Mostrando entradas con la etiqueta Creacionismo. Mostrar todas las entradas
Mostrando entradas con la etiqueta Creacionismo. Mostrar todas las entradas

lunes, 15 de marzo de 2021

L'Autodomestication transhumaniste

 

Extrait du livre de Paul Jorion Défense et Illustration du Genre Humain, Fayard, 2018, 64-66:

Blumenbach était, dans l'esprit de son époque, 'lamarckien': il était convaincu que les caractères acquis se transmettent. Cette conception, longtemps éclipsée para le paradigme darwinien qui nie qu'une telle transmission soit possible, refait surface dans les travaux récents de biologie évolutionniste.

Blumenbach a eu des dizaines d'intuitions originales aujourd'hui oubliées. Parmi elles, une vision de l'homme comme une espèce "autodomestiquée" — qui s'est appliqué à elle-même les techniques de domestication. Il écrivit: 

"L'homme est un animal domestique [...] C'est par lui que les autres animaux domestiques ont été conduits à cet état de perfection. Il est le seul qui se soit mené soit-même à la perfection" (Blumenbach 1865: 340)

À l'exception de l'éthologiste Konrad Lorenz (1903-1889), cette hypothèse intéressante est restée sans descendance; elle n'a pas été reprise, si ce n'est par moi-même il y a bien des années (Jorion 1980: 126). Il n'y est fait aucune référence dnas les notices biographiques de Blumenbach que l'on trouve aujourd'hui, pas plus en allemand que dans les autres langues. On peut néanmoins se demander s'il ne faudrait pas la ressusciter, et situer en particulier la question du transhumanisme contemporain dans le cadre qu'elle propose. 

Imaginons en effet que les changements dans l'humain que nous constatons soient bien ceux qu'engendre un processus de domestication, et qu'il y ait bien eu dans l'histoire humaine un processus d'autodomestication. Celui-ci aurait pu demeurer inaperçu de tous — à lexception de Blumenbach — aussi longtemps que la domestication n'impliquait pas de techniques "invasives" (au sein de la machinerie interne de l'animal, comme le clonage de la brebis Dolly en 1996), mais la donne serait cependant modifiée aussitôt que l'amélioragion et la sélection, ingrédients constitutifs de la domestication, impliqueraient des technologies "internes" et que l'autodomestication de l'homme se calquerait sur les technologies de domestication avancées en général.

Des manipulations qui nous paraissent normales et anodines quand elles sont pratiquées sur des animaux que nous considérons comme des objets nous semblent tout de suite hautement problématiques quand il s'agit de nous-mêmes (qu'on pense tout spécialement à l'euthanasie et à l'eugenisme).

Les progrès techniques que nous faisons dans la domestication d'espèces animales sont donc susceptibles, une fois le public familiarisé avec eux et une fois levées les objections d'ordre éthique, d'être appliqués à nous-mêmes.

Un phénomène jusque-là invisible — si ce n'est aux yeux de Blumenbach — aurait acquis pleine visibilité, non pas en raison du caractère invasif et hautement technologique des techniques utilisées, puisqu'il nous étaient indifférents tant qu'il s'aggisait d'autres animaux que nous, mais en raison précisément du fait que nous les appliquons cette fois à nous-mêmes.

Autrement dit, le transhumanisme perd beaucoup de son mystère et de son aura si l'on y voit sans plus un discours justifiant l'autodomestication du genre humain à l'aide de toutes les techniques connues.

Lu de cette manière, le discours transhumaniste ne serait pas le discours militant accompagnant un projet, mais celui qui constate pour la première fois l'autodomestication humaine et, l'ayant constatée, l'entérine et, l'ayant entérinée, la justifie par une argumentation rationnelle.

________

 Et, ne serait-ce que pour complémenter cet aperçu sur l'autodomestication....  Est-on pleinement conscients de la mesure dans laquelle les codes éthiques, les lois, les religions, sont eux aussi un instrument d'autodomestication? L'affirmation chrétienne que nous sommes fils de Dieu, et l'éthique quasiment inapplicable du Christ peuvent alors se lire come un pari pour la transcendance de la réalité humaine vers une réalite transhumaine. Voilà un terrain commun, ou peut-être une no-man's land à explorer entre la spiritualité et l'eugénèse, la loi des hommes, la sélection artificielle de l'élevage... —et la loi de Dieu, avec le rêve d'une destinée qui n'est plus de ce monde naturel, une trans-humanité au-delà de la mort. L'homme est en ce sens, soit-il dans une mesure bien faible, l'agent de sa propre création et de son propre dessein intelligent.

 

 



Eureka

 —oOo—

 

 


domingo, 10 de febrero de 2019

The Design Argument


 From New Books Network:

Elliott Sober
The Design Argument
Cambridge University Press 2018
January 28, 2019 Interview by Carrie Lynn Evans
The story goes: you are walking in the woods and see a wrist-watch on the ground; you don’t know how it got there or why it has come to be abandoned here, but you can surmise that someone somewhere designed and made it due to its complexity. This is the basic premise of the argument for intelligent design, mobilized by the religious in their efforts to demonstrate evidence for their belief in a divine creator. So how does this relatively simple story translate into a more fully fleshed out philosophy for understanding our world and universe, and how does that philosophy stand up to mathematical scrutiny? This is what Professor Elliott Sober works to elaborate in his new book The Design Argument, which is a monograph in Cambridge University Press’s series “Elements in the Philosophy of Religion.”
Sober’s book analyzes the various forms that design arguments for the existence of God can take and focuses primarily on two of these. The first is known as biological creationism and concerns the complex adaptive features that organisms have. The second design argument––referred to as the argument from fine-tuning––begins with the assertion that life could not exist in our universe if the constants found in the laws of physics had values that differed more than a little from their actual values and our remarkable luck here points to a divine creator.
Elliott Sober is the William F. Vilas Research Professor and Hans Reichenbach Professor in the Department of Philosophy at the University of Wisconsin. He is widely regarded as having played a formative role in the establishment of the field of philosophy of biology and is the recipient of the 2014 Hempel Award for lifetime accomplishment in the philosophy of science.

AUDIO here

Carrie Lynn Evans is a PhD student at Université Laval in Quebec City.

Share/Like this:

domingo, 24 de diciembre de 2017

¿Apunta la cosmología actual a un universo autosuficiente?




¿Es el cosmos inconsistente de por sí? ¿O se sostiene sobre un juego de dados increíblemente acertado? ¿O se asienta quizá sobre muchos, innumerables, juegos de dados? El ajuste fino de las fuerzas de la naturaleza nos llevaría a inclinarnos por la segunda opción. Pero ésta abre también abismos de incertidumbre...


Son remotos los múltiples universos, de haberlos, y así es incierto, y teórico a lo sumo, nuestro conocimiento de ellos. Seguramente seguirán ocupando a la mente humana por siempre jamás, pues nos enfrentamos en estos límites del conocimiento a una especie de antinomia de la razón de las que tanto gustaba de analizar (que no resolver) Kant. El único universo se enfrenta a la paradoja de su insuficiencia racional, y nos hace postular otros mundos que no hacen sino complicar la cuestión, multiplicando los problemas a la vez que se multiplican los mundos... para no acabar sino siendo reabsorbidos en la noción primigenia y ahora ampliada de universo, entendido como el contenedor o principio generador común de todos los universos.

En el siglo XVIII mantuvo abierto el diálogo sobre la multiplicidad de los mundos Bernard Bouvier de Fontenelle con su Diálogo sobre la pluralidad de los mundos. Un multiverso a su manera. Y, más allá, podemos ir al principio de la tradición cosmológica occidental, donde se juntan el origen de la física y el de la filosofía, en la obra de los estoicos o de los presocráticos, que también se ocupaban de los muchos mundos—y del mundo que a todos los contiene. En estos términos presentaba el debate Plutarco, en su diálogo sobre el fin de los oráculos:
 
¿Y quién podría sentirse alarmado por otras ideas de los estoicos, que preguntan cómo podría seguir habiendo un Destino y una Providencia, y cómo no habría de haber muchos dioses supremos que lleven el nombre de Zeus o Zen, si hay más de un mundo? Porque, en primer lugar, si es absurdo suponer que hay más mundos que uno, entonces ciertamente las ideas de estas gentes serán todavía más absurdas; pues crean un número infinito de soles y de lunas y de Apolos y de Artemisas, y de Poseidones, en el ciclo infinito de los mundos. Pero el segundo punto es el siguiente: qué necesidad habría de que hubiese muchos dioses llevando el nombre de Zeus, si hubiese más mundos que uno, y que no hubiese en cada mundo un dios poseedor de sentido y de razón, como el que entre nosotors lleva el nombre de Dios y Padre de todos? O bien, qué impedirá que todos los mundos estén sometidos al Destino y Providencia de Zeus, y qué habrá de impedir que él los supervise y los dirija a su vez, y que les proporcione a todos ellos primeros principios, fuentes materiales, y planes de todo lo que tiene lugar?  ¿No tenemos acaso con frecuencia, en este mundo nuestro, un cuerpo único compuesto de cuerpos separados, como por ejemplo una asamblea de personas, o un ejército, o una compañía de bailarines, cada uno de los cuales tiene la facultad contingente de vivir, de pensar, y de aprender, como cree Crisipo, mientras en todo el Universo, que haya diez mundos, o cincuenta, o incluso cien, viviendo bajo un único plan razonado, y organizado bajo un solo gobierno, se considera una imposiblidad? Y sin embargo, una organización tal es totalmente adecuada para los dioses. (Plutarco, De defectu oraculorum, §29).

Si no hay una serie infinita de mundos posibles, ni una serie infinita de conversadores sobre estas cuestiones (como la que ridiculiza Cicerón en sus Analitica Priora), sí hay al menos una larga serie de conversadores a lo largo de la historia.

Cada época (y cada disciplina del conocimiento) se enfrente a su manera a esta paradoja, con los instrumentos conceptuales que le son propios. Parece aventurado o ingenuo considerar que los instrumentos de hoy en día sean los que vayan a resolver la cuestión por siempre jamás: lo más que puede esperarse es que mantengan abierto el discurso racional sobre esta cuestión, y apunten a una congruencia o consiliencia con otros problemas relacionados con éste en física o en filosofía—realizando, por así decirlo, una contribución relevante a la conversación. Es lo que creemos hace la teoría de Smolin y Mangabeira Unger, ampliando el actual paradigma de la Física y de la Cosmología en un diálogo con la teoría ("darwinista", pongamos) de la selección natural y de la emergencia espontánea de la complejidad.

Esta teoría propone una sustitución del actual paradigma físico-matemático (newtoniano o einsteiniano) de interpretación de las leyes naturales, por un paradigma cosmológico-evolucionista, que admite la posibilidad de una evolución de una modificación de las leyes naturales en acontecimientos cosmológicos extremos (como el Big Bang, aquí reinterpretado y reconceptualizado), y propone un sistema racional de selección de leyes naturales capaces de generar mundos "viables" como el que habitamos sin acudir a la pura combinatoria matemática de los mundos múltiples hipotéticos, incomunicados entre sí y sólo accesibles mediante un razonamiento matemático.

