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miércoles, 30 de octubre de 2024

Imbricación dialógica del discurso según Lacan

 En "Fonction et champ de la parole et du langage",  Points,179-81:

La forme sous laquelle le langage s'exprime, définit par elle-même la subjectivité. Il dit: "Tu iras par ici, et quand tu verras ceci, tu prendras par là." Autrement dit, il se réfère au discours de l'autre. Il est enveloppé comme tel dans la plus haute fonction de la parole, pour autant qu'elle engage son auteur en investissant son destinataire d'une réalité nouvelle, par exemple quand d'un: "Tu es ma femme", un sujet se scelle d'être l'homme du coniungo.

Telle est en effet la forme essentielle dont toute parole humaine dérive plutôt qu'elle n'y arrive.

D'où le paradoxe dont un de nos auditeurs les plus aigus a cru pouvoir nous opposer la remarque, lorsque nous avons commencé à faire connaître nos vues sur l'analyse en tant que dialectique, et qu'il a formulé ainsi: le langage humain constituerait donc une communication ou l'émetteur reçoit du récepteur son propre message sous une forme inversée, formule que nous n'avons eu qu'à reprendre de la bouche de l'objecteur pour y reconnaître la frappe de notre propre pensée, à savoir que la parole inclut toujours subjectivement sa réponse, que le "Tu ne chercherais pas si tu ne m'avais trouvé" ne fait qu'homologuer cette vérité, et que c'est la raison pourquoi dans le refus paranoïaque de la reconnaissance, c'est sous la forme d'une verbalisation négative que l'inavouable sentiment vient à surgir dans l'"interprétation" persécutive. 

Aussi bien quand vous vous applaudissez d'avoir rencontré quelqu'un qui parle le même langage que vous, ne voulez-vous pas dire que vous vous rencontrez avec lui dans le discours de tous, mais que vous lui êtes uni par une parole particulière.

On voit donc l'antinomie immanente aux relations de la parole et du langage. A mesure que le langage devient plus fonctionnel, il est rendu impropre à la parole, et à nous devenir trop particulier il perd sa fonction de langage.

On sait l'usage qui est fait dans les traditions primitives, des noms secrets où le sujet identifie sa personne ou ses dieux jusqu'à ce point que les révéler, c'est se perdre ou les trahir, et les confidences de nos sujets, sinon nos propres souvenirs, nous apprennent qu¡il n'est pas rare que l'enfant retrouve spontanément la vertu de cet usage. 

Finalement c'est à l'intersubjectivité du "nous" qu'il assume, que se mesure en un langage sa valeur de parole.

Par une antinomie inverse, on observe que plus l'office du langage se neutralise en se rapprochant de l'information, plus on lui impute de redondances. Cette notion de redondances a pris son départ de recherches d'autant plus précises qu'elles étaient plus intéressées, ayant reçu leur impulsion d'un problème d'économie portant sur les communications à longue distance et, notamment, sur la possibilité de faire voyager plusieurs conversations sur un seul fil téléphonique; on peut y constater qu'une part importante du médium phonétique est superflue pour que soit réalisée las communication effectivement cherchée.

Ceci est pour nous hautement instructif, car de qui est redondance pour l'information, c'est précisément ce qui, dans la parole, fait office de résonance. 

Car la fonction du langage n'y est pas d'informer, mais d'évoquer.

Ce que je cherche dans la parole, c'est la réponse de l'autre. Ce qui me constitue comme sujet, c'est ma question. Pour me faire reconnaître de l'autre, je ne profère ce qui fut qu'en vue de ce qui sera. Pour le trouver, je l'appelle d'un nom qu'il doit assumer ou refuser pour me répondre.

Je m'indentifie dans le langage, mais seulement à m'y perdre comme un objet. Ce qui se réalise dans mon histoire, n'est pas le passé défini de ce qui fut, puisqu'il n'est pas, ni même le parfait de ce qui a été dans ce que je suis, mais le futur antérieur de ce que j'aurai été pour ce que je suis en train de devenir.

 

 

 

Notas sobre el dialogismo de Mijail Bajtin

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jueves, 24 de junio de 2021

Dyskursy gier wideo

 

ME CITAN ALLÍ EN POLONIA:

Klosinski, Michal, and Krzysztof M. Maj. Dyskursy gier wideo. (Perspektywy Ponowoczesnosci, 7). Wroclaw: Osrodek Badawczy Facta Ficta, 2019. Online at Academia.*

         https://www.academia.edu/44790090/

         2021


domingo, 25 de abril de 2021

Dimensiones del discurso: Tenor, Mode, Domain

Un esquema utilizado en mis clases de Comentario de Textos Literarios Ingleses para explicar las diversas dimensiones o parámetros de análisis funcional del discurso: la relación entre interlocutores o 'tenor', el canal comunicativo, medio o 'modo', y la función interactivo-comunicativa o 'dominio'. 

