lunes, 6 de mayo de 2024
domingo, 6 de agosto de 2023
lunes, 6 de marzo de 2023
viernes, 31 de diciembre de 2021
jueves, 26 de agosto de 2021
La possibilité d'une île
Esta mañana, nadando un buen rato entre la bruma, en un mar plano y casi blanco, como flotando fuera de la realidad. Iba dándole vueltas a la cabeza de cómo felicitar a mi ex su sesenta cumpleaños—en el que me alcanza este verano, cerrando el círculo desde el 61 hasta los 61— pensando cómo, procurando no molestar y a la vez sin frivolizar ni comunicar indiferencia ante una separación, la nuestra, que cada día se reafirma como más inflexible y definitiva, al llegar a esta edad que nunca pensamos que tendríamos, instalados para siempre en un más allá de lo que fue nuestra vida juntos, con el tiempo a la vez parado para siempre y sin embargo transcurriendo aún... Me he acordado mientras nadaba en ese mar casi invernal de este episodio de La Possibilité d'une île, de Michel Houellebecq, en el que el protagonista Daniel visita una instalación artística vanguardista creada por Vincent, el líder de la secta de posthumanos que sustituirá a la humanidad, y la recordará desde una especie de civilización terminal vacía, estática y postmortem:
(...)
Conscient que les choses tourneraient bien, qu'il s'était entouré des meilleurs collaboraeurs possibles, Vicent s'était de plus en plus exclusivement consacré, au cours des dernières semaines, à son grand projet, et c'est avec surprise que j'avais vu sse manifester à nouveau sa timidité, son malaise, la manière incertaine et maladroite de s'exprimer qu'il avait lors de nos premières rencontres. Il hésita longuement, ce matin-là, avant de me laisser découvrir l'œuvre de sa vie. Nous prîmes un café, pus un second, au distributeur automatique. Tournant le gobelet vide entre ses doigts, il me dit finalement: "Je crois que ce sera mon dernier travail..." avant de baisser les yeux. "Susan est d'accord... ajouta-t-il. Lorsque le moment sera venu... enfin, le moment de quitter ce monde, et d'entrer dans l'attente de la prochaine incarnation, nous entrerons ensemble dans cette salle: nous nous rendrons en son centre où nous prendrons ensemble le mélange létal. D'autres salles seront construites sur le même modèle, afin que tous les adeptes puissent y avoir accès. Il m'a semblé... il m'a semblé qu'il était utile de formaliser ce moment." Il se tut, me regarda droit dans les yeux. "Ça a été un travail difficile... dit-il. J'ai beaucoup pensé à La Mort des pauvres, de Baudelair: ça m'a énormément aidé."
Les vers sublimes me revinrent immédiatement en mémoire, comme s'ils avaient toujours été présents dans un recoin de mon esprit, comme si ma vie entière n'avait été que leur commentaire plus ou moins explicite:
C'est la mort qui console, hélas! et qui fait vivre;
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui, comme un élixir, nous monte et nous enivre,
Et nous donne le cœur de marcher jusqu'au bout.
À travers la tempête, et la neige, et le givre,
C'est la clarté vibrante à notre horizon noir;
C'est l'auberge fameuse inscrite sur le livre,
Où l'on pourra manger, et dormir, et s'asseoir.
Je hochai la tète; que pouvais-je faire d'autre? Puis je m'engageai dans le couloir en direction du hangar. Dès que j'eus ouvert la porte hermétique, blindée, qui menait à l'intérieur, je fus ébloui par une lumière aveuglante, et pendant trente secondes, je ne distinguai rien; la porte se referma derrière moi avec un bruit mat.
