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lunes, 15 de marzo de 2021

L'Autodomestication transhumaniste

 

Extrait du livre de Paul Jorion Défense et Illustration du Genre Humain, Fayard, 2018, 64-66:

Blumenbach était, dans l'esprit de son époque, 'lamarckien': il était convaincu que les caractères acquis se transmettent. Cette conception, longtemps éclipsée para le paradigme darwinien qui nie qu'une telle transmission soit possible, refait surface dans les travaux récents de biologie évolutionniste.

Blumenbach a eu des dizaines d'intuitions originales aujourd'hui oubliées. Parmi elles, une vision de l'homme comme une espèce "autodomestiquée" — qui s'est appliqué à elle-même les techniques de domestication. Il écrivit: 

"L'homme est un animal domestique [...] C'est par lui que les autres animaux domestiques ont été conduits à cet état de perfection. Il est le seul qui se soit mené soit-même à la perfection" (Blumenbach 1865: 340)

À l'exception de l'éthologiste Konrad Lorenz (1903-1889), cette hypothèse intéressante est restée sans descendance; elle n'a pas été reprise, si ce n'est par moi-même il y a bien des années (Jorion 1980: 126). Il n'y est fait aucune référence dnas les notices biographiques de Blumenbach que l'on trouve aujourd'hui, pas plus en allemand que dans les autres langues. On peut néanmoins se demander s'il ne faudrait pas la ressusciter, et situer en particulier la question du transhumanisme contemporain dans le cadre qu'elle propose. 

Imaginons en effet que les changements dans l'humain que nous constatons soient bien ceux qu'engendre un processus de domestication, et qu'il y ait bien eu dans l'histoire humaine un processus d'autodomestication. Celui-ci aurait pu demeurer inaperçu de tous — à lexception de Blumenbach — aussi longtemps que la domestication n'impliquait pas de techniques "invasives" (au sein de la machinerie interne de l'animal, comme le clonage de la brebis Dolly en 1996), mais la donne serait cependant modifiée aussitôt que l'amélioragion et la sélection, ingrédients constitutifs de la domestication, impliqueraient des technologies "internes" et que l'autodomestication de l'homme se calquerait sur les technologies de domestication avancées en général.

Des manipulations qui nous paraissent normales et anodines quand elles sont pratiquées sur des animaux que nous considérons comme des objets nous semblent tout de suite hautement problématiques quand il s'agit de nous-mêmes (qu'on pense tout spécialement à l'euthanasie et à l'eugenisme).

Les progrès techniques que nous faisons dans la domestication d'espèces animales sont donc susceptibles, une fois le public familiarisé avec eux et une fois levées les objections d'ordre éthique, d'être appliqués à nous-mêmes.

Un phénomène jusque-là invisible — si ce n'est aux yeux de Blumenbach — aurait acquis pleine visibilité, non pas en raison du caractère invasif et hautement technologique des techniques utilisées, puisqu'il nous étaient indifférents tant qu'il s'aggisait d'autres animaux que nous, mais en raison précisément du fait que nous les appliquons cette fois à nous-mêmes.

Autrement dit, le transhumanisme perd beaucoup de son mystère et de son aura si l'on y voit sans plus un discours justifiant l'autodomestication du genre humain à l'aide de toutes les techniques connues.

Lu de cette manière, le discours transhumaniste ne serait pas le discours militant accompagnant un projet, mais celui qui constate pour la première fois l'autodomestication humaine et, l'ayant constatée, l'entérine et, l'ayant entérinée, la justifie par une argumentation rationnelle.

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 Et, ne serait-ce que pour complémenter cet aperçu sur l'autodomestication....  Est-on pleinement conscients de la mesure dans laquelle les codes éthiques, les lois, les religions, sont eux aussi un instrument d'autodomestication? L'affirmation chrétienne que nous sommes fils de Dieu, et l'éthique quasiment inapplicable du Christ peuvent alors se lire come un pari pour la transcendance de la réalité humaine vers une réalite transhumaine. Voilà un terrain commun, ou peut-être une no-man's land à explorer entre la spiritualité et l'eugénèse, la loi des hommes, la sélection artificielle de l'élevage... —et la loi de Dieu, avec le rêve d'une destinée qui n'est plus de ce monde naturel, une trans-humanité au-delà de la mort. L'homme est en ce sens, soit-il dans une mesure bien faible, l'agent de sa propre création et de son propre dessein intelligent.