Esta teoría del evolucionismo cósmico también modera el encumbrado papel encomendado a las matemáticas en el paradigma newtoniano (donde son el plan rector del universo o un plano de la "mente de Dios"), y les atribuye un rol más limitadamente humano, más instrumental, y menos predictivo en lo que al mundo físico se refiere. Aunque también se apoya el paradigma propuesto por Smolin en una teoría matemática capaz de describir el universo como un proceso de acontecimientos únicos. Es una teoría, en suma, que combina de manera novedosa la noción de multiverso con la de un universo único regido (si tal puede decirse) por ese "dios único" y gerente de los Primeros Principios que sería el Tiempo. O quizá Cronos.

Seguiremos atendiendo al diálogo de las eras sobre la multiplicidad de los mundos.


—oOo— 
 

El multiverso y el ajuste fino de las leyes de la naturaleza



La conclusión de que el multiverso no es una tesis suficientemente explicativa lleva a Soler Gil a volver a (o, quizá, a no salir de) la tesis creacionista—en una especie de justificación científica por aporía de la razón, vista la inviabilidad de las otras alternativas propuestas.

Pero el razonamiento no es tan coherente como podría parecer—cosa que no sorprenderá a los evolucionistas escépticos ante el "diseño inteligente". Soler Gil no entra realmente a discutir la tesis evolucionista de Smolin que menciona—cosa que no es de extrañar porque su versión más acabada se ha formulado con posterioridad a esta intervención.

En cuanto a nosotros, la combinatoria matemática de Tegmark nos parece, vista desde aquí, un delirio de la razón. Y en efecto es demasiado grande su multiverso (como casi todos, por lo demás), siguiendo la ley de que las cosas que pueden imaginarse o que hipotéticamente podrían existir son por principio muchas más de las que efectivamente existen. Tegmark ofende a este principio básico de la razón, y su teoría es una especie de platonismo desaforado. 

Aquí preferimos considerar a las matemáticas como una estructura cognoscitiva humana (y capaz de delirios y patinazos), y no como un sistema de Ideas subyacente a la realidad. Son más bien un sistema de Ideas superpuesto a la realidad. Lee Smolin y Roberto Mangabeira Unger argumentan elocuentemente a favor de este papel más limitado de las matemáticas en cosmología y en física.

Hablábamos hace poco de esta tentación creacionista en los cosmólogos hispanos, y de la alternativa que ofrece una cosmología evolucionista, en El descubrimiento del espacio inmenso y del tiempo infinito.
 
Y más sobre multiversos, creados o surgidos, tenemos en el artículo sobre El Gran Diseño y Hacedor de Estrellas.



—oOo—







Soler Gil, Francisco. "El multiverso y el ajuste
fino de las leyes de la naturaleza." La
inteligencia en la naturaleza.
Ed. Francisco Rodríguez Valls. Madrid:
Biblioteca Nueva, 2012. 135-45.
_____. "El multiverso y el ajuste fino de las
leyes de la naturaleza." Video lecture. YouTube (Philosophie der Kosmologie) 20 July 2015.*
         2017

martes, 20 de septiembre de 2016

Retropost #1147 (20 de septiembre de 2006): Selección natural del cuervo negro



Vaya, primera vez que me dedican un artículo (—es en la revista venezolana Letralia). ¡Gracias! Lástima que sea con afán polémico. y quizá esté el autor un poco dolido conmigo, pero bueno, me parece que es una polémica amistosa (y elegante por su parte). Acabo de descubrirlo en la red, y es la continuación de un debate que comenzó aquí, con una entrada a la cuestión que hice en un tono prepotente que me sale a veces de modo espontáneo. Sobre la respuesta a mí dedicada, hay cosas con las que estoy de acuerdo, pero más que no. Así que en espíritu de buena lid, anotaré, interlineadas en cursiva negra, algunas cuestiones con las que sigo disintiendo.

=== No todos los cuervos son negros Miguel A. Schmucke P. ============

Artículo dedicado a José Ángel García Landa
Doctor en Filosofía y Letras por la Universidad de Zaragoza

“A veces lo que afirman los científicos no es ciencia verdadera”.
Cierto; a veces no lo es para otros científicos, si es una cuestión sujeta a debate; otras veces ya no lo es, pues existe la ciencia desfasada. Pero el núcleo de lo que llamamos "ciencia" son las cuestiones no sujetas a debate, sino presupuestas por el mismo paradigma de investigación.

El pensador Karl Popper desarrolló en el siglo XX la llamada “Filosofía de la Ciencia”, y uno de sus postulados es el método de la “falsación”. Observar y percibir intuitivamente que los cuervos son negros no es suficiente para asegurar que “todos los cuervos son negros”, aún observando 10.000 cuervos negros,
Es suficiente, mientras no aparezcan casos contrarios. Provisionalidad no quiere decir "imposibilidad de afirmar o de conocer".
todavía puede suceder que aparezca un cuervo que no
sea negro, negando la hipótesis.
Vale, aquí lo esperamos. Entonces la teoría dirá "negros, con muy raros casos de albinismo".
En otras palabras, toda teoría es siempre
provisional, en el sentido de que no es más que una hipótesis.
Hombre, pero no todas las hipótesis son igualmente provisionales. A algunas ya no las llamamos "hipótesis" sino "hechos" pues no es previsible que sean falsadas en nuestro universo de discurso.
A pesar que
muchos de los experimentos pueden concordar con la teoría, nunca se puede estar seguro que la próxima vez el resultado de un nuevo experimento pueda contradecirla. Ahora bien, se puede y se debe rechazar una teoría si se llega a comprobar, aunque sea una sola vez, que una observación o experimento que contradiga las predicciones de la teoría que pretenda ser ciencia.
Eso es la teoría, sí. Pero en la práctica, si una teoría sigue siendo productiva en la comunidad científica, se prefiere poner en cuestión la observación o experimento en cuestión hasta que haya más razones acumuladas para rechazar la teoría.
Las buenas teorías se caracterizan por predecir un gran número de resultados que en principio pueden ser refutados o invalidados por la observación o con la experimentación, así, cada vez que se comprueba que un nuevo experimento está de acuerdo con las predicciones, la teoría sobrevive y la confianza en ella aumenta, pero si por el contrario se realiza una nueva observación que contradiga la teoría, ésta deberá ser abandonada, rechazada o por lo menos modificada.
Este es un modelo aplicable a las ciencias experimentales, en especial a las que siguen el modelo de la física matematizada. La cuestion es muy distinta, sin embargo, en las "ciencias humanas" (que en este sentido no son ciencias, por no ser experimentales, aunque sí producen su propia ciencia o conocimiento). Incluyendo las ciencias históricas. Y cuánto más la filosofía.
Popper sentía cierta aversión por las teorías de Marx y de Freud, pero la teoría de la relatividad de Einstein tenía algo que la hacía más creíble, y era porque su autor indicó las circunstancias bajo las cuales su teoría probaría ser falsa, y concluyó que esa debería ser la verdadera actitud científica, en total contraste con las actitudes dogmáticas de Marx y de Freud, que constantemente buscaban verificaciones de sus propias teorías.
Otras personas han sometido a crítica, sin embargo, a las teorías de Marx y de Freud. Y sin embargo eso no invalida la aportación que han hecho al pensamiento, aunque transforme su interpretación. Mal se puede decir que Marx y Freud no eran "críticos".
La actitud crítica es la verdadera actitud científica, debido a que ésta no apunta a la verificación, sino que busca realizar revisiones críticas que puedan rebatir la teoría, pero jamás pruebas para demostrar su veracidad.
¿¿¿??? Por supuesto que se buscan pruebas para la veracidad de las teorías. Es la misma sustancia de la ciencia.
El intelecto humano tiene la posibilidad de acercarse a la verdad mediante la realización de un examen crítico de las teorías, es decir, exponiéndolas a la falsación. La actitud crítica compromete al investigador a luchar contra la tendencia al error. La crítica también compromete al científico al uso de un lenguaje sencillo, falto de toda pretensión que dificulte la comprensión del tema a los profanos, lo cual es contrario a la verdadera naturaleza de la ciencia, es decir, la búsqueda de la verdad; el objetivo de la falsación es evitar el dogmatismo científico y promover la sinceridad intelectual.
Y sin embargo hay cuestiones complejas que requieren una discusión compleja, y que nunca serán seguidas por los profanos.
El conocimiento científico no avanza confirmando nuevas leyes, sino descartando leyes que contradicen la experiencia.
Bueno, más bien las dos cosas, ¿no?
La labor del científico
consiste principalmente en criticar.
Pues no. Según Kuhn, la "ciencia normal" consiste básicamente en aplicar, desarrollar y confirmar teorías y paradigmas existentes. Las épocas donde la crítica es predominante son las revoluciones científicas. Que por supuesto son un aspecto crucial de la actividad científica, pero son sólo una parte de ella.
Según Popper, sólo debe admitirse como
proposiciones científicas aquellas para las que sea conceptualmente posible un experimento o una observación que las contradiga. Así, dentro de la ciencia quedan por ejemplo la teoría de la relatividad, la ley de la gravedad, las leyes de la herencia y la mecánica cuántica, y fuera de ella el marxismo, el psicoanálisis y el evolucionismo.
Pues sí: la teoría política, el psicoanálisis y el evolucionismo no son teorías físico-matemáticas. Por supuesto pueden diseñarse experimentos para confirmar o refutar algunos de sus aspectos, pero en lo esencial son ciencias intepretativas, históricas.
Karl Popper se interesó
mucho en escudriñar todas estas teorías que causaban gran interés en los círculos científicos e intelectuales de su tiempo y mantuvo muchos combates intelectuales cuerpo a cuerpo con los defensores de las teorías científicas que han dominado, y dominan todavía, el pensamiento científico del siglo XX.
Bueno, "dominan todavïa" el del XXI, supongo. Aunque "dominar" es mucho decir.

