiques discursives délimitent des champs d'objets et les perspectives du sujet du savoir fixent les normes pur les concepts et les théories. Il est impossible de penser hors des limites qui leurs sont tracés (ce serait la folie). Donc le savoir, la connaissance, est liée à des questions de pouvoir et de domination.

49- Le discours se définit comme un jeu entre le désir et les institutions (qu'on pourrait comparer au jeu entre le moi et le id. L'analyse sépare les deux. Il y a des procédés pour la domination du discours: l'exclusion et prohibition, et des principes restrictifs— la raréfaction, les disciplines. On impose des rôles pour l'usage du discours. Foucault s'oppose à la notion d'un sujet ou une expérience fondationnels, originaires, en herméneutique ou en phénoménologie.

50- Il s'oppose au néo-hégelianisme, et aussi à la réduction des pratiques discursives à des traces textuelles (c'est l'approche de Derrida). Il prône un renversement: la folie mine la philosophie et la pensée. Foucault veut traiter les discours comme des phénomènes discontinus, sa pensée s'oppose à la présupposition d'une unité dans les œuvres, dans les périodes... Il paraît impliquer un puissant déterminisme ici; plus tard il mettra l'accent sur la possibilité de résistance.

51- Comme on peut lire dans son
Histoire de la Sexualité, le discours transmet et produit le pouvoir; il le renforce, mais aussi il le mine et l'expose, le rend fragile, et il ouvre la possibilité d'en frustrer les desseins.





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Cuadro de la costa de Galicia

Semiología del personaje literario

Notas extraídas del artículo de  Philippe Hamon, "Pour un statut sémiologique du personnage." Segunda versión, aparecida en Roland Barthes et al., Poétique du récit (Paris: Editions du Seuil, 1977). 115-180.
 

Hacia una constitución semiológica del personaje

Según Genette, la psicología está en el texto, en las condiciones de verosimilitud de la época, y no en "el personaje". Sin embargo, los modelos psicológicos (character) y dramáticos de caracterización de los personajes siguen siendo los predominantes. Esto se ve reforzado por el psicoanálisis. No tiene sentido el psicologismo aplicado a los personajes. Un análisis estructural del personaje puede plantearse únicamente en el seno de una semiología más desarrollada que la actual.

El personaje no es necesariamente una noción literaria, ni antropomórfica; es una reconstrucción del lector tanto como una construcción del texto. Pero la semiología no explica todo: también está el juego aparte de la comunicación. Además, cada texto tiene su propia "gramática". Hay diferentes niveles que tener en cuenta: Napoleón no es el mismo personaje en la historia y en la novela de Tolstoy. 

Podemos distinguir tres tipos de signos: referenciales, deícticos (como los conmutadores) y anafóricos (los que remiten al enunciado, al texto mismo). Del mismo modo, pueden distinguirse:
- Personajes referenciales: históricos, mitológicos, o sociales... por ejemplo personajes-tipo como "el obrero". Remiten a una significación cultural, y producen, cuando son reconocidos, un "efecto de realidad".
- Personajes-conmutadores: portavoces, coros, interlocutores socráticos, charlatanas, etc.
- Personajes-anáfora. Son signos mnemotécnicos para el lector. Son predictores, o bien tienen memoria, etc. (Los informadores de Propp). Son elementos con función organizativa y cohesiva.


Un personaje dado puede ser polivalente.

124- Hamon define al personaje, desde el punto de vista semiológico, como un morfema de doble articulación, migratorio, manifestado por un significante discontinuo (constituido por un determinado número de marcas) que remiten a un significado discontinuo (el "sentido" o el "valor" de un personaje): será definido, por tanto, por un haz de relaciones de semejanza, de oposición, de jerarquía y de ordenación (su distribución), relaciones que contrae en el plano del significante y del significado, sucesiva y/o simultáneamente, con los otros personajes y elementos de la obra, ya sea en un contexto próximo (con los otros personajes de la misma novela, de la misma obra) o en contexto lejano (in absentia: con los personajes del mismo tipo).


1. El significado del personaje

El personaje puede considerarse, siguiendo el enfoque semiológico de Jakobson, como un haz de elementos diferenciales. Se construye, no se reconoce (Lévi-Strauss). Según Todorov, es una "forma vacía que viene a ser llenada por los diferentes predicados (verbos o atributos)" por efecto acumulativo del texto. Las referencias históricas o geográficas se reconocen y se comprenden a la vez, dando lugar a un efecto de real, haciendo además que quede subrayado el destino (conocido por anticipado) y dando lugar también a una condensación de roles estereotipados.

Cada obra opone a sus personajes según rasgos distintivos: algunos tienen más importancia que otros (oponen a todos los personajes). Pueden clasificarse y oponerse los personajes según el número de rasgos que se les aplican: también según las funciones que asumen. Cada rasgo es a su vez analizable: así, el sexo no es simplemente masculino o femenino, es también no sexuado, no femenino, etc. Esta información puede venir a través del personaje mismo o de otro. La información puede presentarse como calificación, como virtualidad o como acción.

Problemas para el análisis:

a) Determinar los ejes semánticos, y los rasgos pertinentes en su interior.
b) Clasificar los ejes y los rasgos en función de su "rendimiento" narrativo.
c) Estudiar los cambios e influencias mutuas de los rasgos en el transcurso de un relato.
d) Estudiar los haces estereotipados de rasgos que se forman y repiten.


2. Los niveles de descripción del personaje

Como los demás signos, un personaje es compuesto, y también componente: funciona en el seno de de una unidad mayor. El actante es una clase de actores, de personajes, definida por un grupo permanente de funciones y de cualificaciones original, y por su distribución a lo largo de un relato. El actante no coincide con el actor, puede haber sincretismos, según la descripción de Greimas. Hay que clasificar a los actores y a los actantes. Las descripciones entendidas como actantes colectivos.

Por ejemplo, un contrato:

(1) Mandato: el Destinador propone un Objeto a un Destinatario.
(2) Aceptación o Rechazo
(3) (Si hay aceptación): Transferencia del querer: el Destinatario se convierte en un sujeto virtual.
(4) Realización (o no) del programa (el sujeto virtual se convierte en sujeto real).

El lector puede situar a un personaje y prever ciertos desarrollos-tipo (legibilidad del texto). El texto es más legible si los personajes están muy configurados (si son muy típicos).

El personaje se define:

1) Por su modo de relación con las funciones que asume.
2) Por su modo particular de integración (por isomorfismo, multiplicación, sincretismo) en la clase de los actantes.
3) Por su modo de relación con los demás actantes.
4) Por su relación a una serie de modalidades (querer, saber, poder) y su orden de adquisición.
5) Por su distribución en el seno de un relato.
6) Por el haz de calificaciones y de roles al que sirve de base (especialización, etc.).