Texto completo:

Dimensiones del discurso: Tenor, Mode, Domain

https://papers.ssrn.com/abstract=3745434 

 

Ibercampus (Nov. 16, 2020)

12 Pages Posted: 12 Feb 2021

José Angel García Landa

Universidad de Zaragoza

Date Written: 2010

Abstract


English abstract: 

Dimensions of Discourse: Tenor, Mode, Domain

A handout used in my course on Commentary of Literary Texts (English Studies) to explain the various parameters or dimensions of discourse from the perspective of functional analysis—addressee relationship or 'tenor', semiotic channel, medium, or 'mode', and interactional and communicative function or 'domain'.

Spanish abstract

Keywords: Discourse Analysis, Textual analysis, Functional linguistics, Semiotics, Communication,

Garcia Landa, Jose Angel, "Dimensiones del discurso: Tenor, Mode, Domain (Dimensions of Discourse: Tenor, Mode, Domain)" (2010). Ibercampus (Nov. 16, 2020), Available at SSRN: https://ssrn.com/abstract=3745434

 

 


 
 

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También en:

_____. "Dimensiones del Discurso." In García Landa, Vanity Fea 16 Nov. 2010.*

         http://vanityfea.blogspot.com/2010/11/dimensiones-del-discurso.html

         2010

_____. "Dimensiones del discurso: Tenor, Mode, Domain." Ibercampus (Vanity Fea) 16 Nov. 2020.*

         https://www.ibercampus.es/parametros-del-discurso-tenor-mode-domain-40339.htm

         2020

_____. "Dimensiones del discurso (Tenor, Mode, Domain)." Academia 30 Dec. 2020.*

https://www.academia.edu/44802358

         2020

_____. "Dimensiones del discurso (Tenor, Mode, Domain)." ResearchGate 15 Jan. 2021.*

         https://www.researchgate.net/publication/348522395

         2021

_____. "Dimensiones del discurso (Tenor, Mode, Domain)." Humanities Commons 12 Feb. 2021.*

         http://dx.doi.org/10.17613/0f6f-w854

         https://hcommons.org/deposits/item/hc:34447/

         2021

_____. "Dimensiones del discurso (Tenor, Mode, Domain). SSRN 12 Feb. 2021.*

         https://ssrn.com/abstract=3745434

         2021

         Rhetorical Theory eJournal 12 Feb. 2021.*

         https://www.ssrn.com/link/Rhetorical-Theory.html

         2021

         Writing Technologies eJournal 12 Feb. 2021.*

         https://www.ssrn.com/link/Writing-Technologies.html

         2021

Rhetoric Educator: Communication, Composition, Rhetoric & Writing eJournal 12 Feb. 2021.*

         https://www.ssrn.com/link/RCRN-Educator.html

         2021

         Rhetorical Analysis eJournal 21 Feb. 2021.*

         https://www.ssrn.com/link/Rhetorical-Analysis.html

         2021

_____. "Dimensiones del Discurso: Tenor, Mode, Domain." In García Landa, Vanity Fea 25 April 2021.*

         https://vanityfea.blogspot.com/2021/04/dimensiones-del-discurso-tenor-mode.html

         2021

_____. "Dimensiones del Discurso: Tenor, Mode, Domain." Net Sight de José Angel García Landa 4 Jan. 2023.*

         https://personal.unizar.es/garciala/publicaciones/Dimensiones.pdf

         2024


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viernes, 5 de febrero de 2021

Tres tipos de discurso

 

Proponemos una clasificación aproximativa de los actos de discurso en tres categorías amplias, según la postura que adoptan frente a la conversación cultural en la que se dan o ubican. Un acto de discurso (una intervención en una conversación, un texto publicado, etc.) puede bien participar plenamente de las convenciones aceptadas en la conversación en el seno de la cual aparece, o bien rechazar las bases mismas de tal conversación o sus convenciones desde una perspectiva de confrontación crítica. O bien puede optar por una posición intermedia y tender puentes entre esa conversación y otras conversaciones, presentándose como un acto de mediación entre diferentes conversaciones, disciplinas, o comunidades discursivas.

Texto completo:

Tres tipos de discurso

https://papers.ssrn.com/abstract=3734411

 

Reference Info: Ibercampus (Nov. 30, 2010)

Date posted: January 30, 2021  

 

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 English abstract: 

Three Types of Discourse: A proposal to roughly classify acts of discourse into three broad categories, according to their stance vis à vis the broader cultural conversation in which they occur or to which they belong. An act of discourse (a move in a conversation, a published text, etc.) may either fully partake of the accepted conventions of the conversation in which it occurs, or it may reject the very grounds of that conversation and its conventions from a confrontational critical stance. Alternatively, it may strike a middle ground and build bridges between that conversation and other conversations, positing itself as an act of mediation between conversations, between disciplines, or between communities of discourse.