Progressivement mon regard s'accoutuma, je reconnus des formes et des contours; cela ressemblait un peu à la simulation informatique que j'avais vue à Lanzarote, mais la luminosité de l'ensemble était encore accrue, il avait vraiment travaillé dans le blanc sur blanc, et il n'y avait plus du tout de musique, juste quelques frémissements légers, comme des vibrations atmosphériques incertaines. J'avais l'impression de me mouvoir à l'intérieur d'un espace laiteux, isotrope, qui se condensait parfois, subitement, en microformations grenues—en m'approchant je distingais des montagnes, des vallées, des paysages entiers qui se complexifiaient rapidement puis disparaissaient presque aussitôt, et le décor replongeait dans une homogénéité floue, traversée de potentialités oscillantes. Étrangement je nevoyais plus mes mains, ni aucune autre partie de mon corps. Je perdis très vite toute notion de direction, et j'eus alors l'impression d'entendre des pas qui faisaient écho aux miens: lorsque je m'arrêtais ces pas s'arrêtaient eux ausssi, mais avec un léger temps de retard. Tournant mon regard vers la droite j'aperçus une silhouette qui répétait chacun de mes mouvements, qui ne se distinguait de la blancheur éblouissante de l'atmosphère que par un blanc légèrement plus mat. J'en ressentis une legère inquiétude: la silhouette disparut aussitôt. Mon inquiétude se dissipa: la silhouette se matérialisa à nouveau, comme surgie du néant. Peu à peu je m'habituiai à sa présence, et continuai mon exploration; il me paraissait de plus en plus évident que Vincent avait utilisé des structures fractales, je reconnaissais des tamis de Sierpinski, des ensembles de Mandelbrot, et l'installation elle-même semblait évoluer à mesure que j'en prenais conscience. Au moment où j'avais l'impression que l'espace autour de moi se fragmentait en ensembles triadiques de Cantor la silhouette disparut, et le silence devint total. Je n'entendais même plus ma propre respiration, et je compris alors que j'étais devenu l'espace; j'étais l'univers et j'étais l'éxistence phénoménale, les microstructures étincelantes qui apparaissaient, se figeaient, puis se dissolvaient dans l'espace faisaient partie de moi-même, et je sentais miennes, se produisant à l'intérieur de mon corps, chacune de leurs apparitions comme chacune de leurs cessations. Je fus alors saisi par un intense désir de disparaître, de me fondre dans un néant lumineux, actif, vibrant de potentialités perpeétuelles; la luminosité redevint aveuglante, l'espace autour de moi sembla exploser et se diffracter en parcelles de lumière, mais il ne s'agissait pas d'un espace au sens habituel du terme, il comportait des dimensions multiples et toute autre perception avait disparu—cet espace ne contenait, au sens habituel du terme, rien. Je demeurai ainsi, parmi les potentialités sans forme, au-delà même de la forme et de l'absence de forme, pendant un temps que je ne parvins pas à définir; puis quelque chose apparut en moi, au début presque imperceptible, comme le souvenir ou le rêve d'une sensation de pesanteur; je repris alors conscience de ma respiration, et des trois dimensions de l'espace, qui se fit peu à peu immobile; des objets apparurent de nouveau autour de moi, comme de discrètes émanations du blanc, et je parvins à sortir de la pièce.
Il était en effet probablement impossible, dis-je à Vincent un peus plus tard, de demeurer vivant dans un tel endroit pendant plus d'une dizaine de minutes. "J'appelle cet endroit l'amour, dit-il. L'homme n'a jamais pu aimer, jamais ailleurs que dans l'immortalité; c'est sans doute pourquoi les femmes étaient plus proches de l'amour, lorsqu'elles avaient pour mission de donner la vie. Nous avons retrouvé l'immortalité, et la coprésence au monde; le monde n'a plus le pouvoir de nous détruire, c'est nous au contraire qui avons le pouvoir de le créer par la puissance de notre regard. Si nous demeurons dans l'innocence, et dans l'approbation du seul regard, nous demeurons également dans l'amour".
Ayant pris congé de Vincent, une fois remonté dans le taxi, je me calmai peu à peu; mon état d'esprit lors de la traversée de la banlieue parisienne restait cependant assez chaotique, et ce n'est qu'après la porte d'Italie que je retrouvai la force d'ironiser, et de me répéter mentalement: "Serait-ce donc possible! Cet immense artiste, ce créateur de valeurs, il ne l'a pas encore appris, que l'amour est mort!" Je ressentis aussitôt une certaine tristesse à constater que je n'avais toujours pas renoncé à être ce que j'avais été, tout au long de ma carrière: une espece de Zarathoustra des classes moyennes.
(...)