Criticó al psicoanálisis en sus obras sobre la filosofía de la ciencia, por estar basado en hipótesis no falseables y por replantear sus defensores la evidencia cuando ésta no confirmaba las hipótesis. Hoy las ciencias modernas consideran el estatus científico del psicoanálisis cuestionable y también es considerado una seudociencia
Sí, la lingüística también es una pseudociencia según quien la mire, o la teoría económica. Y es que los parámetros de una disciplina no producen el tipo de conocimiento de otras, ni siguen sus métodos. Un análisis del Quijote utilizando los métodos más avanzados de la química no tendría mucho sentido, ni nos ayudaría a entenderlo. Y sin embargo la crítica literaria es una pseudociencia si la medimos con los parámetros de la química.
por la psicología cognitiva, la
biología molecular,
Dudo que lo que tenga que decir la biología molecular sobre el psicoanálisis (si alguna vez algún biólogo molecular ha dicho algo al respecto) tenga interés o relevancia.
la neurobiología y la psiquiatría actual. La critican
por basarse en teorías obsoletas y teorías que nunca tuvieron apoyo empírico.
La interpretación psicoanalítica no puede reducirse a la metodología empírica de otras psicologías. Igualmente absurdo sería esperar de ellas el tipo de interpretación que produce el psicoanálisis.
Con respecto al materialismo histórico, Marx concibió el socialismo como la etapa que sobrevendría luego de la caída del modo de producción capitalista, pero es evidente que en los países en los cuales se intentó aplicar la teoría marxista, la calidad de vida de la población se vino al suelo y la mayoría de estos países, comenzando por la Unión Soviética, tuvieron que dar marcha atrás, o mejor dicho, un salto cuántico hacia adelante, y restablecer de nuevo las reglas del mercado para poder restablecerse económicamente, demostrándose en la práctica la falsedad del socialismo.
No, se demostró la inviabilidad del capitalismo de Estado frente al capitalismo de mercado. Si el modo de producción capitalista no ha caído, tampoco puede decirse que lo que hubiese allí fuese socialismo. Desdichadamente, puede que caiga después de todo, pues al menos en su versión occidental actual es inviable a nivel global. Que no veamos nosotros esa caída, pues será dolorosa.
La teoría de la evolución también fue motivo de interés para este pensador vienés, nacionalizado británico, pero explicablemente, Popper se mostró una actitud ambigua y contradictoria con sus propios principios al no definir concluyentemente las características no falseables que presenta la teoría de Darwin, asunto que se pretende atender a continuación.
Si es posible falsear una inducción observable como lo es; el evidente color negro de la mayoría de los cuervos que se pueden observar en la
naturaleza, una teoría que afirma que los seres orgánicos, tanto vegetales como animales, se transforman con el tiempo,
A ver, a ver. Supongo que estamos hablando de Darwin, porque evolucionismos hay muchos y no se pueden meter en el mismo saco. En todo caso ninguno de ellos defiende que "los seres orgánicos, tanto vegetales como animales, se transforman con el tiempo". Los seres orgánicos en el sentido de individuos se transforman con la muerte en seres inorgánicos, pero no hace faltas ser evolucionista para decir eso. Los evolucionistas hablan del origen y la transformación de las especies, no de los seres. Y las especies también pueden mantenerse fijas durante mucho tiempo, pero eso no contradice a todas las teorías de la evolución. Quizá sí algunos aspectos de las teorías de Darwin, aunque eso no desmerezca de la importancia histórica de este gran personaje. Sea como sea, del hecho de que haya objeciones a Darwin no puede deducirse la invalidez científica de la evolución—que es el pasmoso salto mortal de razonamiento que pretende dar Miguel A. Schmucke.
ya adolece de ser un
conocimiento que NO parte del método inductivo, es decir, no se puede observar
¿Qué es lo que no se puede observar? ¿El pasado? Para eso están las huellas del pasado, en este caso los fósiles. También hay multitud de datos sobre evolución de poblaciones medida en experimentos actuales "en tiempo real".
y tampoco se puede experimentar, mucho menos se pueden hacer
predicciones, por lo tanto si no es falseable, no debe considerarse ciencia,
No es en su esencia una ciencia experimental, aunque muchos de sus aspectos admitan experimentación. Sí es una ciencia histórica, que trata de fenómenos concretos que han sucedido una vez en la historia. Aunque por supuesto compartan ciertas regularidades entre sí, que es lo que hace significativos los experimentos que se hacen.
sin embargo la realidad es que la evolución sigue siendo
considerada el “fundamento” de la biología moderna.
Por supuesto, dicho así en términos generales (no precisamente todo lo que dijo Darwin). El creacionismo, en cambio (por poner otro caso) no es en absoluto el fundamento de la biología moderna.
Otro aspecto que es necesario considerar es el principio que dice que: “Una teoría cuasi-tautológica tiene un poder explicativo prácticamente nulo”.
Y sin embargo una tautología (como ésta) puede expresar una verdad. Por otra parte, lo que es tautológico en un contexto a veces no lo es en otro.
Popper llamó la atención sobre el carácter tautológico que tiene la siguiente expresión, que es considerada el corolario de la base del argumento evolucionista de la transformación orgánica por la acción de la “selección natural”, la cual es “la sobrevivencia del más apto”.
A ver, que ya no sé lo que debatimos. Una cuestión es el hecho de la evolución de las especies de seres vivos (ver arriba, "hechos" y "teorías") y otra es la teoría darwinista de que esté guiada mayormente por la selección natural y la supervivencia del más apto. Esto segundo sí que está sometido a debate significativo en la comunidad científica; lo primero, no.
Veamos a
continuación lo que dijo nuestro “filósofo de la ciencia”:

“No parece haber mucha diferencia —si es que la hay— entre decir ‘los
que sobreviven son los más aptos’ y la tautología ‘los que sobreviven
son los que sobreviven’. Esto es así porque me temo que no hay más
criterio de aptitud que la supervivencia efectiva, de manera que del
hecho de que haya sobrevivido un organismo concluimos que era el más
apto o el más adaptado a las condiciones vitales”.

Esto no se puede tratar a un nivel tal de simplificación. Hablando de organismos, un organismo muy adaptado puede sin embargo sucumbir accidentalmente a un cambio local de su medio; hablando de especies, al nivel adecuado, sucede lo mismo. Lo interesante está sin embargo en el detalle, en la interacción entre medio y organismos, que lleva a la aparición y extinción de especies. Y nos da lo que tenemos, que es lo que hay que explicar. Predecir es más periférico, y mucho más hipotético, para una ciencia histórica.
La conclusión de Popper es que la teoría de la selección natural no es una ley estrictamente universal, es decir, no es una ley estrictamente verdadera.
Vaya, pues del razonamiento parecía desprenderse lo contrario, al nivel de generalidad a que se trataba. ¿Acaso no sobreviven los que sobreviven, y no se extinguen los que se extinguen? Será tautológico, pero malamente puede decirse que no sea verdadero y universal. ¿Quizá se trata, más bien, de que no puede demostrarse que la selección natural de los más aptos en la lucha por la vida, etc., dirija la evolución? Eso es otra cosa muy distinta.
En realidad, habría que afirmar, según su teoría de la ciencia,
y Popper llega a hacerlo, que esta formulación radical de la teoría de la selección natural convierte al neodarwinismo en una teoría científica que ha sido refutada.
¿Ahora "convierte al NEOdarwinismo"?Pero si el neodarwinismo tiene en cuenta cuestiones que no trató Darwin, como la genética de Mendel. De la refutación del darwinismo (si se hubiese producido) no seguiría la del neodarwinismo, que es otra teoría diferenciada (históricamente).
Una teoría científica refutada tendría que ser eliminada y habría que buscar otra que la sustituyera.
Naturalmente que hay otras teorías evolucionistas cuyas hipótesis son opuestas al (neo)darwinismo—pongamos el equilibrio puntuado de Gould y Eldredge, que a mí me parece mucho más convincente. Otra cosa es que haya logrado imponerse en la comunidad científica, que vista un poquito de cerca no es comunidad sino debate. Pero estamos hablando de debates entre evolucionistas. Los debates entre evolucionistas y creacionistas, en cambio, no son debates en el seno de la comunidad científica, sino debates entre científicos y predicadores. Es que los razonamientos de Miguel A. Schmucke se producen a un nivel tal de vaguedad que no se sabe si argumenta contra la teoría de Darwin en una frase (derribando puertas abiertas) o contra todo evolucionismo en la siguiente (a modo de cristiano integrista). Y en un debate así de vaporoso no llegan a encontrarse entre sí los argumentos.

Esta conclusión debe llamar la atención a todas aquellas personas responsables de la enseñanza de la biología en las universidades,
Confiemos en que en general ya están al tanto de que la evolución es un hecho, y de que las hipótesis de Darwin tienen gran interés histórico-científico. Si no, mal vamos.
especialmente en aquellas que forman a los profesores que luego van a
transmitirles el conocimiento a los jóvenes adolescentes en las escuelas secundarias. También es una buena razón para hacerle llegar una carta a todos los especialistas, científicos y responsables de producir y transmitir los documentales que transmiten las televisoras, donde se les pida que revisen sus argumentos, especialmente aquellos donde aseguran que la evolución es la responsable de las magníficas características que exhiben los seres vivos.
Bueno, el final, como ven, es de traca. Lo dejaré sin comentar. Sólo espero que los documentalistas y educadores que hablen de la historia de la vida se documenten en obras científicas y de divulgación fiables, y no en las del Sr. Schmucke—ni en las mías.

** Miguel A. Schmucke P.
maspar@cantv.net
Docente y comunicador social venezolano (Caracas, 1954). Ha publicado artículos de opinión en los diarios El Impulso y El Informador, sobre temas de filosofía, didáctica, historia, psicología, polìtica y ciencias en general.

(Sobre Darwin, por cierto, me estoy leyendo una excelente novela de Harry Thompson, titulada This Thing of Darkness [2005]. Esa sí la recomiendo).






—oOo—



sábado, 29 de agosto de 2015

Chaos and the Emergence of Order in Evolutionary Cosmology: Two Classical Accounts

Primordial chaos may precede the Universe, and all its objects and its laws—up to the basic constituents of matter and the laws of physics. Or mathematics itself. All of these "timeless" realities may turn out to be contingent— the result of an evolutionary process.

The evolutionary cosmology proposed by Roberto Mangabeira Unger and Lee Smolin in The Singular Universe and the Reality of Time (2015) is a high bid for the preeminence of cosmology as the ground and basis of science, over against physics. This amounts to an overthrowing of the Newtonian paradigm as it has been unwittingly perpetuated by the "new" physics of the twentieth century. Both Newtonian and Einsteinian physics assume a body of laws of nature, and of basic constituents of nature, which is eternal, outside time,  preexisting change and ruling it. The preeminence of time and evolution (and of cosmology) above physics would lead us, instead, to assume the preeminence of change, and to admit the variability both of the laws of physics, at least in the crucial cosmogonic events, and of the basic constituents of nature. We may thus speak of an emerging evolutionary paradigm in physics and cosmology.

Note that Darwin's theory of biological evolution scrapped the notion of eternal kinds in Nature at the level of biological species, but it did not apply behyond its intended scope, living beings. Laplace's cosmology and Lyell's geology likewise showed that astronomical bodies may be subject to history and evolution. They did not however deny the eternity of such kinds of natural "bodies" as the elementary particles, however conceived, nor to the basic laws of their interaction.

Unger and Smolin raise the stakes, arguing that radical and universal evolutionism leaves no place "outside time" for any such laws or kinds to reside. Everything is subject to time, and therefore even the basic principles of order, not to mention the elementary constituents of nature, are historical and contingent, the product of evolution, rather than the visible script of a transcendental catalogue of kinds.

The Singular Universe and the Reality of Time is an important volume in the philosophy of science, and I warmly encourage its reading. Its reconceptualization has far-reaching consequences for our current notions of science, of natural laws and phenomena, of physics and of mathematics—even mathematics, yes, because nothing escapes this radical overhauling of the role of time. Mathematical realities are by definition outside time. In Unger and Smolin's view, this would make them into a technique for dealing with the world from a certain perspective, and would demote mathematics from its current ambitious position as "God's grammar" or as the privileged key to the structure of the universe. Mathematics, instead, may be a misleading cognitive instrument when applied beyond its proper scope—an example would be the use of the mathematical notion of infinity in conceptualizing and representing cosmological critical events such as the Big Bang or black holes. Such extreme events would be misrepresented by a mathematical fiction such as infinity, giving rise to the current notion of Singularity—which according to Unger and Smolin is mistaken, and involves scientific research in unresolvable paradoxes as well as unnecessarily limiting the scope of scientific research.