 

 

_____. "Tres tipos de discurso." In García Landa, Vanity Fea 19 Nov. 2010.*

         http://vanityfea.blogspot.com/2010/11/tres-tipos-de-discurso.html

         2010

_____. "Tres tipos de discurso." Ibercampus (Vanity Fea) 30 Nov. 2010.*

         http://www.ibercampus.es/articulos.asp?idarticulo=14512

         2013 ELIMINADO 2020

_____. "Tres tipos de discurso." Academia 11 Dec. 2020.*

https://www.academia.edu/44684701

2020

_____. "Tres tipos de discurso." ResearchGate 18 Dec. 2020.*

         https://www.researchgate.net/publication/347464317

         2020

_____. "Tres tipos de discurso." Humanities Commons 25 Jan. 2021.*

         http://dx.doi.org/10.17613/v0xb-a345

         https://hcommons.org/deposits/item/hc:34211/

         2021

_____. "Tres tipos de discurso." SSRN 30 Jan. 2021.*

         https://papers.ssrn.com/abstract=3734411

         2021

_____. "Tres tipos de discurso." Net Sight de José Angel García Landa 4 Jan. 2023.*

         https://personal.unizar.es/garciala/publicaciones/trestipos.pdf

         2024


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martes, 21 de julio de 2020

Godwin, Derrida, la citacionalidad, los roles, y el individuo como efecto estructural


¿Carecemos de sustancia? ¿Somos, vanidad de vanidades, una colección de gestos repetidos y citas ambulantes, sin nada nuevo bajo el sol? Comparemos las ideas al respecto de two musty old fellows, Godwin y Derrida. Empezando por Godwin, que antes de Derrida, antes de Deleuze, fue un filósofo de la diferencia y la repetición.





De William Godwin, "Of Imitation and Invention" (Thoughts on Man, X; 1831):


Yet what is human speech for the most part but mere imitation? In the most obvious sense this stands out on the surface. We learn the same words, we speak the same language, as our elders. Not only our words, but our phrases, are the same. We are like players, who come out as if they were real persons, but only utter what is set down for them. We represent the same drama every day; and, however stale is the eternal repetition, pass it off upon others, and even upon ourselves, as if it were the suggestion of the moment. In reality, in rural or vulgar life, the invention of a new phrase ought to be marked down among the memorable things in the calendar (...)

Our religion, our civil practices, our political creed, are all imitation. How many men are there, that have examined the evidences of their religious belief, and can give a sound "reason of the faith that is in them?" When I was a child, I was taught that there are four religions in the world, the Popish, the Protestant, the Mahometan, the Pagan. It is a phenomenon to find the man, who has held the balance steady, and rendered full and exact justice to the pretensions of each of these. No: tell me the longitude and latitude in which a man is born, and I will tell you his religion.
By education most have been misled;
So they believe, because they so were bred:
The priest continues what the nurse began,
And thus the child imposes on the man.
And, if this happens, where we are told our everlasting salvation is at issue, we may easily judge of the rest.

[Solomon] has observed, "One generation passeth away, and another generation cometh; but the earth abideth for ever". It is a maxim o the English constitution that "the king never dies," and the same may with nearly equal propriety be observed of every private man, especially if he have children. "Death," say the writers of natural history, "is the generator of life:" and what is thus true of animal corruption, may with small variation be affirmed of human mortality. I turn off my footman, and hire another; and he puts on the livery of his predecessor: he thinks himself somebody; but he is only a tenant. The same thing is true, when a country-gentleman, a noble, a bishop, or a king dies. He puts off his garmens, and another puts them on. Every one knows the story of the Tartarian dervvise, who mistook the royal palace for a caravansera, and who proved to his magesty by genealogical deduction, that he was only a lodger. In this sense the mutability, which so eminently characterises everything sublunary, is immutability under another name.

The most calamitous, and the most stupendous scenes are nothing but an eternal and wearisome repetition: executions, murders, plagues, famine and battle. Military execution, the demolition of cities, the conquest of nations, have been acted a hundred times before. The mighty conqueror, who "smote the people in wrath with a continual stroke," who "sat in the seat of God, shewing himself that he was God," and assuredly persuaded himself that he was doing something to be had in everlasting remembrance, only did that which a hundred other vulgar conquerors had done in successive ages of the world, whose very names have long since perished from the records of mankind.

Thus it is that the human species is for ever engaged in laborious idleness. We put our shoulder to the wheel, and raise the vehicle out of the mire in which it was swallowed, and we say, I have done something; but the same feat under the same circumstances has been performed a thousand times before. We make what strikes us as a profound observation; and, when fairly analysed, it turns out to be about as sagacious, as if we told what's o'clock, or whether it is rain or sunsine. Nothing can be more delightfully ludicrous, than the important and emphatical air with which the herd of mankind enunciate the most trifling observations. With much labour we are delivered of what is to us a new thought; and, after a time, we find the same in a musty volume, thrown by in a corner, and covered with cobwebs and dust.

This is pleasantly ridiculed in the well known exclamation,
Deuce take the old fellows who gave utterance to our wit,
before we ever thought of it!









A comparar y cotejar con las ideas desconstructivistas de Jacques Derrida, en su versión ficcionalizada en la novela de Laurent Binet La Septième Fonction du langage (2015). Tal y como aparecen enunciadas en una conferencia "A Sec Solo" que imparte este logrado Derrida en el congreso Shift to Overdrive in the Linguistic Turn (Cornell University, 1980):


Derrida déroule:

"Quelle est l'unité ou l'identité du locuteur? Est-il responsable des speech acts que lui dicte son inconscient? Car j'ai aussi le mien qui peut vouloir faire plaisir à Sarl en tant qu'il veut être critiqué, lui faire de la peine en ne le critiquant pas, lui faire plaisir en ne le critiquant pas et de la peine en le critiquant, lui promettre une menace ou le menacer d'une promesse, m'offir aussi à la critique en prenant plaisir à dire des choses 'obviously false', jouir de ma faiblesse ou aimer l'exhibition par-dessus tout, etc."