Este espacio virtual en el que se sumerge Daniel no deja de recordar a otro (además de a mi mar neblinoso)—otro espacio que aparece al final de La Possibilité d'une Île. El descendiente posthumano clonado a partir de Daniel, Daniel25, abandona la fría y solitaria civilización-burbuja de su especie para salir al escenario postapocalíptico de la Tierra tras las grandes destrucciones, y anda cientos de kilómetros por España hasta llegar a la orilla de una playa terminal, casi infinita y mezclada con el mar, donde piensa pasar el resto de sus días, y donde terminan así con la novela, sus reflexiones sobre el sentido de su vida, el deseo y la paz de espíritu:
J'avais atteint le terme de mon voyage.
Ce paysage ne ressemblait guère, à vrai dire, à l'océan tel que l'homme avait pu le connaître; c'était un chapelet de mares et d'étangs à l'eau presque immobile, séparés par des bancs de sable; tout était baigné d'une lumière opaline, égale. Je n'avais pas la force de courir, et c'est d'un pas chancelant que je me dirigeai vers la source de la vie. (...)
Il me restait peut-être soixante ans à vivre; plus de vingt mille journées qui seraient identiques. J'éviterais la pensée comme j'éviterais la souffrance. Les écueils de la vie étaient loin derrière moi; j'étais maintenant entré dans un espace paisible dont seul m'écarterait le processus létal.
Je me baignais longtemps, sous le soleil comme sous la lumière des étoiles, et je ne ressentais rien d'autre qu'une légère sensation obscure et nutritive. Le bonheur n'était pas un horizon possible. Le monde avait trahi. Mon corps m'appartenait pour un bref laps de temps; je n'atteindrais jamais l'objectif assigné. Le futur était vide; il était la montagne. Mes rêves étaient peuplés de présences émotives. J'étais, je n'étais plus. La vie était réelle.
—oOo—
lunes, 19 de abril de 2021
El mapa y el territorio: Espectáculo de autor
En una cultura mediática en la que la literatura es espectáculo, los best-sellers son espectáculo de primera, y sus autores se vuelven parte del espectáculo. En este contexto era de esperar que surjan usos experimentales de la figura del autor, o curiosidades si se quiere, como el caso de Michel Houellebecq, que, ficcionalizado en parte, es uno de los principales personajes de su novela La Carte et le territoire (2010).
Texto completo:
El mapa y el territorio: Espectáculo de autor
https://ssrn.com/abstract=3772201
Ibercampus (Jan. 18, 2011)
8 Pages Posted: 14 Mar 2021
José Angel García Landa
Universidad de Zaragoza
Date Written: January 18, 2011
Abstract
Spanish Abstract:
English Abstract:
The Map and the Territory: Auteur Spectacle
In a media-intensive culture in which literature becomes a spectacle, best-sellers are prime-time spectacle, and their authors become part of the spectacle. In this context it is to be expected that experimental uses of the author-figure will appear, as is the case of Michel Houellebecq, partly fictionalized as one of the main characters of his novel La Carte et le territoire (2010).
Note: Downloadable document is in Spanish.
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También aquí:
_____. "El mapa y el territorio." In García Landa, Vanity Fea 17 Jan. 2011.* (Rev. of Michel Houellebecq's La Carte et le territoire).
http://vanityfea.blogspot.com/2011/01/el-mapa-y-el-territorio.html
2011
_____. "El mapa y el territorio." Ibercampus (Vanity Fea) 18 Jan. 2011.*
http://www.ibercampus.es/articulos.asp?idarticulo=14517
2013 DISCONTINUED – Online at Scholar Internet Archive - Fatcat.*
2026
https://scholar.archive.org/fatcat/release/dsvgyfbrr5e6lle4izbvtxsici
2026
_____. "El mapa y el territorio: Espectáculo de autor." Academia 14 Feb. 2021.*
https://www.academia.edu/45118374/
2021
_____. "El mapa y el territorio: Espectáculo de autor." SSRN 14 March 2021.*
https://papers.ssrn.com/abstract=3772201
2021
Cultural Anthropology eJournal 14 March 2021.*
https://www.ssrn.com/link/Cultural-Anthropology.html
2021
Literary Theory eJournal 14 March 2021.*
https://www.ssrn.com/link/English-Lit-Theory-Criticism.html
2021
Film,
Media & TV Studies eJournal 14 March 2021.