3. El significante del personaje

El significante del personaje es discontinuo. La etiqueta de la narración clásica en tercera persona se caracteriza por el uso del nombre propio, por la recurrencia, la estabilidad, la riqueza y la motivación de los significantes. El texto moderno, por el contrario, por la inestabilidad del personaje (en Beckett, o en Robbe-Grillet). Un ejemplo de la riqueza del significante: "él / Julián Sorel / nuestro héroe / el joven... a la vez homogéneo y rico. El personaje es un sistema de equivalencias regladas, destinado a asegurar la legibilidad del texto. Pero es una construcción del texto: el nombre propio, el "vacío semántico", es llenado por definiciones, descripciones, etc. Hay que estudiar la distribución de un nombre u otro según el contexto, el punto de vista, etc. Hay un juego con los sistemas de equivalencias gramaticales y su orden.


4. (Los nombres)

Hay diferentes grados de arbitrariedad en el signo. Los nombres de los personajes no son gratuitos: pueden señalar a un sentido alegórico, un tipo, una onomatopeya... La motivación del nombre puede ser:

a) visual. Un nombre con una O puede designar a un tipo gordo.
b) acústica
c) articulatoria (t+k= un golpe)
d) morfológico (derivaciones, etc.)

Estos nombres son programas narrativos condensados. Pero a veces las pistas pueden ser engañosas (por ejemplo, una "Albina" impura).


5.

Todo signo se define por sus restricciones selectivas: lingüísticas, lógicas, estéticas, o ideológicas.

El "héroe" se define por consideraciones estéticas e ideológicas. La percepción del héroe depende del modo de presentación del texto, pero también del universo cultural del lector. Se puede decir que un texto es legible (para tal sociedad en tal época determinada) cuando haya coincidencia entre el héroe y un espacio moral valorizado, reconocido y admitido por el lector.

153- El héroe o protagonista tiene una calificación, una distribución y una funcionalidad diferenciales:

a) (Cualificación): El personaje sirve de soporte a un determinado número de cualificaciones que no poseen, o que poseen en grado menor, los otros personajes de la obra.

b) (Distribución): Aparición de los personajes en momentos marcados o no marcados; aparición frecuente o no.

c) (Combinación): El héroe puede combinarse con cualquier otro personaje, o aparecer solo.

d) Funcionalidad diferencial. El héroe es un mediador: hace, actúa, vence, es glorificado, sabe, participa en un contrato que lo pone en relación con el final del relato. El héroe, sin embargo, puede ser también cualquier actante.

e) Está también convencionalmente pre-designado. Cada género tiene su héroe, designado con marcas...


6.

Puede designarse al protagonista mediante un comentario explícito. Par Lukács, hace falta un protagonista:

"Toda obra cuya composición sea verdaderamente firme contiene una (...) jerarquía. El escritor confiere a sus personajes un 'rango' determinado, en la medida en que hace de ellos ya sea personajes principales o figuras episódicas. Y esta necesidad formal es tan fuerte que el lector busca instintivamente esta jerarquía" (Lukács, Problèmes du réalisme, Paris, 1975, p. 40).


7.

161-162 - "Todo enunciado se caracteriza por la redundancia de las marcas gramaticales". "En el plano del significado, la obra (...) empleará toda una serie de procedimientos emergentes para reforzar la información vehiculada por y para los personajes, que son los apoyos de la conservación y de la transformación del sentido. Es lo que los formalistas rusos llamaban los procedimientos de 'caracterización indirecta'."

El nombre propio del personaje, la descripción del entorno, y los signos del personaje, están "en acorde" (por metonimia). Podría pensarse que este procedimiento no es común en los autores realistas, pero ver Propp 107: el hábitat es para él un atributo del personaje.

Según Jakobson, "el autor realista opera digresiones metonímicas de la intriga a la atmósfera, y de los personajes al marco espacio-temporal. Tiene avidez por los detalles sinecdóquicos" (Essais de linguistique générale, París: Minuit, p. 63).

Para Wellek y Warren, "el entorno es el medio ambiente, y todo medio ambiente, sobre todo un interior doméstico, puede considerarse como la expresión metonímica o metafórica del personaje" (La Théorie littéraire, París: Seuil, 1971, p. 309).

La descripción opera como un actante colectivo. Hay que estudiar sus relaciones con la narración. (Ver el artículo de Philippe Hamon, "Qu'est-ce qu'une description?" Poétique 12 (1972).) Según Bremond, casi siempre es posible convertir las descripciones en proposiciones cuyo auténtico sujeto (desde el punto de vista narrativo) es una persona. Podemos hablar de un antropomorfismo del relato, de una circulación romántica entre descripción y narración. La información sobre los personajes se determinará indirectamente. Además es ésta una doctrina naturalista: para Zola, un personaje es "un organismo complejo que funciona bajo la influencia de un determinado entorno". Determinación del personaje por el entorno:

- Descripción de sus vestimentas, etc.
- Objetos auxiliares como concretización de determinadas cualidades (la maza de Hércules, etc.).
- Referencia a historias conocidas—que pueden servir para determinar su destino.
- El texto se repite a sí mismo, "en abîme", cuando una secuencia particular reproduce el esquema global del relato, o cuando hay un cuadro, una imagen, que funciona como un símbolo reduplicador.
- El personaje también está caracterizado por sus acciones reiteradas y no funcionales.

Determinados tipos de relaciones son preferidas según los textos; además, la información puede ser única, o reiterada.

En suma, el relato está construido por signos que pueden describirse en cuanto a su distribución, combinación, oposición... y el personaje tiene por tanto una dimension, incluso una constitución, semiológica.



 
 
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viernes, 6 de mayo de 2011

Nadie mirando al mar


Nadie mirando al mar, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

Traidores en la cima de su carrera


En el Tribunal Constitucional— tribunal prostitucional, lo llaman por ahí. El Tribunal Constitucional, o mejor dicho, los agentes del PSOE en el Tribunal Constitucional, han anulado la decisión del Tribunal Supremo de eliminar las listas proetarras de las elecciones. Para eso no sólo han elegido favorecer la postura de la ETA antes que la del Tribunal Supremo. También han llevado la contraria a la fiscalía y abogados del Estado, a los informes policiales—y a la ley de Partidos, muy clara en este punto. Y han pasado a los batasunos por encima de las víctimas de ETA, y una vez más, como hicieron con el Estatuto de Cataluña y con tantas otras cosas, han demostrado que están allí precisamente para pervertir las instituciones, para torcer la constitución, y para imponer los intereses del partido que mande por encima de los del la ley y de la nación.  