Évidemment, tout l'assistence se retroune vers Searle qui, comme s'il avait anticipé ce moment, s'est placé exactement au centre des gradins. L'homme seul au milieu de la foule: on dirait un plan hitchcockien. Son visage impassible ne cille pas ous le poids des regards. C'est bien simple, on dirait qu'il est empaillé.

Et d'ailleurs, lorsque je fais des phrases, est-ce vraiment moi qui parle? Comment quiconque pourrait-il jamais dire quelque chose d'original, de personnel, de propre, quand par définition le langage nous oblige à puiser dans un trésor de mots préexistants (le fameux trésor de la langue)? Quand nous sommes traversés par tellement d'agents extérieurs: notre époque, nos lectures, nos déterminismes socioculturels, nos 'tics' de langage tellement précieux pour nous faire une identité (comme on dirait 'se faire une beauté'), les discours dont nous sommes constamment bombardés, sous toutes les formes possibles et imaginables.

Qui n'a jamais pris en flagrant délit un ami, un parent, un collègue de bureau ou un beau-père en train de répéter quasiment mot pour mot l'argumentaire qu'il aura lu dans un journal ou entendu à la télé, comme si c'était lui qui parlait en son nom propre, comme s'il s'était approprié ce discours, comme s'il en était la source et n'était pas traversé par lui, reprenant les mêmes formules, la même rhétorique, les mêmes présupposés, les mêmes inflexions indigneée, le même air entendu, comme s'il n'était pas le simple médium par lequel la voix différée d'un journal répétant lui-même les propos d'un homme politique qui lui-même avait lu dans un livre dont l'auteur, et ainsi de suite, la voix, disais-je, nomade et sans origine d'un locuteur fantôme s'exprimait, communiquait, au sens où deux lieux communiquent l'un avec l'autre par un passage. 

Répétant ce qu'il a lu dans le journal, dans quelle mesure la conversation de votre beau-père n'est-elle pas une citation? 

Derrida a repris comme si de rien n'était le fil de son propos. Il aborde son autre question centrale: la citationnalité. Ou plutôt l'itérabilité (Simon n'est pas certain d'avoir saisi la différence.)

Pour être entendu, au moins partiellement, par notre interlocuteur, nous devons employer la même langue. Nous devons répéter (réitérer) des mots qui ont déjà été utilisés, sans quoi notre interlocuteur ne pourra pas les comprendre. Nous sommes donc toujours, fatalement, dans une forme de citation. Nous utilisons les mots des autres. Or, comme pour le téléphone arabe, il est plus que probable, il est inéluctable, qu'au fil des répétitions, nous employions les mots des autres, tous autant que nous sommes, dans un sens légèrement différent les uns des autres.
La voix de pied-noir de Derrida se fait plus solennelle et enfle:

"Cela même qui assurera, au-delà de ce moment, le fonctionnement de la marque (psychique, orale, graphique, peu importe), à savoir la possibilité d'être repétée une autre fois, cela même entame, divise, exproprie la plénitude ou la présence à soi "idéales" de l'intention, du vouloir-dire et a fortiori de l'adéquation entre meaning et saying."

Judith, Simon, la jeune femme aux cheveux noirs, Cixous, Guattari, Slimane, toute la salle et même Bayard sont suspendus à ses lèvres quand il dit:

"Limitant cela même qu'elle autorise, transgressant le code ou la loi qu'elle constitue, l'itérabilité inscrit, de façon irréductible, l'altération dans la répétition."

Et il ajoute, impérial:

"L'accident n'est jamais un accident."







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lunes, 16 de abril de 2018

Retropost #2108 (16 de abril de 2008): Filosofía, lenguaje y discurso

A photo on Flickr


Sale hoy a la calle (o por lo menos llega a mi calle) el libro Paradojas de la interculturalidad: Filosofía, lenguaje y discurso, editado por Mª Carmen López Sáenz y Beatriz Penas Ibáñez (Colección "Razón y Sociedad", Madrid: Biblioteca Nueva).

Tiene artículos de las editoras, de Javier San Martín, Karina Trilles, Celia Amorós, Jesús M. Díaz Álvarez, Jef Verschueren, Elvira Burgos y Ángeles de la Concha. Sobre fenomenología y semiótica, multiculturalismo, feminismo, racionalidad, identidad, y otros temas en la interfaz entre la filosofía del lenguaje, de la identidad cultural, y del sujeto.

Y en la sección titulada "Identidades discursivas" aparece un artículo mío titulado "Narración, identidad, interacción: Relectura". Pues ya lo releeremos, a ver qué dice ahora.


PS: Envío esta noticia a la lista de AEDEAN:

Ha aparecido este volumen sobre filosofí­a del sujeto y del discurso:

Paradojas de la interculturalidad: Filosofí­a, lenguaje y discurso. Ed. Mª Carmen López Sáenz y Beatriz Penas Ibáñez. (Razón y sociedad, 74). Madrid: Biblioteca Nueva, 2008.