https://www.ssrn.com/link/Film-Media-TV-Studies.html
2021
_____. El Mapa y el Territorio: Espectáculo de autor." ResearchGate 6 May 2021.*
https://www.researchgate.net/publication/351358018
2021
_____. "El Mapa y el Territorio: Espectáculo de autor." In García Landa, Vanity Fea 19 April 2021.*
https://vanityfea.blogspot.com/2021/04/el-mapa-y-el-territorio-espectaculo-de.html
2021
_____. "El Mapa y el Territorio: Espectáculo de autor." Humanities Commons 22 May 2021.*
https://hcommons.org/deposits/item/hc:38879/
2021
_____. "El Mapa y el Territorio: Espectáculo de autor." Net Sight de José Angel García Landa 4 Jan. 2023.*
https://personal.unizar.es/garciala/publicaciones/elmapayel.pdf
2024
—oOo—
domingo, 10 de febrero de 2019
Despojado de allegados
Despojado de allegados, me parecía que yo aceptaba cada vez más fácilmente la idea de la muerte; me habría gustado ser feliz, por supuesto, acceder a una comunidad dichosa, todos los seres humanos quieren eso, pero, en fin, realmente en aquel momento eso estaba fuera de lugar. A primeros de diciembre compré una impresora de fotos, así como un centenar de cajas de papel Epson mate, formato 10x15 cm. De las cuatro paredes de mi estudio una la ocupaban , desde media altura, un ventanal cuyas persianas mantenía cerradas y un gran radiador debajo. Reducían el aspecto de la segunda mi cama, una mesilla de noche y dos librerías medianas. La tercera pared quedaba casi totalmente libre, salvo por una abertura que llevaba a la entrada, al cuarto de baño a la derecha y la cocina a la izquierda. Solo la cuarta pared, enfrente de mi cama, estaba enteramente disponible. Limitándome, por comodidad, a las dos últimas, disponía de un espacio de exposición de dieciséis metros cuadrados; habida cuenta de que el formato de impresión era de 10 x 15 cm, podía exponer un poco más de mil fotos. En mi ordenador portátil había algo más de tres mil, que documentaban íntegramente mi vida. Escoger una de cada tres me parecía razonable, incluso muy razonable, y me daba la sensación de haber vivido bastante.
(Bien mirado, de todos modos, mi vida se había desarrollado de un modo extraño. En el fondo, durante varios años, después de mi separación de Camille, me había dicho a mí mismo que tarde o temprano nos encontraríamos, que era inevitable porque nos amábamos, que hacía falta, como se dice, dejar que cicatrizasen las cosas, pero que todavía éramos jóvenes y teníamos toda la vida por delante. Ahora, al mirar atrás, me percataba de que la vida se había acabado, que había pasado por nuestro lado sin realmente hacernos grandes señales, y que luego había recogido sus cartas con discreción y elegancia, con suavidad, y lisa y llanamente se había alejado de nosotros; la verdad era, visto de cerca, que nuestra vida no había sido muy larga).
En cierto sentido deseaba confeccionar una especie de muro de Facebook, pero para mi uso personal, un muro de Facebook que solo vería yo y, muy brevemente, el empleado de la agencia inmobiliaria que debería tasar mi piso después de mi fallecimiento; se quedaría sorprendido y luego lo tiraría todo a la basura y con toda seguridad encargaría una limpieza con detergente para eliminar de las paredes las huellas de pegamento.
La tarea era fácil gracias a las prestaciones de las cámaras modernas; cada negativo tenía asociadas la hora y la fecha de la instantánea, nada era más simple que llevar a cabo una selección según esos criterios. Si hubiese activado la función GPS en mis aparatos sucesivos, habría podido con certeza recuperar los lugares. Pero la verdad es que resultaba superfluo, yo recordaba los lugares de mi vida, los recordaba perfectamente, con una precisión quirúrgica, inútil. Mi memoria de las fechas era más dudosa, las fechas carecían de importancia, todo lo que ocurría, ocurría para la eternidad, ahora lo sabía, pero se trataba de una eternidad cerrda, inaccesible.
En el transcurso de este relato he mencionado algunas fotos, dos con Camille, una con Kate. Había otras, un poco más de tres mil, de un interés mucho menor, era hasta sorprendente comprobar hasta qué punto mis fotos eran mediocre: ¿por qué me había parecido bien tomar aquellas imágenes turísticas en Venecia o Florencia, exactamente iguales a las de cientos de miles de turistas? ¿Y qué mie habría invitado a revelar aquellas fotos banales? Sin embargo, iba a pegarlas en la pared, cada una en su sitio, sin esperar que desprendieran belleza ni sentido; pero continuaría, hasta el final, porque podía hacerlo, materialmente podía hacerlo, era una tarea físicamente a mi alcance.