But I digress. I wanted to quote a passage of Unger and Smolin's book and show the way it compares to some more classical conceptions in cosmology, which (leaving out the creationist implications) may lead to a reassessment of the classical paradigm in some of its radical evolutionary implications.


Here, in pre-scientific and pre-philosophical language, is an account of the relation between the present universe and the early universe. This account accords with what we know about the history of the universe. It suggests why the mutability and the stability of the laws of nature may be a feature of this history. It shows how the same processes that give rise to the stability may also produce the mutability.
     The mutability of the laws of nature ceases to contradict their stability, and begins to complement it, once we place both the stability and the mutability in the context of a historical view. It is only when we treat the stability and the mutability of the laws of nature without regard to the historical character of the universe that they appear to contradict each other.
     Imagine the present, cooled-down universe, in comparison to the universe in its fiery and formative stage, as a living corpse: with limited kinetic energy, temperature, and degrees of freedom, with an established structure, and with enduring regularities—the laws of nature. Yet there was a time, of extreme density and temperature, when the distinction between states of affairs and regularities was unclear (a time that can be described alternately as one of law-giving or of lawlessness), when the present division of nature into well-defined constituents was not yet established, and when the phenomena were excited to much higher degrees of freedom than those enjoyed by the living corpse. The unexplained values of the dimensionless constants or parameters of nature may have their origins in the process by which this formative moment gave rise to the ensuing regularities and structures.
     This rudimentary account—a stylized interpretation of certain central features of the history of the universe, such as contemporary cosmology represents it—distinguishes between relatively brief and formative moments of extreme density, kinetic energy, and temperature and the relatively long periods, subsequent to these moments, of lesser density, kinetic energy, and temperature, in which a universe is worked out. We have increasing reason to think that these formative moments of extreme density and temperature, resulting in a new universe, recur. (Roberto Mangabeira Unger, in Unger and Smolin 2015, 267-68)

Compare now a classical account, ultimately deriving from Greek cosmology, via Lucretius, as assimilated and retold (with the creationist additions which I am now asking to mentally delete) by the Christian tradition in which the universe is not eternal and everything in Nature has an origin—even the basic ingredients of nature, even the most basic laws and regularities. In Abraham Cowley's epic Davideis (c. 1640) we find an excursus on the role of music (read Pythagorean harmony, law or proportion) in the Universe. To my mind it reads, in some respects, like a versification of the previous passage from Roberto Mangabeira Unger:

 

Tell me, O Muse (for thou or none canst tell
The mystic powers that in blest numbers dwell,
Thou their great nature knowst, nor is it fit
This noblest gem of thine own crown to omit),
Tell me from whence these heavenly charms arise;
Teach the dull world t'admire what they despise.
     As first a various unformed hint we find
Rise in some godlike poet's fertile mind,
Till all the parts and words their places take,
And with just marches verse and music make,
Such was God's poem, this world's new essay;
So wild and rude in its first draught it lay;
Th' ungoverned parts no correspondence knew,
And artless war from thwarting motions grew;
Till they to number and fixed rules were brought
By the eternal mind's poetic thought.
Water and air he for the tenor chose,
Earth made the base, the treble flame arose;
To th' active moon a quick brisk stroke he gave,
To Saturn's string a touch more soft and grave.
The motions straight and round and swift and slow
And short and long were mixed and woven so,
Did in such artful figures smoothly fall,
As made this decent measured dance of all.
And this is music: sounds that charm our ears
Are but one dressing that rich science wears.
Though no man hear't, though no man it rehearse,
Yet will there still be music in my verse.

new turner


We find here an account of Chaos preceding not just the present objects and forms in the universe, but preceding order and law itself. Laws, in Cowley's view (mentally bar, I insist, the "Godlike creative mind" designing the creation) are emergent—they are produced in the course of creative evolution, just as the "elements" themselves. Note that while Cowley's view may seem naively creationist from the standopoint of twentieth century science, science under this paradigm might seem equally naive in assuming that its own elements (e.g. "iron", "carbon", "protons", "quarks") and its own laws ("the speed of light", "the law of gravitation") as well as any regularities, might be basic preexisting conditions and constants, exempt from emergence and evolution, rather than created and emergent (i.e. contingent) productions themselves, the result of the "chaotic" interaction of "thwarting motions".

I already compared Cowley's passage to the cosmological account presented in Andrew Lange's Segre Lecture, "How Did the Universe Begin". That is, we are not dealing here with matters of specific wording and mere coincidence, but with a persistently returning perspective on the nature of the universe, of order and of its necessary change—an evolutionary perspective which will keep returning because it reflects some of our deepest insights about the universe and its transcience.





—oOo—

Chaos and the Emergence of Order — at Ibercampus

domingo, 12 de agosto de 2012

Prometheus

No tenía intención de escribir sobre Prometheus  antes de verla, y menos después, lo aseguro. Una buena película a lo grande, superproducción para sesión de palomitas de fin de semana, y vale. Y es lo que es. Pero visto que hasta Roger Ebert dice que contiene mind-challenging ideas... me tomaré la molestia de comentar algunos de sus presupuestos discursivos. No le haré una crítica en tanto que espectáculo de efectos especiales, artefacto de control de la tensión y el suspense, fluidez a la hora de engarzar escenas, etc.—pues todo eso está muy conseguido, que hablamos de Hollywood y de Ridley Scott, para qué abundar más en lo obvio. Pero visto que la película toma un tema como el del origen de la humanidad y el diseño de vida inteligente, o diseño inteligente de vida, más vale poner cuatro puntos sobre cuatro íes, y hacerle una disección rápida al cráneo del titán éste. Breve, porque si nos metemos en harina la cosa explota, salpica y se queda uno hecho un asco.

 La película es por tanto entretenida, pero a base de la receta MacDonalds: ponerle a la vez mucha sal y mucha azúcar, y picante, y grasa y gluten. Concluía Oscar a la salida, y sólo tiene once años: "Esta película es como un caldo espeso demasiado nutritivo." Lamento decir que las mind-challenging ideas sin embargo no entran en la lista de ingredientes. Sí en cambio una colección intertextual de tópicos, fantasías y actitudes, ellos y sus contrarios, convenientemente centrifugados e histerizados al modo de producto postmoderno, para tocar teclas en todas las direcciones, y dar un poco de todo a todos: aventura, suspense, terror, ciencia-ficción, evolucionismo, anti-evolucionismo, diseño inteligente, ofensas a la inteligencia, mito, creacionismo, religión, escepticismo, y (lo más difícil) sorpresas y clichés a la vez. 

 




Ivo le veía los agujeros al guión: "Si los Ingenieros nos crearon por error, ¿cómo es que dejaron señales para localizarlos?" Robots in Masquerade opina que estaba hecha con bajo presupuesto (eso no lo sé) y apresuradamente (tampoco) y que el guión era malo y mal escrito. Sí, a veces con efectos increíblemente barateiros y de serie B dignos casi de Mortal Kombat—como el científico punky o el rugido de Alien al final como si fuese el león de la Metro. Parece como si no le hubiese impresionado bastante al guionista (el ente guionista, emplearé el singular) el final de Alien vs. Predator, con el nacimiento de Predalien de triste memoria. Hay cosas que no se deberían autorizar, digo en los estudios, ya que tienen a tanta gente a sueldo. O se le debería suponer al director un poco más de criterio para decir esto, no. De esas hay unas cuantas. 

Por desgracia no van sueltas sino que afectan a la sustancia del guión; una expedición científica de esgarramantas ignorantes, y sin plan como estos jamás se vio ni espero que se vea a finales de siglo.  Luego, el efectismo buscado como Plan Nº 1 también hace estragos con la implicación en lo que les pasa a los personajes. Un ejemplo y no más: cuando la protagonista descubre que está embarazada de un alien y se mete en la máquina quirúrgica para hacerse un autoaborto (—casi recordaba a la escena esa de José Mota de autocirugía barata, "hágase vd. una incisión y extraiga el órgano") bien, pues en realidad estaba bien llevado, y lo pedía en cierto modo la idea misma de Alien, literalizar el embarazo monstruoso, digamos, ya que no hay temor a caer en la redundancia. Pero es que va la cosa tan deprisa que la chica ni siquiera se molesta en comunicarle a nadie de la tripulación "oigan, que me acabo de hacer un autoaborto, que llevaba un alien en la tripa"...  No sé si parte de la película irá en este punto a defender Roe vs. Wade, ahora que Gallardón avisa de que va a prohibir los abortos eugenésicos. Pero en todo caso, por ajetreada que estuviera la vida, la cosa merecía una mención. También se pregunta uno si no se va a herniar la moza, con sus grapas en la tripa, y dando brincos por esos mundos de dios....

A lo que voy, como fantasía cultural, veo en Prometheus un síntoma, y prefiero tratarla como síntoma que no como interpretación inteligente de nada. Síntoma múltiple, de muchos síndromes que aquejan a película en sí y a la América que la produce y la hace (en los títulos de crédito sale media América que ha estado trabajando aquí). En América la mayor parte de la población es creacionista, cristiana, y creyente (en cuestiones de ciencia) en una cosa llamada el diseño inteligente. Son ideas que no merece la pena ponerse a refutar aquí; otros lo han hecho con más tiempo y dedicación. El caso es que son estas ideas (no las llamaría yo mind-challenging sino en un sentido muy especial) la sopa primigenia de donde sale la cultura popular americana, y donde flotan no sólo los indocumentados, sino también la gente documentadísima en su propia especialidad profesional, pero desnortada cuando se trata de orientarse en el cosmos. El mapa de la Biblia, en versión adaptada al gusto de cada cual, le sigue sirviendo a mucha gente. Entiéndase: hay vida después de la muerte (cuestión en la que la película no entra, para nada, quizá dándola por imposible ya) y la humanidad fue creada por un Dios benevolente a su imagen y semejanza. 

Bien, para mí Prometheus viene a significar la duda sembrada en la mentalidad americana, la posibilidad de que el universo no sea benevolente ni esté hecho a la medida del ser humano. Los Ingenieros que han creado a los humanos parecen haberlo hecho por error, o han cambiado de planes; en todo caso si bien ellos son técnicamente humanos (en cuanto a su ADN) iban a reemplazar la civilización humana por otra, quizá por esos aliens que cultivan, experimentando con la vida como quien no debe...  Son humanos los Ingenieros quizá en eso, en trastear con la vida y crear seres innombrables a partir de células madre quizá, mezclando las especies y alterando el orden del universo. Quizá sean titanes revueltos contra los dioses, y ocupando su lugar, o quizá sea tengamos aquí ciencia-ficción gnóstica. 

Se observará que el imaginario prometeico de la película Prometheus no es sólo la nave de los humanos, que va en busca de la chispa del fuego y de iluminación, para esclarecer el origen de la humanidad: prometeicos son también estos desagradables titanes atormentados que al parecer han creado a los humanos y no saben qué hacer con ellos. Se trasluce aquí una ansiedad menos creacionista—la consciencia actual de Occidente de que quizá el hombre es un accidente, un ser sin ubicación en un orden natural estable. O quizá es el guionista el que no sabe qué hacer con estos humanos. Recuerdan un poco a los gigantes deshumanizados y sin empatía a escala humana de El Mundo Subterráneo de S. Fowler Wright. 