Indice:

Penas Ibáñez, Beatriz, y Mª Carmen López Sáenz. "La interculturalidad entre la identidad y la diversidad: introducción a sus aspectos filosóficos y discursivos."

Lopez Sáenz, Mª Carmen. "De la expresividad al habla. Un modelo diacrí­tico de interculturalidad."

San Martín, Javier. "Mundo de la vida: lo común y lo diferente."

Trilles Calvo, Karina P. "Dialogar con el otro: Algunos apuntes desde Maurice Merleau-Ponty."

Amorós, Celia. "Feminismo y multiculturalismo."

Díaz Álvarez, Jesús M. "Querer ser más que humanos. La desmesura del sentido y el fundamentalismo."

Verschueren, Jef. "Identidad como negación de la diversidad."

Burgos Dí­az, Elvira. "Identidad vulnerable y capacidad de acción: Judith Butler."

Concha, Ángeles de la. "El cuerpo como encrucijada de discursos sobre la identidad femenina."

García Landa, José Ángel. "Narración, Identidad, Interacción: Relectura."

Penas Ibáñez, Beatriz. "Sociopragmática de la diversidad lingüística y de la construcción discursiva de las identidades: El estilo como significante del sujeto."

La mayoría de estos trabajos aparecieron en inglés en el libro Interculturalism: Between Identity and Diversity, ed. Beatriz Penas Ibáñez y Mª Carmen López  Sáenz (Berna: Peter Lang, 2006), aunque hay algunos que se publican por primera vez en este volumen.

…………

Filósoficamente discurriendo, me vengo dedicando estos días a desmontar las falacias lógicas y lingüísticas que aparecen en el blog de uno de nuestros eminentes pensadores nacionales, Víctor Gómez Pin— en una serie de artículos donde examina razonamientos supuestamente "kantianos", en defensa siempre de la eutanasia activa, el suicidio libre y el aborto a discreción.

Por ejemplo, en este artículo sobre "el derecho a morir y a no dar la vida".




 PS, 2018: Como El País ha borrado los comentarios a sus blogs, voy a recuperarlos mediante la Wayback Machine. Comentarios al artículo de Víctor Gómez Pin en defensa del aborto y de la eutanasia. Nos dice un comentador:

Ave Víctor:Ante el comentario que acaba de publicar Borgia, creo que sería bueno que los filósofos profesionales y los docentes de renombre apoyaran con artículos y sus firmas la importancia de la Filosofía en la educación y que se manifiesten para que ésta -la filosofía- y los profesores que la imparten, no pierda más horas en el currículo de Secundaria y Bachillerato. Necesitamos de nombres como el de Víctor, Sabater, Marina, Trías y muchos más . Víctor: óyenos.
Comentado por: Imanol Gómez Martín el 15/4/2008 a las 15:32

Y mis respuestas al comentario y al artículo:

Víctor sólo habla en la sección de artículos, no en la de comentarios.

Sobre esto: "Quizás en una mujer el gesto auténticamente moral sea negarse a dar vida" -

me parece una falacia (una falacia muy acorde con los tiempos políticos que vivimos, dicho sea de paso - una falacia "partidista") el presentar el aborto como un gesto de superioridad moral esencial, por encima de otros gestos humanos de autodeterminación. Por ejemplo, imagínese (aunque visto su razonamiento igual le produce repugnancia el ejemplo) que una mujer no tiene ninguna gana de ser madre, por lo que sea, y que le tienta abortar por simplificarse la vida, pero sin embargo elige dar a luz el hijo por mera decisión sopesada de dar una oportunidad a otra vida, y por confianza en que el futuro pueda cambiar sus actuales sentimientos. ¿No sería eso más "auténticamente moral"? No, válgame Dios, por lo que tiene de defensa de la vida, sino por lo que tiene de razonamiento complejo, libre y desapegado de la mera existencia animal. ¿Igual también esto cabe en la ética de Vd., a pesar de su actual enamoramiento de la muerte?
Comentado por: JoseAngel el 16/4/2008 a las 21:03

Por cierto, si considera que el tiempo de interrupción del embarazo debería tener un límite, como dice, ¿cuál sería ese límite? Porque la ley no puede remitir la decisión a que la madre "sea razonable" - eso no sería una ley. ¿Podría ser más explícito, o no lo ha sido deliberadamente?
Comentado por: JoseAngel el 16/4/2008 a las 21:29


Por supuesto,  no hay respuesta. Víctor sólo habla en la sección de artículos, no en la de comentarios.

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sábado, 21 de octubre de 2017

L'Ordre du Discours - Leçon inaugurale de Michel Foucault



France Culture / La Lucarne et la Nuit: 
 
Quelle est cette volonté de vérité dans nos discours, qui a traversé tant de siècles de notre histoire ? demande Michel Foucault dans "L'Ordre du discours", sa leçon inaugurale au Collège de France.