 

 



Eureka

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sábado, 21 de julio de 2018

Retropost (21 de julio de 2008): Reflexiones ante el espejo


Reflejado en el ordenata


Ayer hablaba de la inmersión en el espacio textual como en otro medio (acuático a veces), tiempo y espacio. Dándole vueltas al tema entre sábanas, veo en el diario por ordenador una convergencia y mezcla de cosas que antes se daban en otro contexto. La escritura en papel por supuesto. Pero a su vez en el diario en papel también convergen otras cosas: el retiro, el espacio propio. El diario de uno es (los diaristas de Lejeune vuelven sobre ello una y otra vez) el dominio de cada cual, con leyes propias, donde uno es maestro de convenciones genéricas y lingüísticas—es el espacio propio en el cual se puede dar rienda suelta a los caprichos y escribir de maneras no toleradas en otros sitios (por ejemplo, escribiendo desvergonzadamente sobre uno mismo como si fuera un tema interesante). Estos sitios propios tienen ciertos parentescos entre sí: la casita de vacaciones de uno, la habitación propia of one's own, el rincón del desván donde nadie más va, sólo nosotros de niños. O la camita donde se recoge uno calentito. O la tumba, nicho, catafalco de cada cual, también su espacio propio por el que se le recordará, con algún epitafio o dicho memorable, por qué no. Hay otros momentos de recopilación, hacer balance, que tienen analogías con el diarismo. Rezar al final del día, haciendo examen de conciencia. O hacer caja, lista de ingresos y recuento de gastos. O, al principio de la jornada, el momento de estar ante el espejo, dándose un aspecto presentable, afeitándose, maquillándose. El espejo es la primera versión de la pantalla virtual en la que reorganizamos nuestro yo. Un diario manuscrito es un espejo de tinta, ciertamente, pero la pantalla subraya la analogía: es, como el espejo, un espacio virtual enmarcado frente a nosotros, un cristal tras el que se oculta otro mundo—un cristal tiene algo de ventana con un mundo al otro lado al que podríamos pasar, pero ese mundo es este mismo, presentado desde otro punto de vista. La analogía entre pantalla y espejo queda realzada cuando vemos en la pantalla la imagen captada por nuestra propia webcam. La situación más habitual es el chat, pero el chat nos lleva a prestar atención al otro—esta posibilidad saca sus potencialidades narcisistas y reflexivas en esos blogs en los que cada día se incluye una foto del bloguero ante su diario diario. He observado por cierto que mi webcam funciona de manera diferente según qué programa utilizo. Uno invierte la imagen como un espejo, convirtiendo mi izquierda en mi derecha; otro no—conserva cada cosa en su sitio, con el efecto paradójico de que es entonces un espejo invertido, un espejo ligeramente demencial en el que la imagen reflejada va un poco a su aire, y nos muestra realmente desde fuera, como si fuésemos otros. Como efectivamente lo somos, para otros, y con frecuencia para nos otros.


 
 
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lunes, 2 de marzo de 2015

Dialéctica de hominización y humanización

Un nuevo artículo al Social Science Research Network, http://papers.ssrn.com/abstract=2567395


Jose Angel Garcia Landa


Universidad de Zaragoza

2012


Reflexionamos sobre la ecología humana y la evolución, al hilo de un comentario de las nociones de hominización y humanización expuestas por Carlos Beorlegui. Aunque la evolución humana resulta en parte de acciones intencionales y contiene por tanto elementos de autoconstrucción, esta perspectiva no puede explicar el desarrollo efectivo de la humanidad, que no es guiado de manera autónoma, sino que está ecológicamente situado. La dialéctica de la hominización y la humanización tiene lugar en el marco de condicionantes ecológicas que pueden modificarse pero no trascenderse.

The Dialectics of Hominization and Humanization: Building Ourselves with the Available Materials

English Abstract: A reflection on human ecology and evolution, by way of a critical commentary of Carlos Beorlegui's notions of hominization and humanization. While the evolution of humankind results partly from intentional actions and contains therefore elements of self-fashioning, this perspective cannot account for the actual development of humanity, which is not autonomously self-guided but ecologically situated. The dialectic of hominization and humanization takes place within ecological constraints which may be modified but not transcended.

Note: Downloadable document is in Spanish.
 

Number of Pages in PDF File: 7

Keywords: Evolution, Mankind, Ecology, Exploitation, Ecological niches, Culture, Dialectics, Consciousness,

Ibercampus (July 31, 2012)

 

 


 

 

Ha sido aceptado también en estas revistas de la SSRN (aparece bajo fecha 24 Feb. 2015):  


eJournal Classifications
AARN Subject Matter eJournals
    
        
AARN Subject Matter eJournals
    
        
            
AARN Subject Matter eJournals
    
        
            
CSN Subject Matter eJournals
    
        
SRPN Subject Matter eJournals
    
        



Y de aquí a otros repositorios que suelo utilizar, Academia y ResearchGate.