Los titanes Ingenieros son blancos, muy blancos, hiperblancos, en ese sentido los podemos asimilar a Moby Dick, mostruo inhumano, y a otros excesos de whiteness analizados por Richard Dyer en White. Uno de los ejemplos que analizaba Dyer era la decapitación del androide Bishop—o no era Bishop, era su predecesor en Alien— con lluvia de semen blanco. La sobreabundancia de creación, o derrame irresponsable de criaturas, parece estar detrás de estas fantasías. La cabeza cortada parlante del androide ya parece ser una fixture de la serie: aquí el androide imita a Lawrence de Arabia, pero en realidad es un cruce entre Bishop y Hal 9000, en plena tradición de sus antecesores, claro. La prepotencia de los creadores ante su creación, el síndrome de Frankenstein, se repite en dos planos, de los ingenieros a los humanos que han creado a este androide. Que, como todo esclavo hegeliano, aspira a la humanidad, y por eso va al final a las estrellas junto con la Ripley II superviviente, en busca de más luz, que diría Goethe.

Seguimos buscando. La Ripley II (Noomi Rapace aquí) es científica pero creyente, pésima combinación. Nadie parece haberles hecho a estos científicos la observación de que si el genoma de los ingenieros es humano, los guionistas están cayendo en el error o prejuicio recurrente no ya del creacionismo, sino del antropocentrismo absoluto—pues todos los seres de la Tierra deberían ser una pista falsa, desde los chimpancés con su genoma 99% como el nuestro, a las moscas de la fruta con quienes tantos genes compartimos.... todo un vasto disimulo para hacernos creer que el ser humano no es parte de la evolución de la vida en la tierra, sino una excepción. Es desde luego lo que la película presupone en las esperanzas de sus visionadores. Eso, y un cortocircuito mental que lleve desde el creacionismo a la Cruz y a todo su paquete a cuestas. Claro que también admite la científica que cree porque le da la gana, credo quia impossibile, no es una actitud racional, aunque le lleve a buscar explicaciones por medio universo.

Alquien les debería decir a los guionistas, o a los científicos posthumanistas, que ni el sentido de la vida humana ni el origen del ser humano se busca por ahí...  Pero América prefiere tirar cientos de años de darwinismo por la borda,y buscar el origen y naturaleza del hombre por todas partes, menos donde podría encontrarlo. Porque eso sí que podría ser encontrar una verdad desagradable. 

En parte también aparece esa intuición desagradable, muy remotamente, en la forma del titán blanco, que es dios y diablo, el hombre del pasado remoto, y el hombre del futuro. Es el universo indiferente a nosotros, la apatía de las estrellas, o los dioses para los cuales somos moscas. El tiránico faraón también aparece en su composición imaginaria, o bien Ozymandias. Y es que es otro género que a primera vista pasa desapercibido, en el caldo espeso de esta película: las películas de momias y pirámides oscuras, y viejas maldiciones por adentrarse en lo arcano y prohibido. Qué tenga esto que ver con el origen de la humanidad, hay que buscarlo sólo leyendo la película como síntoma de arquetipos y fobias culturales, y de referencias insistentes al cine previo—tanto al género en el que se ubica, como a Alien en concreto, la película-secuela-de-la-precuela cuyo éxito querría corregir y aumentar esta especie de remake.

Pero me quedo con el lema o tagline de la película como animación o unificación del conjunto, en la medida en que lo hay: "The search for our beginning could lead to our end." La humanidad no halla un sentido reconfortante en la búsqueda del origen, que una vez hallado es inesperado y desagradable; tampoco hay un plan en el que seamos relevantes para el universo—y sin embargo hay que buscar. El sentido no hay que buscarlo como algo predeterminado, sino hacerlo como un proyecto de vida, seguir buscando, como el Ulises de Tennyson. Que esa vida dedicada a la construcción de su propio sentido, y ese proyecto de autorrealización, elijan hacerse a través de la búsqueda de un origen perdido que nada reconfortante tiene que aportarnos... allí hay una paradoja, y hasta un elemento de verdad.


Prometheus. Dir. Ridley Scott. Written by Jon Spaihts and Damon Lindelof. Cast: Noomi Rapace, Logan Marshall-Green, Michael Fassbender, Charlize Theron, Idris Elba, Guy Pearce, Logan Marshall-Green, Sean Harris, Rafe Spall, Edmun Elliott. Music by Marc Streitenfeld. Cinemat. Dariusz Wolsky. Ed. Pietro Scalia. Prod. Des. Arthur Max. Sets by Sonja Klaus. Prod. David Giler, Walter Hill, Ridley Scott, Tony Scott. Exec. Prod. Michael Costigan, Michael Ellenberg, Mark Huffam, Damon Lindelof. Asoc. Prod. Teresa Kelly. Brandywine Productions / Dune / Scott Free, dist. 20th Century Fox, 2012.



 
—oOo—



domingo, 8 de abril de 2012

Te(le)ología, evolución, y retrospección

Leyendo el libro La singularidad de la especie humana, de Carlos Beorlegui (Deusto, 2011), que pretende defender la tesis de (valga la repetición) la singularidad de la especie humana—algo muy meritorio y digno de atención, como el repaso que da Beorlegui a toda la teoría de la evolución, aceptando el darwinismo y materialismo en el terreno científico, pero (de modo un tanto incoherente) reservando un terreno filosófico y teológico aparte, en el que se contradicen e ignoran flagrantemente los principios científicos tan cuidadosamente enunciados:

"Desde nuestro punto de vista, cabe y es legítimo advertir, más allá del nivel del entrelazamiento de los factores causales de la materia viva, una fuerza teleológica que da sentido al proceso evolutivo, orientándolo desde el origen de la vida, pasando por su complejificación desde las formas unicelulares a las pluricelulares, hasta llegar a la especie humana. Se trata de un proceso tan complejo, lleno de tantas maravillas, que resulta plausible y legítimo ver en él y apostar por la presencia fundamentadora, pero también respetuosa, de la acción de Dios. Esta propuesta, aparte de situarse en el terreno de la fe y de la apuesta de sentido, tiene el reto de hacer plausible el modo de proponer y entender la acción de Dios dentro de Dios dentro del universo. Por ahí discurren las diversas e interesantes propuestas teológicas que tratan de reconstruir una visión renovada de Dios y de los diversos capítulos de la teología" (509-10).

Lástima... desde luego es propio y singular de la especie humana el errare de esta manera; aunque también hay otras muchas singularidades que llaman la atención (humana), salvando el apunte de que cada especie es singular a su manera, o no sería. Teleología y darwinismo no se llevan bien; teología y teleología sí. Del empeño o tesis de Beorlegui salvo la reflexión de que no puede reducirse el ser humano a lo que cabe en la disciplina de la (socio)biología, porque esa disciplina sólo se ocupa de algunas singularidades humanas. Otras no entran en su ámbito de atención o competencia, pero ello no significa que esa disciplina o perspectiva sobre el ser humano sea errónea, o limitada, o esté mal enfocada. Lo estará si se pretende sacarla del ámbito de sus competencias o hacer que ocupe el lugar de todas las demás disciplinas que tratan de los fenómenos humanos.

Un apunte interesante sobre perspectiva temporal, prospectiva o retrospectiva, y evolución, cuando habla del diseño inteligente de Ray o Paley frente al diseño NO INTELIGENTE propuesto por Darwin:

"Darwin acepta que los seres vivos y sus órganos están diseñados para ciertos cometidos, para determinadas funciones, y, por ello, están adaptados para determinadas formas de vida. Pero tanto esas formas con sus respectivas funciones no las ha dibujado ningún diseñador inteligente, sino que tienen su explicación de forma natural, desde una racionalidad retrospectiva, no prospectiva (García Bacca). Y este modo de entender el proceso evolutivo no lo reducía Darwin al mundo de los animales, sino que lo extendía también al género humano, a diferencia de Alfred Wallace (1823-1913), el otro descubridor de la teoría de la selección natural, con el que discrepaba acerca de la inserción de la especie humana en el proceso evolutivo."

Parece claro que Beorlegui está más con Wallace que con Darwin, y en la contradicción entre las dos citas está la contradicción de su libro a la vez "evolucionista" y "te(le)ológico". Y que, a pesar de su retórica y ropaje evolucionistas, y sus críticas al diseño inteligente tal como nos viene de USA, lo tenemos que incluir a él también entre los creacionistas.

En lo que a mí respecta, me temo que podemos sumar el "diseño inteligente" y su lógica prospectiva a la colección de falacias retroprospectivas que son efecto de nuestra interpretación narrativa de los procesos (hindsight bias).

Aunque admito que esta es una oposición no absoluta, la que hay entre creacionismo y evolucionismo, y que merece ser desconstruida. Sobre todo en el caso de creacionistas como Beorlegui, que reducen el elemento creacionista a una dimensión casi nostálgica fuera del ámbito científico, y en lo que es discusión científica se atienen al evolucionismo—un mundo totalmente regido por lo que los escolásticos llamarían causas secundarias, y dejado de la mano de Dios.

 
 
—oOo—

sábado, 6 de junio de 2009

Especiación y retrospección: El diseño inteligente de Nabokov


Sí, por supuesto dije "accidentalmente" en vano, y dije "en vano" accidentalmente, puesto que en esto estoy de acuerdo con el clero...
(Conde Godunov-Cherdyntsev)

 

Hace poco me preguntaban si Vladimir Nabokov había estado en Albarracín, por unos comentarios que parecían especialmente vívidos (y vividos) en su cuento "Pilgram" ("The Aurelian"). Bien, pues mi conclusión es que no—que probablemente soñaba con ir a Albarracín (y a Granada, y a Madrid) a cazar mariposas, pero que, como el personaje del cuento, nunca llegó a ir. El cuento es de 1930; unas notas publicadas en una revista lepidopterológica en 1931 detallan su estancia de unos meses en el Pirineo francés—lo más cerca que estuvo de España fue al parecer la carretera de Le Boulou a Perthus, y parece que no hizo ninguna incursión a España.

Yo sí que he estado en Albarracín—aunque en cambio no conozco ese supremo placer que proporciona la caza de la mariposa según Nabokov. A pesar de que gustaba de echar un jarro de agua fría a quien se ponía poético con su entomología, parece que las mariposas eran para Nabokov un símbolo muy potente de contacto con la eternidad y la trascendencia, un contacto continuado mediatizado por la cotidianeidad del coleccionista y por el prosaísmo visible del trabajo científico sobre los genitales de los lepidópteros. Una vez comenté un cuento suyo sobre mariposas, "Navidad". Hoy me llamaba la atención un texto que escribió a finales de los años 30, un amago de continuación de su novela El Don, y que se publicó por vez primera, en traducción de Dmitri Nabokov, en el volumen Nabokov's Butterflies (2000), editado por Brian Boyd y Robert Michael Pyle.

Se llama este texto "Father's Butterflies" y es una especie de variación desmadrada sobre la figura del padre (del de Fyodor, del de Nabokov) como aventurero y entomólogo, mezclando en él rasgos de científico, explorador y aristócrata, creando una figura idealizada que potencia la afición real del padre de Nabokov a la entomología, y sirve a la vez de sueño imposible sobre a dónde podría llegar un lepidopterólogo aficionado pero entendido, llevado por una "sublime curiosidad" y que tuviese enormes medios a su alcance. Así, el padre de Fyodor se convierte en un explorador que desaparece en una expedición por territorios desconocidos de Asia central, y también en el autor de una obra enciclopédica sobre mariposas, Butterflies and Moths of the Russian Empire, que deja chiquito todo lo hecho hasta entonces.