En consecuencia, lo hice.
lunes, 16 de enero de 2017
domingo, 2 de agosto de 2015
Los estudios de letras según Houellebecq
En su última novela, Sumisión (2015):
Como es sabido, los estudios universitarios de letras no ofrecen casi ninguna salida, salvo a los estudiantes más capacitados para hacer carrera en la enseñanza universitaria en el campo de las letras: se trata en resumidas cuentas de una situación bastante chusca en la que el único objetivo del sistema es su propia reproducción y que genera una tasa de desechos superior al 95%. Esos estudios, sin embargo, no son nocivos e incluso pueden tener una utilidad marginal. Una chica que aspire a un trabjo de dependienta en Céline o Hermès deberá, ante todo, cuidar su presencia; pero una licenciatura o un máster de letras modernas pueden constituir una baza accesoria que, a falta de competencias prácticas, garantice al empleador cierta agilidad intelectual que permita augurar la posibilidad de una evolución en la carrera: la literatura, además, siempre ha tenido una connotación positiva dentro de la industria del lujo.
Por mi parte, era consciente de formar parte de la reducida franja de los "estudiantes más capacitados." Había escrito una buena tesis, lo sabía, y esperaba una mención honorífica: quedé gratamente sorprendido por la felicitación unánime del tribunal y, sobre todo, cuando descubrí mi informe de tesis, que era excelente, cais ditirámbico: con ello tenía muchas posibilidades, si lo deseaba, de conseguir una plaza de profesor. En resumidas cuentas, mi vida, por su previsible uniformidad y banalidad, seguía pareciéndose a la de Huysmans un siglo y medio atrás. Había pasado los primeros años de mi vida en una universidad; probablemente allí pasaría también los últimos, y quizá en la misma (no fue exactamente así: obtuve mi titulación en la Universidad de París IV-Sorbona y fui nombrado profesor en la de París III, un poco menos prestigiosa, pero igualmente situada en el distrito V, a unos cientos de metros de distancia.
Nunca tuve la menor vocación docente y, quince años más tarde, mi carrera no había hecho más que confirmar esa falta de vocación inicial. Las pocas clases particulares que di con la esperanza de mejorar mi nivel de vida me convencieron enseguida de que en la mayoría de las ocasiones la transmisión del saber es imposible, la diversidad de las inteligencias es extrema y que nada puede suprimir ni siquiera atenuar esa desigualdad fundamental. Más grave aún: no me gustaban los jóvenes, y nunca me habían gustado, ni siquiera en los tiempos en que se me podía considerar un miembro de sus filas. A mi entender, la idea de juventud implicaba cierto entusiasmo respecto a la vida, o tal vez cierta rebelión, todo ello acompañado de una vaga sensación de superioridad respecto a la generaión a la que tendríamos que reemplazar; nunca sentí, dentro de mí, algo semejante.
domingo, 16 de noviembre de 2014
lunes, 18 de julio de 2011
Revolución cerrada por vacaciones
Con el verano empezó a apretar el sol en las plazas y parece haberse disuelto el movimiento 15-M. Casi mejor que pase al olvido directamente y así quizá se haya conjurado a mitad de camino por vía de la desmemoria su trayectoria ineluctable, de la ilusión a la desilusión, descrita por Houellebecq avant la lettre:
domingo, 17 de julio de 2011
Quisimos vivir, aún quedan indicios
Mujer: Llega un momento en que las palabras dichas
en lugar de convertirse en destellos de luz
se retuercen en torno a uno, ahogan sus ideas.
Las palabras están hechas de cierta materia.
(Una materia viscosa
cuando pesan mucho;
así ocurre con las palabras de amor,
con la materia amorosa.)
Hombre: La vida se perpetúa de relámpago en relámpago,
la información circula;
en el fondo de la noche se enlazan los destinos;
las cartas están marcadas
M: Atravesamos los días con el rostro inmóvil,
Ya no hay amor en nuestras miradas estériles,
la infancia ha terminado, la suerte está echada,
nos acercamos al final de la partida.
H. Las últimas partículas
flotan a la deriva en el silencio
y el vacío articula
su presencia en la noche.
