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sábado, 31 de diciembre de 2022

Pensar contra uno

Pensar es pensar contra alguien—dice Gustavo Bueno. Me ha traído a la mente también esa frase de Ramiro de Maeztu, Ser es defenderse. Y lo que me ha traído a las dos es este pasaje de Alain recogido en Matière à contredire, de Étienne Klein:

Penser, c'est dire non. Remarquez que le signe du oui est d'un homme qui s'endort; au contraire, le réveil secoue la tête et dit "non". Non à quoi? Au monde, au tyran, au prêcheur? Ce n'est que l'apparence. En tous ces cas-là, c'est à elle-même que la pensée dit non. Elle rompt l'heureux acquiescement. Elle se sépare d'elle-même. Elle combat contre elle-même. Il n'y a pas au monde d'autre combat. Ce qui fait que le monde me trompe par ses perspectives, ses brouillards, ses chocs détournés, c'est que je consens, c'est que je ne cherche pas autre chose. Et ce qui fait que le tyran est maître de moi, c'est que je respecte au lieu d'examiner. Même une doctrine vraie, elle tombe au faux para cette somnolence. C'est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit. Qui croit ne sais même plus ce qu'il croit. Qui se contente de sa pensée ne pense plus rien.

(Alain, Propos sur la religion, LXI)

 Con lo cual pensar a fondo es pensar lo que no se había pensado, vale decir, pensar lo que no se pensaba. O pensar contra uno, un poco como decía La Boétie,  pero en este caso contra uno mismo. O, por volver a Maeztu, pensar podría muy bien ser defenderse de uno mismo.

Aclarando que uno mismo no es uno mismo, que tenemos a los demás dentro—contenemos multitudes de nosotros y de muchos otros. No se puede estar de acuerdo con toda esta gente.


—oOo—

 

 

 

 



viernes, 21 de junio de 2019

miércoles, 27 de diciembre de 2017

Alexander Klein - The Death of Consciousness?

The Death of Consciousness ?



 
Descriptif

Durant le mois de juin 2017, le labex TransferS et Mathias Girel (CAPHÉS) accueillent Alexander KLEIN, professeur de philosophie à l’Université d’État de Californie, Long Beach (États-Unis)
Cette  troisième lecture d'Alexander Klein est organisée dans le cadre du colloque "La notion de conscience. À partir de William James."
 


Like heartburn, a pronounced discomfort with the very idea of consciousness followed the early days of experimental psychology. Received wisdom has it that psychologists (and allied philosophers) came to mistrust consciousness for largely behaviorist reasons. But by the time John Watson had published his behaviorist manifesto in 1913, a wider revolt against consciousness was already underway. I begin by canvassing some of the lesser-known, pre-behaviorist angst about consciousness. Then I delve into the case of William James—an important early source of unease about consciousness. James’s rejection of consciousness grew out of his critique of perceptual elementarism in psychology. This is the view that most mental states are complex, and that psychology’s goal is in some sense to analyze these states into their atomic “elements.” Elementarism came in for intense criticism in James’s Principles of Psychology, and I argue that his later rejection of consciousness is an extension of the earlier critique. Just as we cannot (according to James) isolate any atomic, sensory elements in our occurrent mental states, so we cannot distinguish any elemental consciousness from any separate contents.

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