Qu’est ce qui est en jeu, sinon le désir et le pouvoir ? Quelles sont les procédures de contrôles et de délimitation du discours ? Quel rapport nouent les professeurs du Collège de France avec leur public ? Le trac les accompagne dans cet amphithéâtre où ils livrent leurs questions et leurs travaux devant un auditoire qui peut être très pointu. Ce trac est redoublé dit-on pour le rituel de la leçon inaugurale et Michel Foucault que nous entendons au micro de Jacques chancel en 1975, dans notre générique, fait part de sa difficulté à commencer au sein de l’institution pluriséculaire. Ce début n’est pas anodin pour le philosophe-historien qui appartient aux « hérétiques consacrés » selon la formule de Pierre Bourdieu et qui va poser d’emblée la question, dans sa leçon inaugurale : « Où est le danger dans les discours ? »

Le philosophe, Jules Vuillemain, professeur au Collège de France qui a soutenu la création de la chaire chaire d’histoire des systèmes de pensée pour Michel Foucault rappelle dans son hommage au philosophe-historien : « la place majeure » qu’occupe le « partage entre vrai et faux, dans son œuvre. Les Mots et les Choses (1966), l’_Archéologie du savoir(_1969) et la Leçon inaugurale au Collège de France (1970) lui sont entièrement consacrés. Non content d’analyser les circonstances qui impriment leur sceau particulier sur la vénération obligée pour la vérité, naguère le sceau des Lumières, aujourd’hui celui des Structures, Foucault, héritier toujours critique, reprend et corrige Nietzsche. Il s’agit donc, pour le philosophe, non pas de chercher vainement dans le discours quelque décalque du réel, mais de retrouver dans le mot la fonction organisatrice des choses, la violence qu’on leur fait, en tous cas la pratique qu’on leur impose derrière le double masque de l’objectivité et du désintéressement ». « Le discours vrai, lit-on dans la Leçon inaugurale, le discours que la nécessité de sa forme affranchit du désir et libère du pouvoir, ne pas reconnaître la volonté de vérité qui le traverse ; et la volonté de vérité, celle qui s’est imposée à nous depuis bien longtemps, est telle que la vérité qu’elle veut ne peut pas ne pas le masquer »

 Et nous gagnons tout de suite le grand amphithéâtre du Collège de France, le 2 décembre 1970 pour la leçon inaugurale de Michel Foucault, titulaire de la Chaire d'Histoire des systèmes de pensée (1970-1984) au Collège de France. Cette leçon est lue par Léon Bonnaffé.


Publié le 19/08/2017





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jueves, 1 de septiembre de 2016

Notas sobre el Orden del Discurso, en el Top Ten


Me escribe el robot de la SSRN:

 Dear Jose Angel Garcia Landa:

Your paper, "NOTES ON 'THE ORDER OF DISCOURSE'", was recently listed on SSRN's Top Ten download list for: PRN: 20th Century Philosophy (Topic).

As of 31 August 2016, your paper has been downloaded 443 times. You may view the abstract and download statistics at: http://ssrn.com/abstract=2439772.

Top Ten Lists are updated on a daily basis. Click the following link(s) to view the Top Ten list for:

PRN: 20th Century Philosophy (Topic) Top Ten.

Click the following link(s) to view all the papers in:

PRN: 20th Century Philosophy (Topic) All Papers.



Notas sobre el Orden del Discurso en el Top Ten

Retropost #1120 (31 de agosto de 2006): Ajusticiamientos



Ajusticiamientos

Publicado en Ideología. com. José Ángel García Landa

Oía ayer una entrevista en la Cadena SER con una responsable del gobierno, la secretaria general de Políticas de Igualdad, Soledad Murillo, comentando la oleada continua de agresiones machistas criminales, y quedándose sin saber qué decir cuando el entrevistador exponía la incapacidad de la nueva ley de violencia de género para introducir un cambio apreciable en la situación. (Quizá sea pronto todavía para ver sus efectos, pero la Secretaria de Estado desde luego no supo qué responder: ni eso ni otra cosa coherente). Ahora que lo que me impactó de la entrevista fue la manera reiterada en que la Secretaria de Estado se referia no ya a las víctimas y sus "verdugos" (extraño que este término sea de uso corriente ya establecido para asesinos y terroristas, pues un verdugo es un agente de la ley, técnicamente hablando)--no, la Secretaria de Estado iba más allá, y decía continuamente que esos maridos, exmaridos o "compañeros sentimentales" ajustician a sus exposas, compañeras o víctimas. Así, "ajustician", una y otra vez.

Esto lleva a uno a la desesperación. No cambiaremos, nunca. Una responsable ministerial consciente de la importancia del tema, supuestamente culta, feminista, etc. etc., hablando de la importancia de la concienciación social... y me dice una y otra vez que a las mujeres las AJUSTICIAN los asesinos. ¿Será posible un nivel tan bajo, tan inexistente, de conciencia lingüística—o de talento, sin más?

(Pues quizá sí: oigo a la ministra de cultura, Carmen Calvo, invocando los contactos culturales con los países árabes, con el ejemplo de que hasta Cervantes hizo una estancia en Argel... ohmyGod!!)

(Y una sorpresita: intentando certificar en Google la identidad de estas dos excelsas declarantes, me encuentro con que hay páginas de acceso prohibido en los servicios de Internet de las bibliotecas españolas... entre ellas la página de resultados DE GOOGLE que estaba consultando! Sin palabras me quedo).