M: El polvo forma torbellinos en el suelo gris;
una ráfaga de viento purifica el espacio.
Quisimos vivir, aún quedan indicios;
nuestros cuerpos se suspenden en la espera.
________
H: Cargadas de energía, unas partículas circulan en un espacio cerrado, durante un tiempo limitado. Llamemos ciudad a ese espacio, comparemos la energía con el deseo; tendremos una metáfora de la vida.
M: Crees que delimitas seres individuales,
a cada paso tu ojo toma una medida;
hay excepciones, casos residuales,
pero tú estás seguro de tí mismo, conoces la naturaleza.
H: Obedeciendo a la teoría de los choques, las partículas reaccionan cubriéndose de caparazones, de espinas, de armas defensivas u ofensivas; tenemos una metáfora de la evolución animal.
M: En medio de la noche ves las trayectorias
de objetos que circulan, claras como a la luz del día;
para tí la libertad es el sentido de la historia
y la acción a distancia es un sueño impreciso.
H: Como la roca necesita el agua
que la erosiona,
así nosotros necesitamos nuevas metáforas.
M: Tienes una agenda y unas coordenadas;
los humanos son móviles y a menudo vulnerables;
chocan von los humanos durante algunos años;
luego se descomponen en agregados inestables.
Dos partículas se reúnen
y tienen una función de onda común;
después se separan en la noche,
se alejan.
Sometamos la partícula B a la acción de un campo eléctrico;
la partícula A reaccionará de forma idéntica;
sea cual sea la distancia
habrá una acción, una influencia.
H: La separación del mundo en objetos es una proyección mental. Ocurren ciertos fenómenos; se determina un dispositivo experimental. La comunidad de los observadores puede llegar a un acuerdo sobre el resultado de las medidas. Se pueden definir unos valores con cierta aproximación. Esos valores son el resultado de una interacción entre el mundo, la conciencia y el instrumento. Así, a través de una intersubjetividad razonable, podemos hablar sobre lo que hemos observado, lo que hemos visto, lo que hemos aprendido.
domingo, 10 de julio de 2011
Quedarse inmóvil unos segundos
Entre la colecta de libros para el verano, me compré Intervenciones, de Michel Houellebecq, y me ha gustado su ensayo "Aproximaciones al desasosiego", no sólo el título. Houellebecq mira de manera ácida y desapegada la civilización postcapitalista e hipermediática en la que vive, y en el ensayo expresa el desarraigo que se siente en la época de aceleración consumista y proliferación de modas e imágenes.
Es también una defensa de la literatura, arte conceptual por excelencia: sus mundos virtuales dice que nada tiene que temer de la realidad virtual de los ordenadores, pues ya de por sí sustituye a la misma realidad y proporciona una inmersión en un mundo aislado y propio—y sin embargo la gente no saca tiempo para leer, como no saca para otras cosas, y es guiada por las imágenes del consumo descerebrado y acelerado.
Pretende Houellebecq escribir novelas totales, donde quepa de todo, ciencia y reflexión también, y que la forma cuide de sí misma—lo que él quiere sugerir es más bien un cierto impulso o movimiento, y eso hace que sus textos se lean bien la primera vez pero quizá no se dejen releer mucho, es también arbitrario y simplista a veces, con toda su complejidad. Este es el final del ensayo y loa a la literatura en la era de la información:
(Me pregunto, por cierto, si hacer un blog misceláneo y sin comentarios como éste no será una mezcla extraña o imposible no sólo de ficción y reflexión, sino también de inmersión en el consumismo informativo y de ... revolución fría, o aislamiento de ese flujo. Termina así Houellebecq:)
lunes, 17 de enero de 2011
El mapa y el territorio
Me he leído con mucho interés la última novela de Michel Houellebecq, Premio Goncourt 2010, La carte et le territoire. Me dijo mi amiga Tere que había una polémica a cuenta de que había copiado a la Wikipedia, y en efecto, la había—en la Wikipedia mismo puede encontrarse el debate, en el artículo dedicado a Michel Houellebecq, el cual no ha copiado el autor, a pesar de su notable interés por sí mismo. Realmente merece un artículo en Vanity Fea, el tema éste del uso de sí mismo que hace Houellebecq. En líneas generales supongo que se le puede ubicar en la línea de este razonamiento que hacía yo a cuenta de David Lodge y Quin Dai, hace poco. En una sociedad mediática en la que la literatura es espectáculo, los best-sellers son espectáculo, y los autores son parte del espectáculo, era de esperar que surjan usos experimentales de la figura del autor, o curiosidades si se quiere, como el caso de Houellebecq, que es uno de los principales personajes de esta novela, ficcionalizado en parte, no puede ser de otra manera porque está ambientada en el futuro, dentro de unos años. Si Houellebecq copia a la Wikipedia, ha dicho, es en parte buscando un estilo neutro y objetivo—quizá también como parodia anticipada del tipo de literatura que puede tener éxito hoy en día. A Jonathan Littell lo llamaban novelista de wikipedia (por su documentación): bien se ve que merece mucho más el calificativo Houellebecq, que a ratos también aspira al estilo de la Wikipedia (a veces hay trozos mal pegados incluso, pero no les criticaré yo el gusto a los jueces del Premio Goncourt).