_____. "Dialéctica de hominización y humanización: Autoconstruyéndonos con los materiales

_____. "Dialéctica de hominización y humanización." In García Landa, Vanity Fea 30 July 2012.*

         http://vanityfea.blogspot.com.es/2012/07/dialectica-de-hominizacion-y.html

         2012

_____. "Dialéctica de hominización y humanización." Ibercampus (Vanity Fea) 31 July 2012.*

http://www.ibercampus.es/articulos.asp?idarticulo=14572

2013

_____. "Dialéctica de hominización y humanización: Autoconstruyéndonos con los materiales disponibles (The Dialectics of Hominization and Humanization: Building Ourselves with the Available Materials)." SSRN 24 Feb. 2015.*

         https://ssrn.com/abstract=2567395

         2015

         Environmental Anthropology eJournal 24 Feb. 2015.*

         http://www.ssrn.com/link/Environmental-Anthropology.html

         2015

         Biological Anthropology eJournal 24 Feb. 2015.*

         http://www.ssrn.com/link/Biological-Anthropology.html

         2015

         Cultural Anthropology eJournal 24 Feb. 2015.*

         http://www.ssrn.com/link/Cultural-Anthropology.html

         2015

         Human Cognition in Evolution & Development eJournal 24 Feb. 2015.*

         http://www.ssrn.com/link/Human-Cognition-Evolution-Development.html

         2015

         Socially Responsible Investment eJournal 24 Feb. 2015.*

         http://www.ssrn.com/link/Socially-Responsible-Investment.html

         2015

_____. "Dialéctica de hominización y humanización: Autoconstruyéndonos con los materiales disponibles." ResearchGate (Feb. 2015).*

         https://www.researchgate.net/publication/307601729

         2016

_____. "Dialéctica de hominización y humanización." In García Landa, Vanity Fea 2 March 2015.*

         http://vanityfea.blogspot.com.es/2015/03/dialectica-de-hominizacion-y.html

         2015

_____. "Dialéctica de hominización y humanización: Autoconstruyéndonos con los materiales disponibles." Academia 5 Sept. 2016.*

         https://www.academia.edu/28249770

         2016

_____. "Dialéctica de hominización y humanización: Autoconstruyéndonos con los materiales disponibles." Net Sight de José Angel García Landa 4 Jan. 2023.*

         https://personal.unizar.es/garciala/publicaciones/Hominizacion.Human.pdf

         2023


 



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jueves, 15 de enero de 2015

La lucha por la vida y la autoconstrucción de la humanidad

Un comentario que pongo al artículo "¿Qué sabemos de la violencia en el pasado?" de J. M. Bermúdez de Castro:


Quizá haya habido demasiado "buenismo" en antropología, tras las viejas teorías del Cavernícola Violento que se desacreditaron junto con el fascismo y el imperialismo decimonónico en cuyo seno se habían gestado. Pero era cerrar los ojos a una realidad bastante evidente de la especie humana, evidente en ese mismo fascismo e imperialismo. Que el ser humano no sólo se ha hecho a sí mismo sobre la base de la explotación de los recursos naturales, sino también, y de modo muy característico y definitorio, sobre la base de la explotación de los seres humanos. También lo decía Marx, en cierto modo, ¿no? Que el hombre ha vivido de explotar al hombre. Y a la mujer no digamos. Somos una especie extremadamente depredadora sobre sí misma, y es bueno todo lo que nos haga darnos cuenta de ello, porque darse cuenta de ello es el paso primero para tomar una actitud frente a eso. Desdichadamente, una de las lecciones centrales (acertada y desagradable) del darwinismo es que sin la lucha por la vida, y todos sus horrores, no surgen las formas complejas de la vida. Ni de la sociedad—pues los grupos más organizados, más informados y numerosos, han dominado, explotado y exterminado a los más indefensos y dispersos. Es la historia de la humanidad, desde la sabana hasta aquí mismo. Pero está feo hasta recordarlo. 


No conviene, claro, dejar de lado la importancia de las virtudes cooperativas y sociales, y de la creatividad social. Pero al igual que la creatividad tecnológica se ha usado de modo prominente en el ámbito bélico, también la diplomacia y la socialidad, y la cooperación, se han usado para la explotación y la guerra. Porque pocas cosas hay más características de la humanidad, de su política y de su diplomacia, que la búsqueda de aliados y la cooperación organizada con otros grupos... para contener o para atacar y saquear a un tercero. Es lo que se llama inteligencia social en estado puro.


Es una perspectiva que ya presentó Hobbes en cierto modo: frente al 'hombre natural', hombre primitivo producto de la naturaleza, está el hombre hecho a sí mismo, el hombre artificial, politizado y socializado. Ese hombre es producto del hombre. Y del temor a los hombres, esos lobos. El hombre es una manada de lobos para el hombre.





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