Sacré langage





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viernes, 6 de mayo de 2016

Acción, Relato, Discurso

Un libro mío, objet trouvé en red, en Scribd, en versión incompleta y defectuosa, pues no van numeradas las notas a pie de página. Y notas tiene muchas muchísimas la edición impresa. Páginas empero sí hay muchas aquí—506 páginas de éstas imaginarias o electrónicas. Si se lo leen... que sea con paciencia.

Es un tratado de narratología, uno de los libros basados en mi tesis doctoral (un par de ellos hubo, con temas y textos totalmente distintos, aclaro. Hay quien dice que hice dos tesis por el precio de una).  Tras arduas revisiones, en esos años 90 en que no hacía blogs, lo publiqué en 1998, en las ediciones de la Universidad de Salamanca; la tesis la empecé a escribir en tiempos remotos, y la leí en el año de Iesu Christo de 1988, reinando aún el emperador Hirohito, aquel contemporáneo de Alfonso XIII y nuestro. Tenemos ya larga historia por detrás, pronto cumplimos los 55.




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domingo, 28 de febrero de 2016

Retropost #682 (2 de enero de 2006): Michel Butor, parrhesia, intelectuales


Leía hoy en los Ensayos sobre la Novela de Michel Butor un texto, "Sobre el llamado Manifiesto de los 121", que no tiene que ver con la novela, sino con la responsabilidad de los intelectuales frente al poder de sus Estados, y la necesidad de hablar en momentos cruciales -- se ocupa Butor aquí de algo semejante a lo que Foucault llama la "parrhesia" en su ensayo "Fearless Speech". Me ha venido a la cabeza al leer esto el discurso de Pinter con ocasión del Premio Nobel. No hay mejor comentario posible que este que hace Butor sobre una de las batallas de su época, a principios de los 60. Todas las batallitas iguales, las hay en 1660, en 1960 o en 2006. En mi caso, la única batallita de este estilo en la que me he embarcado, salvando las distancias, fue la de intentar que mi asociación profesional, la Asociación Española de Estudios Anglo-Norteamericanos, se pronunciase frente a la embajada de EE.UU. con motivo de diversas invasiones e intervenciones de este país por el Tercer Mundo. Sin éxito. La última fue este intento de que la Asociación ésta se opusiera a la guerra preventiva cuando el tema de Iraq. Este era el mensaje:

Estimados compañeros,

Es una especie de costumbre que tengo, desde hace años, la de estimular a nuestra Asociación a tomar una postura cada vez que los Estados Unidos emprenden un ataque preventivo contra alguna nación del tercer mundo. No soy ningún radical, más bien conservador como funcionario medio, y por eso creo que la costumbre de no emprender ni apoyar guerras preventivas es una buena costumbre que merece conservarse. En esta ocasión creo que no desentona mucho mi propuesta, vista la opinión de la mayoría de la sociedad española. Espero por eso que no me tengáis demasiado en cuenta usar para esto una lista de correo cuya finalidad primordial ya sé bien que es otra.
Sugiero, por tanto, que quien desee que la Asociación se manifieste en contra de la guerra preventiva envíe un mensaje ya sea a esta lista ya sea al correo personal del administrador de la lista (...) y que el administrador, que sabrá si el número de correos recibidos son cifras suficientemente representativas, se ponga en contacto con la Presidenta de la asociación para determinar si procede enviar una nota a la embajada de los Estados Unidos y Gran Bretaña, o a la prensa, o a quien proceda, haciendo saber cuál es la postura mayoritaria de los miembros de esta asociación. Si es que los datos permiten determinar que existe una postura.

Mi mensaje ya está enviado: guerra preventiva NO.

Sólo una pequeña parte de los socios se sumaron a la iniciativa, con lo cual la presidencia de la Asociación optó por no pronunciarse al respecto. En última instancia, quedó en agua de borrajas la cosa. Y sin embargo es preciso a veces tener iniciativas de éstas, y declaraciones públicas de los intelectuales, aunque no paren en nada. Le dejo aquí la palabra a Michel Butor.


SOBRE LA LLAMADA "DECLARACIÓN DE LOS 121"

En una de las antologías más utilizadas en la enseñanza secundaria, puede leerse una célebre carta de Bossuet a Luis XIV, en la cual la extremada prudencia de las fórmulas en absoluto enmascara una oposición de una firmeza admirable:

"... y para decir [a Su Majestad] sobre esta base lo que creo que es una obligación suya precisa e indispensable: debe ante nada ponerse a conocer a fondo las miserias de las provincias, y sobre todo lo que tienen que sufrir, sin que Su Majestad saque provecho de ello, tanto por los desórdenes de las gentes de guerra como por los gastos que les produce el pagar vuestros impuestos de guerra, que se llevan a excesos increíbles. Aunque sin duda Su Majestad sepa bien cómo en todas las cosas se cometen injusticias y rapiñas, lo que sostiene a vuerstro pueblo es, Majestad, el que no pueden dar crédito a que Vuestra Majestad sepa todo: y esperan que la misma aplicación que se os ha visto en cosas de vuestro provecho os obligará a interesaros por un asunto tan necesario..."