Además, expone el imaginario autor de la imaginaria obra una imaginaria teoría de la "clasificación natural", que recoge las ideas de especie y evolución quizá no tal y como las exponía Nabokov en sus trabajos científicos, sino más bien tal y como gustaba de imaginarlas, en una especulación más allá de lo científicamente demostrable o presentable, una teoría, dice, "que incluso hoy le parece al mundo científico una fantasía desbocada, un salto de caballo fuera del tablero hacia el espacio (consecuencia de una total incapacidad de asimilar las premisas del autor)" (213).

Es un texto denso que dejará pasmado a más de un lector de Nabokov, y un texto que probablemente nació con voluntad de ser fragmentario, un enigma más que una solución—un ensayo en el que, a juzgar por los fragmentos extractados, cada frase es como una puerta con una vidriera opaca y una señal de alto a los intrusos. En él recicló Nabokov reflexiones personales sobre el orden natural que no se animó o atrevió a publicar como contribución científica en su propio nombre.

De la manera de encarar la cuestión que tiene Nabokov me llama la atención el énfasis que pone en diversos momentos en la cuestión de la retrospección / retroacción: así, nos dice que la publicación de esta teoría como suplemento a su volumen final, Lep. Asiat., "redujo retroactivamente las clasificaciones generalmente aceptadas a una absurda trivialidad". El padre de Fyodor había trabajado "dentro" de las categorías habitualmente aceptadas, concentrándose en cuestiones de descripción práctica, sin atender a la teoría de la clasificación, pero el día a día de este trabajo práctico le llevó a cuestionar todo el sistema, y se manifestó el plan subyacente que se venía fraguando "como el más humilde empleado que de repente se presenta ante su jefe con un plan que arroja una luz totalmente nueva sobre un trato que el magnate había negociado con imprudente precipitación" (214). Es una fuerza atractiva inherente la que le lleva a percibir este plan (señal quizá de una conjunción entre la mente y el sistema de la naturaleza). El "suplemento" teórico de Godunov-Cherdyntsev no es tal suplemento sino (al decir del narrador) toda una revolución conceptual, y a la vez sólo una pieza que completa un puzzle y lo hace de repente "totalmente inteligible". La teoría sin embargo fue polémica e irritante en círculos científicos, nos dice Fyodor, y acabó "eclipsada por su propia explosión" (215). Es una teoría biológica universal que hace inteligible la disciplina entera (como sucedió con el darwinismo), teoría aplicada aquí a las mariposas pero "según se indicaba con serena frialdad en una nota a pie de página, aplicable a todas las áreas de la naturaleza" (215). Pareció delirio por su completa novedad, nos dice Fyodor, pues su comprensión requería "un salto extraordinario, un movimiento acrobático del cerebro" (215). Fyodor se declara incompetente para seguir esta concepción en sus detalles, estableciendo así una cierta distancia irónica indeterminada, entre la teoría biológica de Godunov-Cherdyntsev y la de Nabokov.

Empieza la teoría por redefinir el concepto de especie. Una especie no es aquí para Nabokov (para este Nabokov) un mero constructo teórico de los biólogos, un ejemplar referenciado en un museo, —como sugiere Stephen J. Gould que era el caso, en su ensayo sobre Nabokov el taxonomista y entomólogo (I Have Landed 38). La especie tiene una realidad ya no meramente natural, sino trascendental, inherente, que requiere sin embargo ser reconocida por la mente humana (y de ahí la taxonomía).

Por "especie" se refiere [Godunov-Cherdyntsev] al original de un ser, inexistente en nuestra realidad pero único y definido en su concepto, que recurre ad infinitum en el espejo de la naturaleza, creando incontables reflejos; cada uno de ellos percibido por nuestra inteligencia, reflejados en ese mismo espejo y adquiriendo realidad, únicamente en su seno, como individuo viviente de esa especie dada. (216)

La especie la concibe G-Ch como un círculo, en cuya periferia se encuentran individuos aberrantes, razas particulares, variedades locales—en tanto que la idea de la especie ocupa el centro del círculo. Las formas periféricas (de por sí "desviadas" de esa idea) pertenecen a la especie en tanto en cuanto hay formas transicionales que las conectan, en un continuo, al centro del círculo. Esto, que podría parecer idealista y recordar a las teorías predarwinistas sobre variación y razas, adquiere una cierta coherencia en términos materiales y evolutivos cuando Nabokov (o Fyodor, o G-Ch) explica que la unidad de la especie se mantiene por la capacidad potencial de cruce y reproducción entre los tipos. Para eso es necesaria la variedad central: por tanto, la definición adecuada de una especie no la da la "primera descripción taxonómica", pues ésta podría corresponder a un tipo periférico, sino la identificación del tipo ideal y central que encarna mejor el centro de la especie como tal. Una imagen alternativa (y más adecuada, pues tiene en cuenta la génesis temporal de la especie) es la esfera: en la que el tipo ideal de la especie ocupa una vez más el centro, el ecuador es la máxima variación alcanzada, y un meridiano representa el ciclo de posibles cambios del tipo en el tiempo. (Aunque uno se pregunta si un cono invertido, y difuso a partir del vértice, no sería una figura más adecuada para la génesis de variedades mediante la disolución del círculo).

Estas "esferas de la especie" de Nabokov no dejan de recordar a las teorías antidarwinistas victorianas de Fleeming Jenkin, crítico de Darwin, donde la variación interna de la especie estaba contenida por una esfera de variabilidad, sin poder expandirse la variación indefinidamente y generar otras especies:

A given animal or plant appears to be contained, as it were, within a sphere of variation; one individual lies near one portion of the surface, another individual, of the same species, near another part of the surface; the average animal at the centre. (Fleeming Jenkin, reseña del Origen de las Especies, 1867).

—No es exactamente lo mismo lo que propone Godunov-Cherdyntsev, pues sí acepta la evolución pueda romper el círculo (aunque sólo para generar un círculo más amplio, el del género)—pero sí se aprecia en su propuesta una cierta nostalgia por estas especies fijas y esenciales del predarwinismo, en esta celebración de las especies que llegan a constituir una forma esférica, y en el privilegio cuasi-idealista concedido al individuo tipo, al "centro" de la especie. Contra este fijismo, y a favor de la continuidad entre las especies y las variedades, se presentó precisamente la teoría de Darwin, e igualmente la de Wallace en su artículo de 1858, "On the Tendency of Varieties to Depart Indefinitely from the Original Type". Nabokov admite la posibilidad, es más, el hecho de esta variación, pero enfatiza la tendencia contraria, la tendencia al fijismo. (Y parte de razón no le negaremos, visto el énfasis que otras teorías postdarwinistas, como el equilibrio puntuado, han puesto en la estabilidad de las especies).

Nabokov/Godunov rechaza el evolucionismo darwinista como teoría insuficiente para explicar la génesis de las especies—a pesar de apreciar las observaciones de los darwinistas sobre la influencia del medio y de la herencia. Ahora bien, no niega Nabokov/Godunov que las especies aparecen y desaparecen: sólo que para él un diseño inteligente tras la génesis de las especies. Y es ésta la mayor falacia retroactiva cometida por la ciencia de Nabokov: el proyectar los resultados de la evolución, o sus efectos llamativos, complejos y elaborados, al origen, y postular un plan donde no sólo hay una mente que percibe esos efectos, sino otra que los diseña por anticipado.

Nabokov/Godunov es consciente de muchos aspectos del ilusionismo retroactivo (o hindsight bias), aunque sucumba en última instancia a su forma más acabada, el diseño inteligente. Aprovecha para criticar (con cierta justificación) la tendencia del evolucionismo de su época a crear líneas de desarrollo falsas–a transformar lo que él ve como la esfera de la especie en su desarrollo temporal, en una línea de descendencia que tiene mucho de simplista. Así el ejemplo del caballo: tendemos a ver los "antepasados" del caballo como algo que tiende hacia la forma actual, pero en realidad la forma actual, último residuo de la esfera de un género mucho más amplio, es una ramita empobrecida de lo que fue una esfera en plenitud en otro momento. (Es curioso que Stephen Jay Gould utiliza el mismo ejemplo cuando quiere contrastar su propia noción de matorrales evolutivos muy ramificados, con las líneas simplificadas de descendencia que se suelen construir por un efecto de perspectiva retroactiva).

Aprovecho para dejar bien claro que no me parece inteligente la adopción del diseño inteligente por parte de Nabokov. Es una limitación de su enfoque, esencialmente antidarwinista, el pensar que una gran complejidad sólo puede resultar de una planificación previa. Gould ha criticado ciertos aspectos de la ciencia biológica de Nabokov en un artículo de I Have Landed ("No Science without Fancy, No Art without Facts: The Lepidoptery of Vladimir Nabokov"). Hay que decir que Gould no conocía las teorías atribuidas a Godunov-Cherdyntsev en "Father's Butterflies", a no ser por unas breves referencias en Speak, Memory. Por eso considera a Nabokov no un teorizador sino un trabajador de detalle en un área concreta; observemos que describe a Nabokov tal como Nabokov se describía a sí mismo irónicamente en Godunov-Cherdyntsev antes de elaborar su testamento teórico—"Vladimir Nabokov practiced his science as a conservative specialist on a particular group of organisms, not in any way as a theorist or a purveyor of novel ideas or methods" (Gould 35) —O sea, que para Gould Nabokov hacía lo que Kuhn llamaría "ciencia normal", y quizá todavía más normal de lo aconsejable. Y hasta cierto punto diagnostica bien Gould que el iconoclasmo anti-darwinista de Nabokov no proviene de una originalidad teórica rupturista, sino básicamente de una postura conservadora que no había asimilado completamente el darwinismo. Lo cual no me impedirá defender la lógica científica de algunos pronunciamientos anti-darwinistas de Nabokov.

En suma, no voy a defender la validez científica de todas las especulaciones de Nabokov (o Godunov-Cherdyntsev) en "Father's Butterflies", aunque algunas sí tienen su razón de ser o coherencia. En especial me parece errada la presunción de intencionalidad o mentalidad creadora, por indirecta que sea, en la naturaleza. Pero sí me interesa en tanto que rasgo de estilo ese interés por el diseño inteligente, esta conjunción que establece Nabokov entre mente y naturaleza, con vistas a entender las peculiaridades de su imaginación literaria.