Todo esto era sabido, y se venía comentando, y daban los vendidos magistrados múltiples pistas de lo que iban a hacer—por ejemplo, corriendo perdiendo el culo para responder en tiempo récord al recurso de los proetarras, mientras que hay recursos presentados por el PP que llevan allí años durmiendo el sueño de los justos en un cajón, y lo que seguirán aún. Esto es tan apestoso que indigna recordarlo, pero estos sinvergüenzas también estuvieron intentando que se reconociese a Cataluña como nación distinta de España, sin ponerse de acuerdo en la sala, hasta que salió adelante el estatuto con su independencia a medias, que bastante la ejercen por cierto.  

Para estas labores son útiles, utilísimos, los socialistas sin carnet, estos farsantes de la judicatura como Elisa Pérez Vera, o Pascual Sala, que si no tienen carnet del PSOE es precisamente para infiltrarlos allí donde se requiere un "elemento neutro"—estos son los imprescindibles, para el auténtico trabajo sucio. Porque la prevaricación, en este asunto y en este órgano, es alta traición, pero con garantías, de la que no se puede deshacer. El PSOE, por cierto, frotándose las manos, que lleva años derritiéndose de gusto cada vez que le puede hacer un favor a los etarras y darles carta política. 

Eduardo Madina, portavoz del PSOE, y un síndrome de Estocolmo personificado, ya iba diciendo que "el Tribunal Constitucional nos va a dar una alegría"—la alegría es que se pueda poner un sueldo a los que le pusieron una bomba, y mandarlos a casa con honores cuanto antes. Como siempre, tenía razón Jaime Mayor Oreja cuando decía que había una negociación con los etarras—quizá siguiendo protocolos distintos, quizá negociación por observación mutua, pero negociación con terroristas, como siempre, que es lo que les va, hacerle favor especial al que lleva la pistola. 

Este es un gobierno que miente hasta cuando se calla, dice bien dicho Carlos Herrera—Bono también iba dándose palmaditas en la espalda con el PNV, diciéndoles que tranquilos, que aquí no pasa nada, tenemos a las marionetas bien atadas. La aplicación de la ley en España, y esto se subraya una y otra vez cada vez que abre la boca el Constitucional, está podrida de arriba abajo, está dictada por los intereses de partidos y grupos de influencias. Es un país donde los delincuentes y criminales no es sólo que estén amparados y favorecidos, sino que muchos de ellos están en los puestos más altos, haciendo el trabajo sucio necesario, y manteniendo a raya a aquellos jueces, policías y políticos, cada vez menos, que no olfateen el ambiente, viendo de qué va esto, y que no se mimeticen con el entorno, corrompiendo también su ámbito de acción. 

Ahí los tenemos a estos magistrados, en la cima de su carrera, manteniendo a raya a los que aún resisten y no se rinden.

Aquí el comentario de Federico Jiménez Losantos sobre la decisión del Tribunal Constitucional.


 
 
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jueves, 5 de mayo de 2011

En un pequeño All Time Hits

En un pequeño All Time Hits


Aparezco en un pequeño Top Ten all time hits de la "revista electrónica" Journal of English and Commonwealth Literature eJournal, del Social Science Research Network.

También observo que estoy posicionado más o menos el número 5000 entre unos 160.000 académicos que contribuyen a este gigantesco sitio web de ciencias sociales y humanidades. No me darán medalla, pero no es mala posición—alrededor del 3% de cabeza. En popularidad, no en calidad—que no es lo que se mide aquí, menos para quien crea en mediciones objetivas de la calidad de las cosas.




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JAGL


JAGL, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.
 
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A Single Man

Es una novela de Christopher Isherwood, la mejor que escribió, dicen.  Y últimamente han hecho una película con Colin Firth y Julianne Moore (2009), que aún no la he visto. La novela narra a la manera de Ulises un día en la vida de George, un profesor universitario inglés expatriado en California, allá por 1964, cuando se publicó la novela. Un día—desde que se despierta George, y recupera su identidad social de George.  Lo que se despierta es una cosa que se mira al espejo y se va recuperando poco a poco a sí misma:


"Mirando y mirando fijamente al espejo, esta cosa ve muchas caras en su cara—la cara del niño, del chico, del hombre joven, del no tan joven—todos aún presentes, conservados como fósiles en capas superpuestas, y como fósiles, muertos. El mensaje que le envían a este ser vivo que va muriendo es: Míranos—hemos muerto—¿qué hay que temer? (2)

Ese pasado presente irá volviendo o latiendo bajo la superficie del transcurso del día. Hay que acordarse cada día de ser quien eres, ocupar tu sitio en el tráfico, e interpretar el papel que se espera de tí. Sobre todo si eres homosexual oculto, los homosexuales en el armario son especialmente conscientes de la teatralidad de la vida cotidiana. George es a single man, un hombre solitario, que ha perdido hace poco a su compañero Jim, muerto en accidente hace algún tiempo. Está este George en un momento crítico de la vida, unos sesenta años, no sabe si esperar algo del futuro o si ya todo ha sucedido y lo que vale la pena de la vida está ya en el pasado. George pasa el día pasando por su trato con los vecinos de su urbanización, con los estudiantes y colegas, por una clase de literatura sobre Aldous Huxley (amigo de Isherwood, que lo introdujo a sus círculos psicodélicos y gurús hinduistas). Sigue una visita a un hospital, por la tarde, a una antigua amante de Jim que está muriendo. Luego una cena en casa de una vieja amiga mutua, Charlotte, bohemia como él, que tiene esperanzas de que George, a single man, un soltero, se traslade a vivir con ella—¿se case tal vez? Pero George, a pesar de beber mucho, se escurre de casa de Charlotte con alivio, sólo le falta pensar silly bitch... Y es que aunque es amable y educado, las mujeres no son lo suyo, en absoluto, y menos cuando intentan meterse a organizarte la vida, o bien cuando intentan—horror—reproducirse. A George le gustan los jovencitos bien formados, pero no los niños, describe con auténtica heterofobia el agobio y desprecio que le producen las familias criando niños a su alrededor. Su mente está llena de referencias clásicas, literarias, preferentemente de la acera homosexual, y en su trato con los estudiantes, en clase y fuera de clase, expresa indirectamente sus deseos, su soledad, sus ganas de conectar con ellos; tiene ensoñaciones eróticas paseando por el campus, o cascándosela tras una conversación "interesante" con un estudiante, Kenny, y ese es todo su erotismo. Ya no está para esos cuerpos jóvenes George, aunque sí se da un baño loco con este estudiante en la playa, en pelotas, un momento en el que se arriesga la identidad de George, y todo podría pasar. O de hecho pasa, porque el baño con Kenny es un momento dionisíaco de sexualidad indirecta, una comunión con el cosmos a través del muchacho al que George no puede abrazar... pero que le recuerda a un efebo griego, mal vestido con las toallas—le ve posibilidades a Kenny de ser iniciado a los placeres de la homosexualidad, al muchacho, pero él va a tomar el triste camino de la heterosexualidad, parece... Así que George le ofrece a Kenny dejarle su casa como picadero, como último modo de gozar indirectamente de él. Sabe que se han encontrado deliberadamente como quien no quiere la cosa—los signos de entender son muy indirectos, ni se entienden a veces—pero no le puede nombrar "el amor que no se puede nombrar", sólo hablarle de la vida y la experiencia y lo que enseña:


'I know exactly what you want. You want me to tell you what I know—
    'Oh, Kenneth, Kenneth, believe me—there's nothing I'd rather do! I want like hell to tell you. But I can't. I quite literally can't. Because, don't you see, what I know is what I am? And I can't tell you that. You have to find it out for yourself. I'm like a book you have to read. A book can't read itself to you. It doesn't even know what it's about. I don't know what I'm about— (144)

Toda la novela es una prolongada figuración de la homosexualidad de George, y de su soledad también, es single en muchos sentidos, también es everyman, un hombre cualquiera, con sus raíces que ha dejado atrás pero que le rondan, con su historia a cuestas que le pesa, con su futuro cada vez más cerrado pero todavía abierto.... Se duerme tras mucho transnochar sin planearlo, pensando que el futuro tal vez aún le reserva un nuevo amante, un nuevo Jim con el que pueda vivir años felices. Pero esa misma noche deja de existir, como a cualquiera le puede pasar, por un derrame cerebral mientras duerme. Y George deja de ser George, como cada noche sin más... pero a la vez muere en un estado digamos nirvana, comparable a la disolución del yo en un mar universal, y por tanto moderadamente erotizado por los recuerdos del baño nocturno en el mar—en realidad la muerte es una especie de gran baño nocturno, pero para qué sirven los baños del mar en el mar, es George el que se tendría que bañar, y eso ya no puede ser. 

Un momento interesante es en la clase, a cuenta de una alusión a las minorías marginadas y perseguidas. George no confía mucho en impresionar a sus estudiantes ni enseñarles demasiado, pero sí cree que a veces en clase salen perlas, normalmente margaritas a los cerdos, perlas que algunos quizá sí sabrán captar. Esta es la perla que le sale su clase en este día crucial, perla sin planificar, día crucial sin que él lo sepa:


"Dónde estaba? Ah, sí... Bueno, suponed que a la minoría sí se la persigue—da igual por qué—razones políticas, económicas, psicológicas—da igual—siempre hay una razón, por equivocada que sea—a eso voy. Y, claro, la persecución en sí siempre está mal. Seguro que en eso estamos todos de acuerdo. Pero lo peor es que, y ahora nos encontramos con un mito progresista—Porque la mayoría perseguidora sea vil, dice el progresista, por tanto la minoría perseguida debe ser pura sin tacha. ¿No veis qué estupidez es eso? ¿Por qué no van a ser los malos perseguidos por los peores? ¿Acaso tenían que ser santos todas las víctimas cristianas del anfiteatro?
    "Y una cosa más os diré. Una minoría tiene su propia modalidad de agresión. Retan descaradamente a la mayoría a que los ataque. Odian a la mayoría—y no sin causa, ya os lo digo. La minoría odia incluso a las otras minorías—porque todas las minorías están en competencia mutua, cada cual proclama que sus sufrimientos son los peores, sus agravios los más negros. Y cuanto más odian, y más perseguidos son, más desagradables se vuelven! ¿Creéis que vuelve a la gente desagradable, el que los amen? ¡Bien sabéis que no! Entonces, ¿por qué habría de volverlos agradables, el ser aborrecidos? Cuando te persiguen, odias lo que te está pasando, odias a la gente que hace que pase; vives en un mundo de odio. Es que ni siquiera reconocerías al amor, si te lo encontrases. ¡Sospecharías del amor! Pensarías que había algo detrás—algún motivo, algún truco...  (54)

Supongo que George está pensando en su propia minoría perseguida, los homosexuales que han de ir con cuidado entre tanta gente que los aborrece—o quizá esté pensando en sí mismo, última minoría del mundo, a single man. En todo caso, no deja de aplicársele el cuento a él con su amiga Charlotte, aunque en eso no está él pensando para nada.

El profesor de literatura, piensa George, o Isherwood, es como un vendedor callejero que vende diamantes auténticos en la vía pública, por cuatro duros, pregonando su autenticidad. Por supuesto todos piensan que son falsos, y nadie los compra. Menos algún raro individuo que sabe distinguir los diamantes de los cristales—y sin embargo todo se anunciaba claramente. Lo que no sabemos es si los vendedores saben lo que venden; es posible que unos sí y otros no.


 
 
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Temporada baja en la playa

Una buena película de skinheads


Romper Stomper de Geoffrey Wright (Australia, 1992)—la película que hizo famoso a Russell Crowe. En la línea de Trainspotting, antes de que existiera, o de American History X, y con alguna reverencia a La Naranja Mecánica. También recuerda algo a Quadrophenia, en esas ansias de integrarse en algo con uniforme. Si queréis aborrecerlos más, a los skins, es vuestra película. Si no conocéis al personal skinhead, tampoco os perdéis nada, pero aquí veis calcada la radiografía mental de lo que hay. 

La película no te deja identificarte mucho con nadie, y los personajes son todos despreciables en mayor o menor medida. Está rodada en un estilo pseudo-caótico, desorganizado y dinámico muy a tono con el ambiente barriobajero y descerebrado.  Una reseña larga aquí. Al neonazi macho alfa lo interpreta Crowe; es el "ideólogo" por así decirlo del grupo, los demás son sólo descerebrados que lo siguen como a un líder. 

Es un detalle impresionante saber que el segundo de a bordo, un muchacho con dudas sobre su estilo de vida, era interpretado por Daniel Pollock, un actor muy joven, drogadicto, y que se suicidó tirándose a un tren justo antes de que la película se estrenase. Había tenido un asunto amoroso con la actriz que interpreta el personaje de Gabrielle, la chica que comparten los dos skinheads protagonistas; aquí como tantas veces se fundían un poco ficción y realidad. Esta fue su última interpretación; a veces la vida castiga tanto como el cine.

 
 
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The Red Room


The Red Room, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

Los poderosos cercanos

Un bonito párrafo del último discurso sobre el periodismo a cargo de Arcadi Espada, "Tres consejos":

Habrán ustedes oído, leído, visto muchas historias muy maceradas sobre los heroicos periodistas. Hay una gran literatura, especialmente fílmica, sobre ese asunto. Es verdad, unos son héroes, van a lugares infestados de peligros, de incomodidades, mueren a veces por los fuegos cruzados o mueren simplemente asesinados por los poderosos. Pero yo no me estoy refiriendo a eso, que por supuesto entra dentro del paquete, pero no es lo que yo quiero subrayar.