Bossuet era entonces profesor, profesor pagado por el Estado, ya que era el preceptor del Delfín.
Unas páginas más adelante, se encuentra otra carta no menos famosa de Fénelon al mismo monarca, en un tono bastante más vivo:

... El pueblo mismo (hay que decirlo todo) que os ha amado tanto, que ha confiado tanto en vos, empieza a perder la amistad, la confianza e incluso el respeto..... La sedición prende poco a poco en todas partes. Creen que no sentís piedad alguna por sus males, que no amáis más que vuestra autoridad y vuestra gloria... Las revueltas populares que no se conocían desde hace tiempo se vuelven frecuentes.... Los magistrados se ven obligados a tolerar la insolencia de los motines, y a hacer pasar bajo mano algún dinero para apaciguarlos; así se paga a aquéllos a quienes habría que castigar. Os veis reducido al extremo vergonzoso y deplorable de, o bien dejar la sedición sin castigo, haciendo que crezca debido a esa impunidad, o de hacer masacrar inhumanamente a los pueblos a quienes vos arrastráis a la desesperación, al arrancarles, con vuestros impuestos para esta guerra, el pan que intentan ganar con el sudor de su rostro.
Pero mientras a ellos les falta pan, a vos mismo os falta dinero, y no queréis ver los extremos a los que os habéis reducido. Como habéis sido siempre feliz, no podéis imaginaros que dejéis de serlo un día. Teméis abrir los ojos; teméis que os los abran...

Fénelon era entonces profesor, profesor pagado por el Estado, ya que era el preceptor del segundo hijo de Luis XIV. Y está fuera de duda, nos dicen los historiadores, que una carta como esta no fue remitida directamente al rey, que probablemente ni siquiera la habría leído entonces, sino que se la hizo circular por su entorno, para poder obtener al mayor efecto posible. Fénelon medía ciertamente los riesgos que corría al tomar la palabra de este modo con tal vigor; su caída en desgracia no debió extrañarle.

Yo leí estos textos siendo alumno; más tarde, de profesor, he tenido ocasión de hacérselos leer y comentar a los alumnos, procurando mostrarles que en ciertos momentos no era posible continuar con el trabajo de profesor o de escritor sin que ciertos malentendidos fueran disipados o denunciados; que ante ciertas injusticias, de las cuales se te pide ser cómplice mediante tu docilidad, el silencio no era sólo cobarde sino también suicida. La historia reciente, por desdicha, abunda en demostraciones de esto, y es de notar que entre los que se han puesto un velo ante el rostro ante la llamada "declaración de los 121", o ante los apoyos que le llegaban del otro lado de las fronteras, podemos reconocer, me atrevo a decir, a profesonales de la obediencia a los tiranos, de la servidumbre silenciosa ante los amos del momento; que entre los que han declarado, por ejemplo, que no convenía a los escritores meterse con lo que pasaba "en otro país", se encuentran quienes no hace tantos años juzgaban bueno ocuparse de eso muy de cerca, en circunstancias que no olvidamos.

Hay momentos en los que el que goza del inmenso privilegio de poder trabajar con bastante tranquilidad, en una habitación, o en un laboratorio, dedicado al aumento del saber humano, la mejora de nuestra estancia y de nuestra vida, es un traidor a todo lo que hace, a sí mismo, a todos los que lo siguen y lo entienden de verdad, sea matemático, compositor, arquitecto -- si no echa en la balanza la poca autoridad moral o espiritual con la que se halle entonces investido.

"Hay que decirlo todo"-- Si hay una tradición francesa es desde luego ésta, y por eso ni siquiera he tenido que elegir mis contestadores entre ese admirable linaje de protesta que tenemos --Voltaire, Hugo o Zola, sino que he cogido a estos dos prelados, a estos dos apoyos del altar y del trono, a estas dos ilustraciones de primera del momento más ilustre de Versalles, porque hasta esos mismos nos impulsaban en nuestro gesto; porque hasta de ésos estaban renegando nuestros enemigos.

Ciertamente, puede suceder que haya declaraciones de intelectuales que sean vanas, que estén mal hechas, que fallen el blanco, que denuncien un mal imaginario, que caigan al agua; producen entonces sonrisa; pero en el caso que nos ocupa, la mejor prueba de que la amenaza era real, de que se había dado bien en el punto sensible, que la libertad de expresión estaba en peligro, es la prohibición que cayó sobre ese texto cuando se hizo público, que impidió que se reprodujera; son las sanciones que se tomaron.

Por eso conviene leerlo directamente, desprendiéndolo así cuidadosamente de todas las deformaciones sistemáticas de las cuales ha sido objeto por el hecho mismo de que no se lo podía citar -- tomarlo en consideración en lo que es su letra.

Reconozco que en la mayoría de los casos más vale seguir tenazmente con el trabajo en curso, y dejar a especialistas escogidos los problemas políticos del momento, pero quién, viendo lo que ha pasado desde entonces, lo que todavía está pasando, ¿quién se atrevería a decir que esa vez no era hora y pasahora de intervenir? Ay, ¿qué podrán reprocharse hoy los autores y los firmantes (todo es uno) si no fuese el haber tardado demasiado?


(Traducido de Michel Butor, Essais sur le Roman; Paris: Gallimard, 1992).





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