Encontramos en su teoría de la especie una aplicación sui géneris del principio de que la ontogenia recapitula la filogenia. Así, en la vida de un ser humano, la noción de "especie" es algo que se desarrolla tarde, requiere un desarrollo mental previo—igual que requirió un desarrollo conceptual en la humanidad la generación por vez primera de la especie como concepto—y también igual que requirió un desarrollo en el proceso natural la constitución de las especies en sí, como orden natural. La naturaleza crea un orden (el orden de los seres, o de los seres vivos) y dentro de él genera un elemento reflexivo capaz de apreciar ese orden. Para Nabokov, esto no es casual: hay una correspondencia por indirecta que sea entre mente y mundo:

Yet, not only is the history of mankind parodied by the developmental history of the writer of these and other lines, but the development of human ratiocination, in both the individual and historic senses, is extrarordinarily linked to nature, the spirit of nature considered as the aggregate of all its manifestations, and all the modifications of them conditioned by time. (218-19)

Nabokov asocia la ontogenia y la filogenia también de modo indebido en el siguiente razonamiento. Se pregunta cómo en el desarrollo embrionario están presentes en estado potencial diversos órganos, de modo por así decirlo preordenado—y cómo, dice, no habría de estar presente el pensamiento. El pensamiento (no un pensamiento como el nuestro, aclara, sino un potencial de pensamiento) existe, "cannot fail to exist in the warehouse of the bestower"—pues hay fenómenos de la naturaleza que no tienen sentido en sí, y que sólo pueden existir para ser apreciados por la mente (humana). Señala a fenómenos que los darwinistas considerarían adaptativos y producto de la selección natural, pero que para Nabokov van más allá de la credibilidad en lo atribuible a ese mecanismo—como el mimetismo protector:

Certain whims of nature can be, if not appreciated, at least merely noticed only by a brain that has developed in a related manner, and the sense of these whims can only be that—like a code or a family joke—they are accessible only to the illuminated, i.e., human, mind, and have no other mission than to give it pleasure—we are speaking of the fantastic refinement of "protective mimicry," which, in a world lacking an appointed observer endowed with artistic sensitivity, imagination, and humor, would simply be useless (lost upon the world) like a small volume of Shakespeare lying open in the dust of a boundless desert. (219)

Observemos que tanto los "códigos" como las "bromas de familia" son características de la escritura de Nabokov, plagada de pequeñas trampas, pistas, detalles que conectan unos con otros, alusiones a episodios autobiográficos repetidos con variaciones... todo producto de un escritor-diseñador que construye a un lector implícito capaz de entenderlo. (Ver un ejemplo relativo a su cuento "Scenes from the life of a double monster" en mi artículo sobre múltiples lectores implícitos). En el libro de la naturaleza, igualmente, hay una alianza de conspiración entre la naturaleza y la mente del que la entiende—a un nivel un tanto platónico, una "alianza espiritual" a espaldas del mundo orgánico efectivo. La identificación de una especie pertenece para Nabokov (Godunov-Cherdyntsev) a este nivel trascendente de contacto entre la mente humana y la mente que ha diseñado la naturaleza, no Dios tal como lo solemos concebir sino una "monstruosa X".

Yet, long before the dawn of mankind, nature had already erected stage sets in expectation of future applause, the crysalis of the Plum Thecla [Strymonidia pruni, the Black Hairstreak] was already made up to look like bird droppings, the whole play, performed nowadays with such subtle perfection, had been readied for production, only awaited the sitting down of the foreseen and inevitable spectator, our intelligence of today (for tomorrow's, a new show was in preparation). (220)

(Obsérvense otra vez las analogías establecidas entre la creación literaria y la creatividad natural). En otra ocasión, Nabokov comenta, en alusión a la Biblia, que "la gloria de Dios está en esconder algo en la naturaleza; la del hombre, en descubrirlo".

El desarrollo de ideas en la mente humana tiene su paralelo en el desarrollo gradual de la "idea" de especie en la naturaleza. Este es el evolucionismo de Nabokov, parecido al de los actuales defensores del "diseño inteligente". Como vemos, es antidarwiniano en el sentido de que presupone una intencionalidad en el cosmos: interpreta la mente no como efecto de la complejidad sino como reflejo de una mentalidad inicial (al modo de los creacionistas). Sí admite una gradual formación y transmutación de los seres y de las especies, pero concede a las especies una realidad trascendental que había sido precisamente descartada por Darwin (—para Darwin, recordemos, eso del origen de las especies es una manera de hablar, pues las especies no existen propiamente en un mundo de variabilidad individual, como tampoco los géneros: son en realidad constructos mentales para conveniencia de los biólogos, instrumentos taxonómicos). Para Nabokov hubo un momento en que era así—la naturaleza no había creado la "idea" de especie todavía:

We must imagine a certain remote time on earth, when the concept of species (or genus) was as foreign to nature as it is foreign to the infancy of a human or of humanity. (220)

Observemos que mantiene el paralelismo de desarrollo conceptual en los tres niveles: el físico-natural, el cultural-humano y el individual. Hay aquí una homología profunda entre los tres tipos de desarrollo: el individuo, al alcanzar la madurez intelectual, llega al concepto de especie porque su cultura lo ha desarrollado previamente (o continúa desarrollando el que su cultura ha desarrollado, como hace aquí Godunov-Cherdyntsev). Y la cultura lo ha elaborado (a través de sus individuos) porque ha llegado a percibir y entender el trabajo previo de la naturaleza, su generación de especies, que espera reconocimiento inteligente. Pero hubo un tiempo previo a la especie:

However, in that most remote of times that we must now imagine, none of this had yet been conceived. Nature was ignorant of genera and species; the specimen reigned supreme. (220)

—un momento previo aún a la diferenciación entre animales y vegetales. (No deja esto de recordar a las teorías de Lynn Margulis sobre la vida primigenia, con fusión de genomas un tanto más caótica que la que se da entre especies, con simbiosis y fusión—y no sólo divergencia—entre ramas evolutivas. Ciertamente, a un nivel microbiótico, el concepto de "especie" macrobiótico no tiene sentido y requiere una redefinición—de estos temas hablaba Carl Zimmer en su libro sobre E. Coli. Un mundo de similtud previa a la diferenciación de especies invoca pues Nabokov, lo que sí tiene cierto sentido evolutivo—pero el patinazo neuronal viene cuando asocia las similitudes increíbles que hoy produce el mimetismo protector, a esa homogeneidad primigenia, como un resto atávico de esa similitud inicial entre los organismos. Es el propio Nabokov, podríamos decir, quien retrospectivamente (e indebidamente, post hoc non ergo propter hoc) establece una analogía mental, para tender un imposible puente directo entre la milagrosa mímesis protectora por una parte, y la plasticidad genética original, previa a la delimitación de especies, por otra.

As soon as a creature capable of appreciating the unexpected resemblance, its poetry and magical antiquity, had matured on earth, this phenomenon was proffered to him by nature for admiration and amusement, as a precious symbol of the homogeneousness (oneness) in which she had once found the prime compound for the creation of the first denizens of her kindergarten. (117)

—una idea creacionista en la que se cuela, además, la falacia retroactiva que privilegia al observador actual, de manera un tanto descarada, proyectando al pasado en forma de plan cósmico lo que es observación presente de un sujeto particular. Nabokov diagnosticaría la tendencia psicótica a la apofenia o manía referencial en su relato "Signs and Symbols"—y seguramente viene su especial sensibilidad al tema porque una fuerte tendencia en su carácter le llevaba a recrearse en estas proyecciones de planes y esquemas, desde el egocentrismo al mundo que organiza a su alrededor. Como alguien con una sobredosis de dopamina (ver Nassim Nicholas Taleb, El cisne negro 123).

Dedica Nabokov cierta argumentación, no muy convincente, a justificar el carácter puramente juguetón y artístico de estos fenómenos naturales: por qué el mimetismo protector es inútil y en muchos casos no proporciona ventaja alguna a los animales; y que por tanto no puede explicarse por la selección natural—"let us leave in peace the famous 'struggle for survival': strugglers have no time for art" (223). Hay que recordar que Nabokov sí era un struggler, y que sin embargo sí reservó un sitio para el arte, el arte donde proyectó la Rusia privilegiada que había perdido, la infancia fascinante recordada y siempre recuperada, y la existencia aristocrática (aristocracia espiritual) que le permitía elevarse a un nivel de trascendencia superior al de la mera cotidianeidad del exilio y de la mortalidad.

Con relación estos fenómenos peculiares de mimetismo también anota Nabokov otros argumentos antidarwinistas tradicionales:

Thus, not only the 'aimlessness' of the accomplishment (the 'aimlessness' of pure art), but also the absence of transitional forms, the ultimate clarity of observed phenomena, arouses strong doubts about the evolutionary progressive character of their genesis. The impossibility of achieving false similarities via a gradual accumulation of corresponding traits, whether by chance or as a consequence of 'natural selection', is proven by a simple lack of time. (223)

Y el hecho de que haya "evolución" tanto en la aparición de la especie como fenómeno, como en el desarrollo de la idea de especie en la cultura y el individuo, le lleva a trasponer indebidamente lo mental a lo natural, sosteniendo que "it was not species that evolved in nature, but the very concept of species" (225). La especies así concebidas son entidades con un toque de eternidad, que llegan a manifestarse en la naturaleza como una especie de irrupción en la misma de un orden de ideas superior—por tanto, la idea de una "evolución" que las haga derivar unas de otras le resulta repelente al cerebro platónico. Y sin embargo se mueve, este sistema: aparecen, y desaparecen las especies.. como fenómenos en los que Nabokov quiere ver un orden: las especies, esas esferas o burbujas, sólo merecen propiamente ese nombre cuando alcanzan una perfección y una estabilidad que les da esa cierta solidez a la vez como entidades naturales reales y como objetos mentales ofrecidos a la contemplación del naturalista—una huella de eternidad en el devenir.

Hay mucho de juguetón y de deliberadamente paradójico en la manera en que Nabokov explica ésto: sin embargo, podemos rescatar de su crítica al darwinismo, y de estas "especies esféricas", la noción de que la especie—no creo que al género pudiese aplicarse ya con la misma relevancia—es una realidad biológica activa, una entidad emergente de orden superior (un "individuo evolutivo", que diría Gould) que impone ciertas constricciones a la variabilidad de los individuos, y que se mantiene por ese control centrado de los límites de la diversidad... al menos lo que dura una burbuja, hablando en términos geológicos. Tras la emergencia de este tipo de organización por especies, un tanto descuidado si no ignorado por el darwinismo,

all of nature's subsequent work on the differentiation and definition ad the notion of species (as well as of genus and family), through a special property of its agitation, was fated to follow the laws of spherical entities burgeoning, disintegrating, and newly developing, out of the disintegrated elements, into newly intricate clusters. (226)

La acción de la naturaleza en la generación de especies es, nos dice Nabokov, a la vez juguetona y racional (como su argumentación aquí, quizá debamos entender)—y la compara a la actividad del pintor que disfruta pintando y lo hace con exactitud, o al placer intelectual, "the joy we derive from a witty problem, from harmony, from creativity"—cuestiones todas ellas que tienen un lugar primordial en el tipo de estética que Nabokov estaba interesado en desarrollar.

Bien, estas especulaciones son sin duda estimulantes para un buscador de patrones, analogías y problemas en la obra de Nabokov, pero en tanto que teoría biológica hay que decir que no resisten un análisis, no más que las especulaciones preevolucionistas de William Paley sobre el diseño inteligente, o las especulaciones de los actuales teorizadores de ese "diseño inteligente" como las de Philip E. Johnson en Darwin on Trial (1991) o Michael Behe en Darwin's Black Box (1996). Y aunque Nabokov escribiese esto en 1938, y Fyodor Godunov-Cherdyntsev en 1927, para entonces ya era esto pseudo-ciencia... al menos lo era entonces tal como se ve desde hoy. Aunque tanta ciencia resulta luego ser pseudo-ciencia, en visión retrospectiva, y ni siquiera se disfraza de literatura. Recordemos sin más que la mayoría de los norteamericanos, entre ellos muchos científicos, e incluso muchos biólogos sin duda, creen a fecha de hoy en el Diseño Inteligente. Vamos, de hecho incluso el propio Wallace, que formuló a la vez que Darwin la teoría de la evolución por selección natural, acabó defendiendo el Diseño Inteligente.