En suma, la novela va (al menos en parte) sobre la carrera artística de Jed Martin, primero fotógrafo, luego pintor y luego cineasta experimental por llamarlo algo. El título se refiere en parte a los mapas Michelin que fotografiaba Jed, en una fase que le lanzó como artista, después de unos estudios de arte un poco pasmados. De hecho Jed está algo pasmado toda la vida, mira la vida pasar, como si no tuviese mucho que ver con él. En realidad es un artista muy dedicado, aunque a un nivel se tome su arte tan poco en serio como su vida—como Houellebecq copiando cachos de Wikipedia y haciéndolos pasar por arte. A Jed le acaban lloviendo los millones cuando su obra (por efectos del capitalismo) alcanza cotizaciones extravagantes y ridículas, es un pintor bueno, lo sabe él mismo, pero en cuanto a la lluvia de millones, dice, "Il ne faut pas chercher de sens à ce qui n'en a aucun" (395). Y so it goes, en efecto. El dinero no hace más feliz a Jed, ni más desgraciado. Se aísla y vive el resto de su vida solo, dedicado a hacer unas películas experimentales sobre la vegetación invadiendo las obras humanas, una especie de pronunciamiento cósmico sobre la falta de sentido no sólo de su existencia, sino de la existencia humana en general—lo superfluo de las aspiraciones humanas vistas desde fuera, un punto de vista que Jed (y su sosias Houellebecq) logran atisbar. Por cierto que la narración simpatiza abiertamente, en la medida en que la simpatía es una emoción de su registro, con este personaje totalmente carente de calor humano, de empatía y de interés por sus semejantes. Suponiendo que los haya. Pero tampoco es tan raro, Jed—le llega una carretada más de millones mientras veía La Bande à Picsou en Disney Channel, a falta de cosas más interesantes que hacer con su vida. Conoce a una mujer hermosísima, inteligente, que lo aprecia—Olga, que trabajaba para Michelin—pero la deja irse de su vida sin mover un dedo. Cuando tiene oportunidad de volver con ella años después, una vez medida la profundidad del vacío que ha dejado, vuelve a rechazarla, y elige el absurdo de su existencia solitaria—más fiel quizá a la última realidad humana, no sé, pero en todo caso más fiel a su vocación de solitario. Con Olga había explorado el territorio, además del mapa. Francia, la Francia rural en la que acabará viviendo—por cierto, parece ser que Houellebecq había ido a parar al cabo de Gata, como José Angel Valente, no sé si aún seguirá por allí. En Jed vemos una versión parcial del propio autor, sin duda. Otra la vemos en el propio personaje de Houellebecq, con quien siente Jed una afinidad temperamental, y que será el tema de su último cuadro, de precio disparatado. Se lo va a entregar a Houellebecq—y la siguiente vez que volverá a su casa será para decirle a la policía que el cuadro falta. Un detalle que permitirá resolver el crimen que investigaba la policía.