Yo me estoy refiriendo a otro tipo de valor, a otro tipo de coraje. Al valor que tienen ustedes, que deben tener ustedes, respecto a las personas cercanas. En el ámbito donde ustedes se mueven, a veces los periodistas somos extremadamente valerosos y extremadamente arrogantes con casos y personas que suceden a miles de kilómetros de nuestra realidad. Y, en cambio, somos serviles y casi cucarachas con los poderosos que están a cien metros, sea al otro lado del despacho o sea en el otro lado de la Alameda.

Sean valientes con los poderosos cercanos, plántenles cara cuando haya que hacerlo. Y aún más difícil, sean valientes con los verdugos, pero sean valientes también con las víctimas. Porque la condición de víctima no implica, por desgracia, la condición de la razón y de la verdad. A veces las víctimas no tienen razón en lo que dicen, y también hay que decirlo.


 
 
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miércoles, 4 de mayo de 2011

Mirando bateas


Mirando bateas, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

La objetividad existe

Pero no es, en ningún caso, "nuestra capacidad de explicar el mundo con independencia de lo que pensemos sobre él." Con independencia DE LA VALORACION que nos merezca, sí. Ahora bien, la primera condición para la objetividad, y la verdad, es atenernos a lo que pensamos que el mundo es. Esa será nuestra verdad. Y en la medida en que coincida con la de otros, será la verdad de nuestro grupo, "la verdad" sin más mientras nadie venga a contestarla. Pero los hechos no son independientes de sus representaciones. De hecho, apenas puede decirse que suceda algo, si no hay nadie mirando. La verdad y la objetividad son construcciones comunitarias. Basadas, naturalmente, en el reconocimiento compartido de lo que son los hechos, al margen de las opiniones o valoraciones que merezcan. Ahora bien, que haya que explicar todos los hechos, o narrar todo lo que pasa, o informar de todos los hechos incuestionables, aun de los que nos desagradan, eso es un axioma de otro cajón. Eso no es un hecho, sino una opinión. La mejor manera de hacer justicia a algunos hechos, y de valorarlos adecuadamente, es ignorarlos.

con referencia a:

"Es sorprendente, pero existe la verdad. Y existe la capacidad de explicar el mundo con independencia de las convicciones personales. La objetividad no es nada más que eso"

con referencia a: Tres consejos (ver en Google Sidewiki)

Se ha hecho justicia

La palabra "justicia" significa muchas cosas. Según las nueve primeras acepciones del DRAE:

(Del lat. iustitĭa).

1. f. Una de las cuatro virtudes cardinales, que inclina a dar a cada uno lo que le corresponde o pertenece.

2. f. Derecho, razón, equidad.

3. f. Conjunto de todas las virtudes, por el que es bueno quien las tiene.

4. f. Aquello que debe hacerse según derecho o razón. Pido justicia.

5. f. Pena o castigo público.

6. f. Poder judicial.

7. f. Rel. Atributo de Dios por el cual ordena todas las cosas en número, peso o medida. Ordinariamente se entiende por la divina disposición con que castiga o premia, según merece cada uno.

8. f. desus. Ministro o tribunal que ejerce justicia.

9. f. coloq. desus. Castigo de muerte. En este mes ha habido dos justicias.

Mucho más abajo, una acepción dice que "administrar justicia" es "Aplicar las leyes en los juicios civiles o criminales, y hacer cumplir las sentencias." No parece que Obama se refiriese en ningún caso a esta acepción en concreto. Pero sí puede considerarse, al menos en su opinión, y en la mía y en la de muchos, que se ha hecho justicia en las acepciones (1), (2), (4), (5), (7) y (9). 
 
Y en concreto, sobre la acepción "hacer justicia a alguien", se define como "Obrar en razón con él o tratarle según su mérito, sin atender a otro motivo, especialmente cuando hay competencia y disputa." Creo que eso ha hecho Obama a través de su comando. I shot.
 
 
 
 
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Geronimo

Qué poco criterio o qué pocos asesores culturales tiene la administración Obama—y eso en medio del paraíso de lo políticamente correcto—para llamar a Bin Laden "Geronimo", a él y a la operación para capturarlo—estableciendo un paralelismo que nadie les pedía entre la guerra de rebelión de los indios apaches contra la conquista, y los integrismos terroristas de Bin Laden. Así que Bin Laden es un indio mal disciplinado: a buenas horas mangas coloradas... 

Bien, bien... pues ellos mismos se hacen el comentario postcolonial—espero que luego manden las quejas al maestro armero. Sobre todo teniendo en cuenta que a Geronimo lo arrestaron y murió de viejecito, cayéndose de un caballo, nadie le dio un tiro entre las cejas. En cuanto a la "ejecución sumaria" de Bin Laden, por "resistirse" (a levantar las manos supongo) cuando le echaron el alto, yo desde luego le pondría una sanción a ese soldado, o unos días de arresto, por extralimitarse. O al menos le afearía su conducta. 

Ahora que más delito tiene, creo, el que mandó tirar el cadáver de Bin Laden al mar: hay que ser zopenco con galones; ahora ya no hay cuerpo del delito, y vete a saber si podrán empapelar al soldado ése, que igual es otro indio desobediente. Aquí la más valiente en esta historia, sin desmerecer al comando, ha sido la infeliz de la mujer de Bin Laden, otra criminal, que le dieron un tiro por interponerse para defenderlo.


 
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Ronces et ballots


Ronces et ballots, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

Les sale gratis

 

Al gobierno le sale gratis decir cualquier cosa. Pueden decir así tranquilamente que Bin Laden organizó el 11-M, cuando ni se le denunció ni se le procesó ni se le buscó ni se le condenó por eso. Pueden decir que las actas de la Eta son mentira, o que no hay que comentar lo que dicen los terroristas—aunque ellos mismos digan lo contrario en otro momento. Que lo de la corrupción de los EREs de Andalucía son infundios—aunque esté toda la documentación a la luz pública y en los juzgados. Que el gobierno no paga a los piratas, dicen ahora las ministras—aunque la propia Audiencia Nacional lo dé por probado. Claro que los jueces dan eso por probado y no le abren un expediente al Ministerio, para depurar responsabilidades, ni a la "jubilada" vicepresidenta de la Vega, que mintió en esto con toda la cara dura y transparencia que siempre la ha caracterizado. 

Sale gratis—con tal de que el papelito se quede durmiendo en la mesa del juez, o que la mano que tenía que moverse para abrir diligencias no las abra. Y así no es sólo que salgan gratis la corrupción, la malversación de fondos, la mentira a los "sufridos votantes" y administrados. Lo más educativo de todo esto es que se da, con luces de neón, un modelo y ejemplo de cómo funcionan las cosas en realidad: 1) que no importa lo que se haga o se diga, porque el país es lo bastante tonto o está lo bastante comprado; 2) que actuar legal o ilegalmente da lo mismo mientras se cuente con apoyos suficientes entre "los nuestros"; 3) que aquí lo que importa es quién manda, y quién se lo lleva crudo, y que si ladran, cabalgamos. Y mejor si es a plena luz del día, para que no hay dudas sobre cómo funciona la cosa y en qué tipo de país vivimos.