Según Charles Lee Remington ("Lepidoptera Studies", en The Garland Companion to Vladimir Nabokov), Nabokov tenía por razones trascendentalistas un interés psicológico tan fuerte en oponerse a la selección natural, que seguramente rechazó las conclusiones evolutivas por motivos de satisfacción personal.

Si rechaza Godunov (Nabokov) el gradualismo darwiniano, también rechaza el catastrofismo tanto para el origen como para el fin de las especies: "Of course the basic spirit of development in no way depended on the chancy cataclysms of a chance environment" (227). El origen y el fin de las especies tiene una lógica al parecer inherente, e idealista—o al menos en la descripción del proceso se desprecia olímpicamente la interacción con el medio.

The disintegration of a species, the explosion of a species ring, resulted when the given idea of a species grew impoverished—something that manifested itself in the extinction of the type or the weakening of its bonding force, which in turn entailed abrupt leaps in the variation of peripheral forms and the disappearance of intermediate ones. (227-28)

No se especifica la razón de este empobrecimiento, pero la formulación deja claro que el proceso va de la idea al hecho: la extinción de la forma típica que lleva a la disgregación de la especie parece en principio un argumento biológico plausible (disgregación de la especie al cesar el flujo genético) pero observemos que es un resultado, y un resultado del proceso mismo de la especie, no de ninguna interacción apreciable con el medio. Esto ya tiene menos sentido. Sea como sea,

The conclusion of this process became evident when these extreme variations, which, so to speak, had dispersed away in every directon from the explosion of the species ring, began evolving their own cycles. Those that managed to endure became the centers of new ideas of species. (228)

Y así Nabokov/Godunov consigue a la vez nadar y guardar la ropa: criticar el darwinismo, enfatizando el poder atractivo, centrípeto, de la especie frente a la variedad, sin llegar a negar un principio darwinista fundamental de que hay una continuidad entre variedad y especie. Consciente de la importancia de esa fuerza centrípeta que cohesiona a las especies, y que en un medio estable puede de hecho mantenerlas sin evolucionar prácticamente durante millones de años, llama la atención Nabokov/G sobre el momento de transición, un cambio normativo podríamos decir, o una declaración de independencia, en el que una variedad deja de regirse por las leyes de la especie en la que se originó, y da lugar a una entidad "esférica" independiente, con un nuevo centro muy alejado del anterior centro de la especie. Es una cuestión, dice Fyodor, que las teorías evolucionistas contemporáneas (las de las primeras décadas del siglo XX) no contemplan.

Como imagen y analogía de esta especie de salto conceptual de la naturaleza, nos propone Nabokov/G el efecto mental producido en la percepción en los otros dos niveles (el conceptual-cultural y el individual) en que funciona el concepto de especie, cuando se produce una diferenciación. La naturaleza, a modo de un entomólogo refinado, pasa a señalar diferencias donde hasta entonces sólo había identidad, y esa diferencia percibida reordena retroactivamente el pasado:

The deeper we delve into the past, the less distinct appear the contours of the species concept, and the less noticeable is the interval of genesis. But if reason finds it hard to deal with this phenomenon, every curieux still knows that special hint of intuitive conviction inherent in its outcome, that certainty akin to revelation that we sharply experience as a leap, a turning point, when at the sight of two species of butterfly, one of which only yesterday had been reassigned to a separate species by a supremely keen-eyed entomologist, and, although during the 150 years since Linnaeus these two species had been regarded as one, now that the traits of arcane species differentiation have been unveiled by another's perspicacity, suddenly our eyes open wide, and how could one ever have overlooked those very traits that, with such elegant precision, now distinguish the two butterflies. (228)
 
(PS: No es ociosa la alusión a Linneo, ya que la concepción de la especie de Nabokov es esencialmente linneana más que darwinista. Sobre Linneo y Darwin, ver la conferencia de Gustavo Bueno, 

          "El 'Reino del Hombre' (IV) – El Reino Paleontológico del hombre y la idea histórica de hombre - La idea paleontológica del hombre no procede del reino del hombre ni se confunde con él." Fundación Gustavo Bueno, 11 Nov. 2013. Video lecture. YouTube (fgbuenotv) 11 Nov. 2013.

        http://youtu.be/NCq7Z4TJtVc - 2014)

El desfase retroactivo se debe, entiendo, a que la finura de la Naturaleza como entomólogo precede a la del entomólogo que reconoce las diferencias debidas a la especiación diferencial; por tanto siempre vamos, al parecer, a remolque, descubriendo diferencias que ya estaban allí para la naturaleza (como ya están, luego, para el entomólogo avanzado, mientras que el neófito, como Aristóteles, sólo distingue entre mariposas y polillas). Es importante, pues, ese desfase retroactivo en tanto que garantía de que vamos desvelando un plan existente y ya trazado—la propia reorientación de nuestra perspectiva, al descubrir diferencias donde no había sino identidad, se convierte, idealmente, en la mejor prueba de que existía en la naturaleza un plan oculto que vamos desvelando o aprendiendo a leer.

Claro que esta comunicación ideal, esta percepción del libro de la naturaleza, queda un tanto emborronada si se pierden de vista las especies y se confunden con variedades. De ahí parte de la irritación de Godunov-Cherdyntsev contra el darwinismo, y también contra la entomología moderna, que multiplica las entidades y ve muchas especies distintas donde la naturaleza o bien las subordina al centro de una única esfera o no ha establecido una especie bien definida. Pero los entes se multiplican sin sentido en las publicaciones académicas, mera palabrería.


Los géneros los explica Nabokov de manera similar a las especies: como esferas de variación, pero esta vez delimitadas por las esferas independientes de las diversas especies que han surgido de un centro común; el centro puede todavía mantenerse, o bien puede haber desaparecido. Y, sucesivamente,

At the center of the whole system will be found the ideal cycles of genera, i.e., those that, in our time, are fully represented and hence have (temporarily) attained a perfect phase of development. (229)

Obsérvese el énfasis en la circularidad, la simetría y el orden, a la vez que existe la consciencia de la imperfección e irregularidad del árbol de la vida, con ramas enteras que desaparecen, comprometiendo la simetría del conjunto. Es una teoría que busca casi con desesperación el reconocer un orden y una dinámica intrínseca, "ideal rings", allá donde otros no vemos sino el resultado caótico de la interacción entre la morfología, la historia y el medio ambiente. Por ello no parecen en absoluto fiables los estudios de ratios de especiación y variabilidad que pretende usar Nabokov/G como medida para establecer la antigüedad relativa de los diversos órdenes de seres vivos, ni tampoco sus búsquedas de patrones numéricos, por no decir numerológicos, en la variación. La cladística funciona de otra manera, centrándose en caracteres únicos a cada clade, para establecer el orden de derivación—y cada una de las ramas puede haber resultado fortuitamente muy prolífica o poco, pero no por las razones intrínsecas que atraen irresistiblemente la atención de Nabokov/Godunov, sino por motivos ecológicos. No sorprende que sean los géneros y especies "satisfactoriamente" estructurados los que atraen la atención de este clasificador, mientras que los que no se atienen al sistema son considerados aberrantes, mal formados, o están en disolución—al margen de la vitalidad que demuestren los individuos. Como concluye Gould, al margen de la cuestión de las huellas de la ciencia en el arte de Nabokov, sí queda una huella de sus tendencias artísticas y deseos de orden formal en su aproximación a la ciencia—una huella que es causa de serio error científico. Y que compromete, podríamos añadir, incluso el amor a la precisión exactitud de la que se preciaba Nabokov, tanto en la ciencia como el arte. El deseo irrumpe y nubla la visión: nos hace ver un ojo donde no hay sino un dibujo en un ala de mariposa.

Nos queda, como comentario irónico y autocrítico de esta taxonomía idealista y guiada por el deseo (ni ficción, ni ciencia, ni ciencia-ficción) la valoración final de Fyodor sobre la obra de su padre:

"But the lapidary concision of the present schema probably gratified two senses highly developed in its author: that of proportion and that of humor." (233)

Es curioso cómo en este texto póstumo el autor rinde un homenaje póstumo también a la figura de su padre, V.D. Nabokov (asesinado en un atentado terrorista), proyectada en la figura de Godunov-Cherdyntsev padre, pero a la vez le atribuye características del propio V. N. Nabokov, fusionando así las dos personas en una creación imaginativa única que expresa de manera inigualable el sentimiento profundo de admiración y emulación hacia su padre. Algunos elementos de este sistema taxonómico-evolutivo tienen sentido; otros responden a una lógica idealista de la que el propio autor es consciente, otros están distorsionados por las convicciones trascendentalistas del autor. Queda parte de la ciencia (siempre queda sólo parte de la ciencia para la ciencia del futuro) y queda, eso sí, el homenaje. Quizá Godunov-Cherdyntsev no pudo acabar de desarrollar su sistema, nos dice Fyodor,

Pero naturalmente lo principal es que había tenido la intención, de haber podido hacerlo a su gusto, de dedicar un estudio separado a la cuestión que aquí se plantea, y a la vez creía que, si la precariedad de la vida humana, y la niebla que se asentaba en Rusia, y el peligro de una nueva expedición remota proyectada en un año tan poco propicio frustraban sus planes, una exposición lo más exacta posible de los principios de tal estudio les daría sin embargo a las mentes que por fin los comprendiesen una oportunidad de consumar el plan esbozado por el autor. Me gusta pensar que en esto no se equivocaba, y que con el tiempo aparecerán hombres que sean más avispados que Murchinson, más educados que yo, que tengan más talento y vitalidad que las terribles tortugas que dirigen las revistas científicas, y que el desarrollo de los pensamientos de mi padre, anotados a toda prisa con letra apresurada de testamento, durante la noche anterior a una partida dudosa, cuando la pistolera, los guantes y la brújula son intrusos momentáneos en la vida sedentaria del escritorio, y continuados aquí entre la neblina deslumbrante del amor filial, la fe, la inspiración y la indefensión mental, llegará a crearle un monumento digno de él, visible desde todos los rincones de las ciencias naturales. La amargura de una vida interrumpida no es nada comparada con la amargura de una obra interrumpida: la probabilidad de que la primera pueda continuar más allá de la tumba parece infinita cuando se compara con la inexorable falta de compleción de la otra. Allá, quizá, parezca no tener sentido, pero aquí continúa inacabada. (233-234)

Pocas veces ha quedado tan bien retratada la amargura de la pérdida y la angustia de lo que quedó sin expresar—aunque quizá, en última instancia, toda vida sea una vida interrumpida, y toda obra permanezca para siempre inacabada.

Mi fotoblog

Mi fotoblog
se puede ver haciendo clic en la foto ésta de Termineitor. Y hay más enlaces a cosas mías al pie de esta página.