Bien, porque otro episodio central de la novela es el asesinato espectacular de Houellebecq, a quien encuentran en su casa hecho jirones de carne, distribuidos por todo el salón imitando un poco una pintura de Pollock. Su cabeza, y la de su perro, las han dejado contemplando la escena. La policía pensaba en un asesinato ritual, maníaco—y no sé por qué revisan sus ideas cuando descubren que lo ha matado un coleccionista, por el cuadro al parecer. Cada cual que piense lo que quiera—el asesino sí era un maníaco, un fabricante de monstruos aunque a su manera es otro eco más del propio autor, con su mundillo inhumano separado de la humanidad. Insisto en que estos Houellebecq y Jed son sólo avatares o humores del autor, aunque con el primero coincidan ciertos hechos autobiográficos (como su estancia en Irlanda, o su depresión). Espero, y supongo, vamos—el mapa nunca coincide con el territorio, aunque esta novela juegue con la idea—por muy hiperrealista que sea la pintura del mapa. Y desde luego Houellebecq tiene aparte de mucha indiferencia a muchos intereses humanos, un gran sentido del humor y una ironía olímpica sobre sí mismo, o sobre la persona en la que podría convertirse en una vida posible. Se presenta a sí mismo, en las visitas de Jed y en la investigación policial, como un personaje asocial, aislado del mundo y de la amistad, borracho, desorganizado en su vida personal—probablemente ve mucho La bande à Picsou en Disney Channel entre cheque y cheque de sus editores. Aunque su vida social es mucho más intensa, como se ve por el frenesí de nombres de personajes reales, mediáticos, periodísticos etc. de Francia que aparecen por la novela. El name-dropping del que habla la Wikipedia: por una parte es una estrategia transparente para lanzar la novela, para que hablen de ella los famosos que en ella aparecen (Beigbeder, Sollers, etc.) y todos los que les siguen la pista—parte del márketing mediático bien estudiado que decíamos. Por otra, es obvio que es una estrategia interesante, y que en cierto modo Houellebecq está cogiendo por los cuernos el toro de la realidad con la que tiene que lidiar, en su labor de artista. El arte aparece aquí como algo divorciado de la inteligencia—digamos que sigue su propio instinto, su visión u obligación inexplicable, y son los críticos (en el caso de Jed, el propio Houellebecq y otros) quienes aportan una justificación intelectual para las labores del artista. El mismo artista está viendo las aventuras del tío Gilito; y por supuesto es el mercado quien decide la cotización, un absurdo del cual no hablaremos más, como Wittgenstein (395).
"Nous aussi, nous sommes des produits", le dice Houellebecq a Jed, viendo su coche, "des produits culturels. Nous aussi, nous serons frappés d'obsolescence. Le fonctionnement du dispositif est identique—à ceci près qu'il n'y a pas, en général, d'amélioration technique ou fonctionnelle évidente ; seul demeure l'exigence de nouveauté à l'état pur" (172)
—Y a eso aspira la novela, a estar atenta a su tiempo, y al futuro inmediato que la va a desplazar y a revelar su irrelevancia.
Otros hilos tiene la novela, que como digo es un retrato rico, sarcástico, de la soledad occidental hipermediatizada e hiperrepresentada. Por ejemplo la relación de Jed con su padre. Es también tema de un cuadro suyo (de la serie de cuadros hiperrealistas sobre profesionales que lo hace multimillonario). Lo ve una vez al año, un ritual absurdo de comida navideña, y poco más. El propio Houellebecq tampoco tuvo buena familia, y podría decirse que se ve. El padre de Jed va a morir, no tiene apego a la vida, le parece una triste broma que le hayan tenido que poner un ano artificial, y se va a Suiza a una floreciente empresa dedicada a la eutanasia—mucho más floreciente que el burdel de la puerta de al lado, al parecer atiende esta empresa a cien clientes diarios. Jed va a preguntar por su padre, que fue "atendido debidamente"—y acaba dándole una paliza a la gerente. Pero sin gran pasión tampoco, sólo quizá por justicia estética o sentido del deber. Las despedidas de los padres suelen ser malas e insuficientes; ésta capta lo malo de modo muy logrado.
Bueno, quizá me despida yo con una descripción de Houellebecq visto por Jed visto por Houellebecq. Tenía el autor unos cincuenta años aquí, es varios años antes de su muerte que tendrá lugar en el futuro inmediato, hacia 2015, y esperemos que no esté calculada. Jed llama a la puerta de Houellebecq, en Irlanda:
¡La figure de l'auteur, indeed! Como decía, no le falta humor ni autoironía, dentro de la desolación. Cierto que es un experimento literario logrado, La carte et le territoire, aunque adolezca de obsolescencia prevista, si no planificada. Take it sudden as it flies / Though you take it not to hold...