Una escena educativa en esta línea se vivió ayer con las ilegalizadas candidaturas de Bildu, acreditadamente mamporreros de la Eta según el Tribunal Supremo. Pues ahí estaban haciendo declaraciónes por el Congreso—no les dejó dar la rueda de prensa Bono dentro, pues la dieron fuera. Y lejos de ordenar a que fuese la policía a disolverlos, todos los periodistas (con excepción de los de Libertad Digital y algún otro) fueron ahí perdiendo el culo a ver qué decían los proetarras, y dejaron plantado al portavoz del gobierno en su rueda de prensa. Que por otra parte le pareció muy bien al portavoz del gobierno, visto que el PSOE está jugando a dos bandas y en realidad quiere a los (pro)etarras en las elecciones, como han declarado muchos de ellos. (Y a ver qué huevo pone el tribunal constitucional, que ya me lo huelo desde aquí). Bien, pues el ministro portavoz Alonso, en lugar de dar su rueda de prensa a quien la quiera oír, va y espera a que terminen los proetarras de hablar—les da prioridad, por así decirlo— y luego empieza su comparecencia media hora después.

¿Quieren saber algo aún más educativo? Pues ahora viene.

Los (pro)etarras, en su rueda de prensa, que la debería haber ido a escuchar algún borracho de tetrabrik, tenían a todos los medios poniéndoles el micrófono. Pero aclararon que sólo hacían declaraciones para los medios vascos, no para los medios "de Madrid". Claro que se les oía igual por los otros micrófonos, que aquí todo es ficción. Sin embargo todo esto es instructivo: cuando tienes a un memo de rodillas ante tí, a ver qué sale de tu boca, lo mejor que puedes hacer es meártele en la cara. Le causarás cierta impresión. Ahí se quedaron un poco cortos los euscaldunes, y les aconsejo que la siguiente vez se tomen una ronda de cañas antes de la rueda de prensa, para redondear bien la faena y dejar todo aún más claro, si cabe.

 
 
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martes, 3 de mayo de 2011

Paisaje de Galicia 3


Paisaje de Galicia 3, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

A los ochenta años


Camino de los ochenta años, en mayo del año pasado,
mi padre empezó un blog, que pronto ya no pudo continuar. Tal vez sabía que no llegaría a cumplirlos, y por eso sin esperar más tituló esta entrada "Aragón visto a los ochenta años". Hoy los hubiera cumplido, y esto es lo que decía de Aragón hace menos de un año:

1.- La mayoría de los aragoneses no percibe estar viviendo en una comunidad que tenga que valerse por sí misma, sino en tres provincias dependientes de Madrid, que es quien debe buscar la solución a sus problemas. Las comunidades que nos rodean hace tiempo que buscan por si mismas la solución a los mismos.

2.- Ningún aragonés considera una pérdida de riqueza el que los aragoneses tras una larga y costosa formación emigren a Cataluña u otras comunidades que se enriquecen con sólo recibir a la gente ya formada.

3.- Aragón es no solo un centro de dispersión de aguas, sino también de talentos, que no encuentran en su tierra la mas mínima protección o ayuda, a diferencia de las comunidades que nos rodean que no dejan escapar sus talentos y se benefician de esta falta de visión.

4.- Hace 40 años rompimos nuestras relaciones fronterizas con Francia al cortarse la línea del ferrocarril por Somport, cuyo túnel costó más de 400 obreros muertos en su construcción. Desde su construcción nada se ha hecho por mejorar la línea. Desde Zaragoza hasta la frontera no debería haber más de 2 estaciones. Fuera apeaderos.

5.- No sólo no se ha reabierto la línea férrea sino que ni siquiera un microbús mantiene unidas dos ciudades como Pau y Zaragoza, con 100.000 y 800.000 habitantes, pertenecientes a dos naciones supuestamente civilizadas.

6.- Aragón es la comunidad mas desequilibrada de España con una capital de 800.000 habitantes y solamente los 500.000 restantes viviendo en un inmenso desierto, que no permite crear servicios y los obliga a acudir a la capital a resolver sus problemas más elementales.

7.- Zaragoza, a pesar de su crecimiento en tamaño, ha perdido calidad y no tiene una Universidad que tenga la importancia relativa que tuvo hace 40 años. Sigue creciendo más en cantidad que en calidad y no ha sabido aprovechar la ventaja que le da ser el centro de gravedad de la economía española. Su Universidad es la más próxima a Europa en idioma español exclusivamente y esto debería darle ventajas a la hora de captar alumnos extranjeros y en conseguir editoriales que no maltraten el idioma.

8.-El aeropuerto, la estación de ferrocarril y la de autobuses debería estar lo más cerca posible y una autovía hacer posible la unión con el centro y comunicaciones urbanas. Seria interesante distinguir las comunicaciones urbanas de las interurbanas.
El aeropuerto debería tener unos equipamientos que no obligaran a desviar los vuelos a Reus ante la menor circunstancia adversa.

9.- Esperar que desde Madrid resuelvan nuestras comunicaciones transfronterizas revela una gran candidez. Al gobierno Central no le interesa ponerse a mal con Cataluña o Euskadi quitándoles una parte de su comercio internacional. Harán bien ellos en defender sus ventajas. No hay que esperar por ahí las ayudas.

10.- No podemos dormirnos si pretendemos que nuestros hijos y nietos puedan seguir en nuestra tierra o tendremos que empezar a enseñarles el catalán o el eusquera para pasar a ser ciudadanos de 2ª.

11.- Mañana más.

MI JOTA
No somos ni catalanes
ni franceses ni navarros
somos sólo aragoneses
no nos llameis castellanos

—Aclararé que esto último se refiere a que siempre quiso mi padre que se llamase al idioma que aquí hablamos, y escribimos, español—no castellano (ni aragonés, claro). Pero ya se echa de ver por lo que escribe que veía a España, y a Aragón, en una triste deriva, y apuntando por debajo de sus posibilidades.

 
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Un árbol del Sobrarbe

Unidad:Texto :: Identidad:Sujeto

Sigue aquí un resumen del artículo de Norman N. Holland "Unity Identity Text Self" (1975), reimpreso en Reader-Response Criticism, ed. Jane P. Tompkins (Baltimore: Johns Hopkins UP, 1980) 118-33. Es un clásico de la teoría de la recepción literaria desde el punto de vista psicoanalítico. La traducción del título sería Unidad Identidad Texto Yo personal (o sujeto individual); lo he reescrito en mi propio título de una manera que clarifica más las relaciones que busca establecer Holland entre estos cuatro términos:


Unidad    Identidad    Texto    Sujeto

El texto lo entiende Holland a la manera de los Nuevos Críticos, como "las palabras que hay en la página". La cuestión de la unidad del texto ha sido tratada desde Platón, pasando or Coleridge, Henry James, Northrop Frye... Aquí se trata de encontar un tema central, no excluyente de otros: algo que permite que una persona concreta capte una obra en su conjunto, mediante sucesivas abstracciones, obtenidas por inducción y deducción en torno a unas pocas polaridades generales. ¿Objetivamente? podrá preguntarse, porque si se tratase de una mera impresión subjetiva sin apoyo objetivable alguno, poco nos diría eso sobre el texto. Siempre se halla interrelacionada la objetividad con la subjetividad en la interpretación, pues necesitamos tener la sensación de que nuestras explicaciones críticas son compartidas con otros.  El yo (sujeto) lo entenderemos como no otros, y la identidad será una "unidad temática obtenida por abstracción" en el individuo, que sea estructuralmente invariable a lo largo de la vida. Hay pues una analogía entre el acto de interpretar la identidad de un individuo y el de leer un texto:

"La identidad es la unidad que encuentro en un yo si lo miro como si fuese un texto" (Holland 111)

El texto y el sujeto son datos iniciales; la unidad y la identidad son constructos extraídos a partir de los datos. Y en cierto modo son inseparables del tema identitario del propio analista que los extrae:

"La unidad que encontramos en los textos literarios está impregnada con la identidad que encuentra esa unidad" (123).

Así pues, las lecturas de un texto siempre diferirán en función de la personalidad del intérprete (al margen de cuestiones que puedan relacionarse con su edad, clase social, raza...).  Pero no todas las interpretaciones funcionan igual de bien para otras personas que no sean el propio intérprete. Hay por tanto algunos principios básicos que gobiernan la interpretación:

"la identidad se recrea, o, por decirlo de otro modo, se crea el estilo—en el sentido de estilo personal. Es decir, todos nosotros, cuando leemos, usamos la obra literaria para simbolizarnos y en última instancia para autorreplicarnos" (124)

—en el sentido de construir réplicas de nuestro yo (no en el sentido de darnos una réplica o respuesta a nosotros mismos—aunque también algo de eso hay, por otra parte). Quedamos reflejados en nuestra lectura o interpretación. Adaptamos la obra para adecuarla a nuestras propias maneras de enfrentarnos al mundo:

"cada uno de nosotros encontrará en la obra literaria el tipo de cosa que característicamente deseamos o tememos más" (124).

Esto es un sistema psíquico encaminado a conseguir placer y evitar sensaciones desagradables:

"el contenido de fantasía que convencionalmente localizamos en la obra literaria en realidad es creado por el lector, a partir de la obra literaria, para expresar sus propios impulsos psíquicos" (125).

La fantasía en estado crudo se transforma en el proceso de lectura e interpretación en coherencia moral, estética o intelectual, para evitar sentimientos de culpabilidad. Así Holland puede leer todos los poemas de Robert Frost como una expresión del tema identitario que localiza como característico de Frost, a saber, una búsqueda de orden simbólico impuesto por el suejto poético frente a un mundo amenazador o caótico. (Hábilmente, sugiere Holland mediante la retórica de su artículo cómo ese tema que él encuentra en Frost es a la vez una proyección del tema identitario del propio Holland—aunque esto lleva a un cierto problema de paradoja en la interpretación).

"Cada vez que, en tanto que crítico, me enfrento a un escritor o a su obra, lo hago a través de mi propio tema identitario. Mi acto de percepción es también un acto de creación en el cual participo del don del artista. Encuentro en mí mismo lo que Freud llamaba 'el secreto más interno' del autor, 'su ars poetica esencial', es decir, la capacidad de de abrirse paso a través de la repulsión asociada con 'las barreras que se alzan entre cada ego individual y los demás'" (Holland 130).

En oposición a la visión cartesiana del conocimiento, Holland no cree que exista el mundo al margen del sujeto de percepción. Se opone asimismo a la noción de que el auténtico conocimiento requiera la separación entre sujeto de conocimiento y objeto de conocimiento. Está más bien a favor de considerar

"la experiencia como una reunión interna y un entremezclamiento de yo y otro tal como es descrita por Whitehead o Bradley o Dewey o Cassirer o Langer o Husserl" (130).


(A esta lista de Holland le podríamos añadir el interaccionalismo simbólico propuesto por George Herbert Mead o Herbert Blumer).


El psicoanálisis va, según Holland, más allá de la ciencia, pues explica las interpretaciones: cualquier explicación responde a una necesidad humana. Responde a la pregunta "¿para quién", aparte de las preguntas precientíficas (medievales) del "¿por qué?" de los fenómenos, y la pregunta científica, moderna, que responde al "¿cómo?" de esos fenómenos. Se opone Holland a una noción de objetividad interpretativa que separe los cuatro términos (unidad, identidad, texto, sujeto), pero también rechaza el solipsismo interpretativo:

"Cada vez que un ser humano se dirige al mundo a través de signos, o se dirige a los signos del mundo, pone en acción de nuevo los principios que definen esa mezcla del yo y del otro, y la cualidad creativa y relacional de toda nuestra experiencia, y muy especialmente de de la composición y lectura literaria" (131).

Observa la editora Tompkins que el planteamiento de Holland pone la identidad del intérprete en el centro de la cuestión. La gente se enfrenta a la literatura como se enfrenta a experiencias vitales: las interpretaciones están basadas en parte en el texto, pero experimentan adiciones y un procesamiento que les da forma. Habrá que estudiar cómo sucede esto. Sin embargo, frente a posturas más extremistas como las de Stanley Fish en los 70, que relativizaban totalmente la interpretación, Holland mantiene la noción del texto como un "otro", con lo cual se conserva la noción de una entidad propia de significado textual, al margen del intérprete. Visto que son siempre diferentes sujetos los que han de acceder al texto, se me ocurre que la única manera de determinar lo que es éste objetivamente sería definiéndolo como el elemento común que comparten interpretaciones diferentes, o lo que no está sujeto a contestación o disensión en una determinada interacción crítica sobre ese texto. Algo más en esta línea, a cuenta de Stanley Fish, escribí en "El cristal con que se mira (diferencias críticas)."


Aquí está [estaba...] la página personal de Holland, con obras posteriores en las que ha desarrollado sus teorías, en particular Literature and the Brain, donde intenta integrar psicoanálisis y poética cognitiva desde el punto de vista de la neurología.


 
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lunes, 2 de mayo de 2011

Antiguo embarcadero


Antiguo embarcadero, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

Arresting Deconstruction leído por robots


"Arresting Deconstruction: On Gayatri Chakravorty Spivak's Cultural Criticism." 
Es un artículo sobre Gayatri Spivak que escribí hace más de veinte años, allá por los ochenta, cuando esta señora sacó su primer libro. 

 

 

Ya estaba online el artículo en mi página de publicaciones, y ahora aparece por PDFeBook4U, uno de estos sitios donde te cogen PDFs por la red y te los recuelgan o republican... sólo que claro, ahora nada cuenta como una republicación, que esto lo hacen los robots y ya estamos en otra dimensión. Ya que son robots podían al menos no equivocarse al escribir el título, en fin.



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Ni Bildu ni Sortu

 

Ni puñetas en vinagre.  Buena limpia.

A ver si ahora los farsantes del Tribunal Constitucional no hacen una de las suyas.

Por cierto, hay que recordar que los miembros de esta coalición ilegalizada fueron aliados inquebrantables del PSOE en la anterior legislatura, los que repartían rosas blancas por la concordia con los etarras y le ponían el "cordón sanitario" al PP cuando éste denunciaba la vergonzosa (y ahora vergonzante) negociación con la ETA.

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PS: Al final, como bien saben ustedes, los traidores y falsarios magistrados del Tribunal Constitucional torcieron la ley, y legalizaron al partido etarra. Que para eso los ponen ahí, para torcer la ley—que aplicarla, podría aplicarla un estudiante de primero de derecho.



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No os ama(ba)

Anuncia Obama la muerte de Bin Laden a manos de un comando estadounidense, tras meses de seguirle la pista. Dice también que ordenó matar a Osama bin Laden, o "traerlo ante la justicia", que las dos cosas dice. Pronto veremos el cuerpo, es de suponer, o la cabeza pinchada en un palo, o al menos una foto que no parezca falsificada. Aquí el relato de la operación.

Es curioso que a estas alturas el FBI aún no se ha enterado de la muerte de Bin Laden, o por lo menos no ha actualizado aún su web de terroristas más buscados.


Claro que, si se lee, se ve que en todos estos años no lo han buscado al parecer por el ataque a las torres gemelas, según el FBI. Obama, claro, dice otra cosa. 

 


Obsérvese por cierto que a Osama los del FBI lo llaman "Usama", a pesar de la molesta coincidencia con "US" (más molesta si se siguen los negocios a alto nivel de la familia Bin Laden en USA, o las pasadas relaciones de "Usama" con la CIA). También es molesto, claro, el parecido del nombre de Obama con los de bin Laden y Saddam Husein, qué se le va a hacer.

(PS: unas horas más tarde, le añaden DECEASED a esta foto de arriba).

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Dice Obama que se ha hecho justicia. Y en efecto, la única manera de hacer justicia en este caso era hacer que Bin Laden muriera como un perro. Un comentario de Enrique Prieto en la web de ABC:

Ha tenido mala suerte Bin Laden no ser capturado por fuerzas policiales o militares en España, porque o hubiera seguido el mismo camino que conocidos asesinos y criminales de ETA, GRAPO o simplemente criminales sin ideología política, porque los progresistas de siempre, se la hubieran “cogido con papel de fumar” y hubiera estado en prisión lo mínimo posible, y después se hubiera desorganizado la coordinación entre políticos nefastos y sin escrúpulos, fiscales y jueces, y si hubiera escapado sin que nadie supiera donde se hallaba, y en el caso de que un policía o guardia municipal mal informado lo hubiera detenido sin querer porque estaba aparcando mal, siempre le hubiera quedado la esperanza del Tribunal Constitucional del Reino de España. Pero tuvo la mala suerte de que lo capturaran los americanos, y estos con los criminales no tienen contemplaciones, y una vez el perro muerto se acabó la rabia, ¡Muy bien por ellos, con dos...!

Lo raro, rarísimo, es que todo esto no haya pasado hace unos cuantos años, antes de la guerra de Irak.  Y la rabia, en cualquier caso, me temo que no se acabará aquí.

En todo caso es un momento histórico—dado que Bin Laden ha sido desde hace años la cabeza oficial o extraoficial, visible o invisible, del movimiento terrorista que ha declarado la guerra a Occidente y a los musulmanes tibios, en nombre del Islam integrista más repugnante. Si había una guerra mundial visible y abierta en este siglo, era entre Occidente y el fundamentalismo islámico, entre Obama y Osama— y Obama acaba de matar a Osama.



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PS: Vaya, ahora dicen que le han dado sepultura al cuerpo de Bin Laden en el mar, "según el rito musulmán"— Ya, como hacen siempre los beduinos del desierto. La idea, dicen, es evitar que se cree un santuario alrededor de su lugar de entierro. Pero semejante precipitación es o sospechosa, o estúpida.

Si se confirma que lo de la eliminación del cadáver es por cumplir con el mandato musulmán, me parece fuera de lugar. A Estados Unidos puede interesarle apaciguar musulmanes, pero no le interesa en absoluto sugerir de ninguna manera que Bin Laden fuera un buen musulmán, ni que Bin Laden se haya merecido ningún tipo de respeto ni vivo ni muerto, ni que haya que tener contemplaciones de algún tipo con las propias prioridades del interfecto éste. Más bien al contrario. Que lo examine un ejército de forenses, y que lo cremen la semana que viene, y que tiren entonces las cenizas a donde estimen oportuno.  Peor que ofender a quienes se van a ofender de todas maneras, es alimentar especulaciones o teorías conspiranoicas.
Ya tenemos a Hitler 2 intrigando de incógnito. Alguien merece un tirón de orejas.
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Una medición objetiva de la importancia de la noticia.



 
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Curso sobre biología evolutiva en Yale

En el canal de Yale Courses, curso sobre evolución, ecología y comportamiento a cargo de Stephen C. Stearns. Aquí está toda la serie de vídeos, y éste es el primero:





domingo, 1 de mayo de 2011

Entre mar y tierra


Entre mar y tierra, originally uploaded by JoseAngelGarciaLanda.

Y los sindicatos, manifestándose en Valencia


Y los sindicatos verticales, UGT y Comisiones, manifestándose en Valencia—para que quede claro que contra este gobierno, no se manifiestan—los muy falsarios.


Aún habrá quien diga que este vídeo del PP está hecho con mala uva....

(Bueno, 10 años más tarde ha desaparecido el vídeo. Lo cambio por uno de Solidaridad contra los sindicatos mamporreros del PSOE):




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Los trabajadores, y los parados, y hasta sus mismos asociados, les han dado plantón a estos sindicatos falsarios, y no han ido a la manifestación.  No porque no haya que manifestarse, habiendo cinco millones de parados, pero es que hay que manifestarse contra el gobierno—y la gente que no pasa de todo ya está harta de estar manipulada por estos palmeros del PSOE.


 

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